Chagny – Eglise Saint Martin

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Dédiée à Saint Martin tout comme 56 autres édifices du diocèse, l’église de Chagny succède à d’autres monuments religieux. Au temps des mérovingiens, une chapelle faisait partie intégrante du château féodal voisin. En 1220, l’évêque de Châlon y installe 12 moines, ce qui marqua la construction des deux églises dans le bourg. L’autre lieu de culte, paroissial, sera détruit en 1894. Les nefs de Saint-Martin datent du XIIIe siècle et expriment aujourd’hui un style gothique malgré un plan roman avec un clocher sur son chœur. En 1839, Victor Hugo écrivait « Il y a à Chagny un remarquable clocher roman, tour carrée, large, trapue, superbe ». Ses formes en imposent malgré la flèche de dimensions modestes.

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La plus ancienne des cloches porte la date de 1489. De facture gothique, le plus impressionnant reste sa qualité sonore et celle de ses différentes harmoniques comparables à celles d’une cloche du XIXe siècle! La deuxième cloche, nommée Marie-Anne sonne chaque angélus à 7h30, 12h00 et 19h00. Elle a été fondue dans la Manche par Cornille-Havard 500 ans après sa petite sœur. Il est probable qu’elle remplace une ancienne cloche. Enfin, le bourdon, dépassant allègrement les deux tonnes d’airain, porte la signature de Joseph-Alexis Baudouin : ce fondeur s’inscrit dans la lignée des grands saintiers du Bassigny malgré sa forte présence dans les clochers bourguignons au XIXe siècle.

Bourdon : J.A. Baudouin en 1835 – 152,5cm – ~2’300 kilos- Si2 +2

Cloche 2 « Marie Anne » : Cornille-Havard en 1989 – 99,2cm – ~580 kilos – Fa Dièse 3 +2

Cloche 3 : Fondeur Inconnu en 1489 – 91cm – ~450 kilos – La Dièse -1

P1080282Le bourdon, oeuvre de Joseph-Alexis Baudouin, originaire de Champigneules (52).

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Analyse Sonore (Déviation en 1/16e et ½ ton)
Harmonique Cloche 1 Cloche 2 Cloche 3
Hum Si 1 +2 Fa Dièse 2 +3 La Dièse 2 -10
Fondamentale Si 2 +10 Fa Dièse 3 +3 La Dièse 3 +8
Tierce Ré 3 +6 La 3 +4 Do Dièse 4 -4
Quinte Fa Dièse 3 -1 Do Dièse 4 +11 Fa 4 +11
Note au coup Si 2 +2 Fa Dièse 3 +2 La Dièse 3 -1


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Un grand merci à M. le Curé pour son aimable autorisation ainsi que pour la sonnerie des cloches.

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LIENS :

http://cloches71.com

http://chagny.fr

http://www.pastourisme71.com

http://autun.catholique.fr

Arâches-la-Frasse – Eglise de la Visitation-de-Marie (La Frasse)

Véritable balcon sur la Vallée de l’Arve, la commune d’Arâches-la-Frasse prospère depuis plus d’un demi-siècle grâce au célèbre domaine skiable du « Grand Massif » dont elle fait doublement partie intégrante avec le hameau des Carroz et une partie de Flaine ! Au 1er janvier 1973, Arâches absorbe la commune voisine de la Frasse alors que les stations se développaient en parallèle. Cependant, il faudra attendre l’an 2000 pour que les autorités ajoutent l’ancienne localité dans son nom pour devenir Arâches-la-Frasse. Mais s’il faut raconter l’histoire du lieu sur douze heures, le tourisme n’est arrivé qu’à midi moins cinq ! La commune a pendant très longtemps bénéficié de l’agriculture et de l’horlogerie ! Dès le XVIIIème siècle, le secteur était réputé pour ses jeunes talents qui n’ont pas hésité à déménager pour exercer leur art, par exemple à Genève, la Chaux-de-Fonds en Suisse ou encore à Vienne, en Autriche. Mais ils n’ont jamais oublié leur pays aujourd’hui plein de richesses grâce à leurs dons généreux.

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Il fut un temps où la population de la Frasse devait parcourir près de trois kilomètres pour se rendre à l’église de Saint-Sigismond pour les offices. Elle était sans doute loin de s’imaginer que dans les années 1770, un enfant du pays allait les aider à s’émanciper au point de devenir une entité propre en 1869 ! C’est en effet grâce à un don généreux de Claude-Joseph Poncet, émigré à Vienne (Autriche), que la Frasse peut bâtir son église et son école ! La paroisse est donc érigée en 1783 et une église va vite remplacer la petite chapelle jadis construite par les habitants. De celle-ci ne subsiste qu’un inventaire réalisé en 1779 par les autorités alors en pleines discussions d’une scission de la paroisse. L’église est achevée en 1787 mais la consécration n’eut lieu qu’en 1827. On peut supposer que la Révolution mit à mal une paroisse très jeune. Cette date est conservée à l’arrière, près du cadran solaire avec cette inscription « Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à sa cousine Elisabeth ». L’église est, en effet, dédiée à la Visitation, tout comme l’ancienne chapelle. Une autre date, plus mystérieuse, se trouve au pied du clocher : 1844. Aujourd’hui encore, elle n’est pas correctement interprétée : s’agit-il de la construction du clocher ou -par exemple- de la réfection du porche ? A l’intérieur, le monument peut se targuer de posséder un orgue à tuyaux, fait assez rare dans la région où seules les grandes paroisses en possédaient un ! Construit par les frères Walpen en 1822, il a été démonté à la hâte en 1940, de peur qu’il soit saisi par l’Occupant. Restauré une première fois en 1958, il l’a été une seconde fois en 2011. Cette église à l’acoustique remarquable a malheureusement perdu son maître autel et sa chaire baroques. Il en subsiste cependant quelques éléments comme la croix ou encore les statues repeintes en tonalités ocres des saints François de Sales, Bernard de Menthon, Pierre et Jean-Baptiste.

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Les archives sont hélas lacunaires au sujet de la sonnerie de la Frasse. Il convient de rappeler que non seulement la paroisse est jeune mais que la commune ne s’est constituée qu’en 1869 en se séparant civilement de Saint-Sigismond. Un écrit attire cependant notre attention. Daté du 1er juillet 1779, le notaire Georges Pernal note que MM. Claude-Joseph Poncet et Aimé Reydet s’engagent à payer une cloche à leur frais pour leur paroisse. On retrouve le nom d’Aimé Reydet sur l’actuelle cloche médiane, fondue huit ans plus tard. Elle raconte, dans un latin fort approximatif que cet Aimé Reydet était un honnête homme issu de bons parents et qu’il est décédé le 3 mars 1787. La cloche ajoute que son fils nommé Jean-Baptiste a réalisé le mandat (donc l’acte notarié, certainement) cette même année. La cloche est signée Jean-Baptiste Pitton, maître fondeur à Carouge et dédiée à la Vierge et à saint Jean-Baptiste. Cette cloche, avec une autre installée la même année à Cernex, est la plus ancienne attestée de ce fondeur. En 1851, les frères Paccard de Quintal, héritiers du savoir faire de Pitton, complètent la sonnerie avec deux cloches : la première, d’environ 1’500 kilos, « envoie sa parole aux hommes pour qu’ils louent Dieu ». Elle cite également les bienfaiteurs de la sonnerie complétée : Sophie Poncet, installée à Chambéry, Philipe et Alexis Reydet, Nicolas Poncet et le curé de Viuz-Faverges, l’Abbé Reydet. A en lire la grosse cloche, les dons ont afflués sur l’initiative du curé de la paroisse, Barthélémy Poncet, de qui elle a pris le nom « Barthélémy Sophie » avec la bienfaitrice devenue chambérienne. La petite cloche, bien plus légère (environ 225 kilos) rend grâce au saint Sacrement. Elle a pris le nom de son parrain et de sa marraine « Philipine Sérapie ».

Nom Fondeur Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Barthélémy Sophie Paccard frères 1851 133,8 ~1’500

Ré 3

2

Ste Vierge et St Jean-Baptiste Jean-Baptiste Pitton 1787 85,7 ~375 La 3
3 Philipine Sérapie Paccard frères 1851 72,5 ~225

Do 4

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La paroisse de la Frasse se réjouit de posséder probablement les deux plus anciennes cloches de la commune. Classées en 1943, il s’agit en premier lieu de la cloche de 1787 présentée ci-dessus et d’une petite cloche fondue en 1689. Lors de son classement, elle était située dans la sacristie de l’église et pourrait être la cloche de la chapelle présente avant l’église actuelle. Fêlée puis réparée de manière plus ou moins maladroite, la cloche porte comme seules inscriptions « IN TEMPESTATVM EFFICAX C. PO 1 6 8 9 ». Elle est de dimensions très modestes : elle mesure 32 centimètres de diamètre et sonne un ré de l’octave 5. Elle proviendrait probablement de l’ancienne chapelle remplacée aujourd’hui par l’église. Elle se trouve depuis quelques années à Arâches, dans une pièce qui abrite nombre d’éléments témoins du passé historique et religieux de la commune.

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Mes remerciements nourris à :
La municipalité d’Arâches-la-Frasse et plus particulièrement M. Jean-Paul Constant, maire.
Mme Nathalie Lacraz, responsable du Pôle Culturel des Carroz.
M. Joseph Reydet, sacristain, pour l’ouverture du clocher.
Mme Mélanie Maréchal, du service des archives historiques du Diocèse d’Annecy pour la fournitures de documents anciens.
Mon ami Claude-Michael Mevs dit « Quasimodo » pour l’aide technique sur place et sa fidélité amicale.
Mes amis Me Pascal Krafft, expert-campanologue adjoint de l’archidiocèse de Strasbourg et M. Paul-Elie Rose dit « Les Cloches Iséroises » pour les traductions et lectures de documents anciens.

Sources & liens :
Mairie d’Arâches-la-Frasse
Centre culturel des Carroz
Paroisse Saint-Bruno en Vallée d’Arve
Archives historiques du Diocèse d’Annecy
Panneaux sur site
Fonds privés
Relevés et clichés personnels

Bons en Chablais – Eglise Saints-Pierre-et-Paul (Bons)

Comment ne pas rater sa silhouette, si puissante et élancée à la fois ? L’église Saints-Pierre-et-Paul de Bons-en-Chablais est au coeur d’une bourgade de 5’000 habitants. En empruntant l’une des deux voies qui relie Annemasse à Evian-les-Bains, on ne peut la manquer ! Cette église est le témoin d’une paroisse jadis puissante.
Avant de revenir plus en détail sur ce clocher, permettez-moi de présenter Bons. Cette commune résulte de la fusion de 3 villages : Bons, Brens et Saint-Didier-en-Chablais, en 1966. Mais ses origines bien-sûr remontent à fort longtemps, bien plus longtemps que l’église actuelle.

On sait qu’en 516, les terres du Chablais sont données à l’Abbaye de Saint-Maurice en Valais, fondée un an plus tôt par saint Sigismond, roi des Burgondes. En 1039, l’Abbaye cédera les terres à un certain « Louis », en échange de terres vaudoises, de l’autre côté du lac. Les Bernois ont envahi le territoire en 1536 et y ont imposés le protestantisme. Ce n’est qu’à la fin du siècle que les protestants sont chassés, aussi bien par la force que par la foi, grâce entre autres à saint François de Sales, futur évêque de Genève. Si il a pu libérer le chablais du joug protestant, il n’est jamais parvenu à récupérer « sa » cathédrale de Genève. Il se contentera, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, de porter le titre d’évêque de Genève, tout en résidant à Annecy.
La paroisse de Saint-Didier, a seulement quelques centaines de mètres de celle de Bons, sera rattachée plusieurs fois à cette dernière : en 1601, au début du XIXe siècle, et il y a quelques années. Aujourd’hui, sept clochers, dont les trois de Bons-en-Chablais, font partie de l’ensemble paroissial « Saint-Jean-Bosco« .

L’église de Bons, sous le vocable des apôtres Pierre et Paul montre bien son grand âge. Des origines, on en sait pas grand chose. On suppose qu’elle tire ses origines au début du christianisme. Au Ve siècle, au plus tard. On cite la paroisse pour la première fois en 1279. A cette date, la forteresse de Langin avait déjà quelques siècles… L’église sera pillée en 1536 par les protestants avant de devenir temple réformé. Ce n’est qu’en 1598 qu’un curé siège à nouveau dans la cure et prêche dans l’église Saint-Pierre. En 1671, le clocher est refait sur le porche de l’église. Sa flèche sera abattue en 1792, à cause de la Révolution. L’église servira d’entrepôt pour les cloches de la région, avant d’être cassées et fondues. Mais la Révolution abîma l’église, dont on a refait le sommet du clocher au Concordat. En 1839, l’église nécessitait déjà des restaurations. Elle était à bout de souffle. En 1860, alors que Napoléon III visite la cité, le curé Chavannaz interpelle sur la dangerosité de son église, dont la voûte menaçait de tomber. L’empereur a accueilli sa demande et à versé à Bons une somme importante, mais insuffisante. Cela n’a pas empêché la commune de voter cette nouvelle église. Les travaux seront confiés à M. César Pompée, architecte de la région, a qui l’on doit aussi les églises d’Annemasse (Saint-André) ou Saint-Cergues, à quelques kilomètres de là. Il opte pour un monument néo-gothique, architecture qui faisait son entrée dans la région. Depuis 1864 et pendant deux ans, on déconstruit l’ancienne église pour édifier la nouvelle. Le 1er novembre 1866, l’église est consacrée. Cependant, il restait bien des choses à ajouter, comme un clocher. L’ancien avait été gardé, jusqu’en 1898.

Des anciennes cloches, on apprend plusieurs choses intéressantes : Une de 1442 livres, poids de Genève est bénie le 14 février 1791. Elle en remplace une autre de 432 livres et s’appelait Thérèse Christine. Mais en 1792 déjà, son avenir est menacé : les français, et la Révolution, entrent en terres savoyardes. Le clocher fut alors privé d’une de ses deux cloches : que savons-nous de la seconde cloche ? Rien. On retrouve partiellement le fil en 1820, avec la bénédiction d’une cloche « Marie-Polyxène », payée par les paroissiens. En 1853, la fonte de deux nouvelles cloches est mentionnée. Cette fois, on nous donne le poids des deux anciennes : 831 et 447 kilos. Leur poids a été doublé !
Les deux cloches actuelles, parlons-en ! La grande cloche « Clotilde Étiennette » porte gravé sur son flanc tout le conseil municipal de l’époque, M. Cottet Jean-Louis en tête, alors syndic. Les inscriptions de la cloche, qui loue la piété des paroissiens, est vouée à la sainte Trinité. Sa petite sœur « Marie », chargée de sonner les angélus, est vouée à l’Immaculée Conception, bien que fondue un siècle avant la promulgation du dogme par le Pape Pie IX. Elle cite le conseil de fabrique, Rd Chavannaz en tête.

Nota : l’enregistrement sonore de la vidéo est pris de l’intérieur du clocher, à cause des conditions de circulations au pied de l’église, assez intenses. Voici cependant un enregistrement extérieur :

Nom

Diamètre (cm)

Masse (kg)

Note

1

Clotilde Etiennette

139

1620

Ré ♭ 3

2

Marie

111,3

872

Fa 3

« FAITES A QUINTAL PRES D’ANNECY L’AN 1853 PAR LES FRERES PACCARD »

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Je remercie pour les deux visites du clocher la paroisse Saint-Jean-Bosco en Chablais, et plus particulièrements MM. Jean-Claude Trolliet et Michel Genoud, en charge de l’église. Remercié soit également Mike « Quasimodo » pour son aide infaillible.

Sources & Liens :
Bons-en-Chablais
Association Terra Langini
Mémoires & documents publiés par l’Académie salésienne, 1912, tome 35
Fonds Privés
Clichés personnels

Vailly – Eglise Saint-Georges

C’est « au croisement des vallées » que se trouve l’église Saint-Georges que vous allez découvrir sur cette page. Ce « croisement des vallées » est la traduction apportée pour le nom de « Vailly ». Ce petit village chablaisien se trouve en effet à la confluence du torrent de « la Follaz » venant de Lullin et du « Brévon » venant de Bellevaux. Une autre hypothèse nous fait remonter à l’époque romaine. Le nom de la commune serait un dérivé de « Valliacum » signifiant « domaine de Vallius » du nom d’un citoyen romain qui aurait élu domicile sur ces terres. On a d’ailleurs retrouvé des pièces romaines sur la commune voisine de Reyvroz et une route secondaire menait de Thonon-les-Bains jusqu’au col de Jambaz, à Bellevaux.
A la fin du Moyen-Âge, le nom de Vailly apparaît à plusieurs reprises, pour des donations, par exemple à la fin du XIe siècle ou encore en 1233. La paroisse, ou certains de ses biens, sont ballottés jusqu’au XVIe siècle par des familles seigneuriales ou la puissante Abbaye d’Aulps qui avait presque main mise sur tout le Chablais.

L’église Saint-Georges telle que nous la connaissons aujourd’hui à été bâtie entre 1844 et 1848 selon les plans de l’architecte turinois Ernesto Melano. C’est également à lui que nous devons la décoration actuelle de la Sainte-Chapelle et de la Métropole de Chambéry, ou encore la restauration des deux autres cathédrales de l’archidiocèse savoyard. Il est considéré comme le chef de file de l’art néogothique troubadour italien.
Cependant, le monument religieux qu’il nous laisse à Vailly est néoclassique sarde, architecture en vogue à l’époque dans nos contrées. Les spécialistes la considèrent comme le « joyau » des églises néoclassiques du chablais. Si l’extérieur, assez simple et dépouillé, peut ne pas donner cette impression, il ne faut pas hésiter à pousser les lourdes portes en bois pour y découvrir un remarquable ensemble de fresques et une décoration intérieure soignée. En avançant vers le chœur, on peut regarder derrière soi et admirer l’orgue de tribune. Il est en effet assez rare qu’une église de village possède un véritable orgue à tuyaux. L’idée a germé dans l’esprit de Raymond Morel-Vulliez, organiste, en 1978, alors qu’il prenait des cours d’orgue. Vingt-ans plus tard, Mgr Hubert Barbier, évêque d’Annecy, bénit cet orgue, réalisé par une poignée de personnes avec le concours du facteur d’orgues Xavier Silberman.

La tour-clocher de l’église, adossée contre le chœur, est couronnée d’une grande flèche. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Le 28 octobre 1941, le clocher est la proie des flammes, à cause d’un cierge resté allumé dans l’église. Seule la maçonnerie a pu tenir. Le lanternon et la sonnerie n’ont quant à eux pas été épargnés.
Prodige, miracle… les superlatifs se bousculent quand on essaie d’évoquer la sonnerie de Vailly. D’abord parce que les ensembles de cinq cloches sont rares dans la région. Le fait que quatre nouvelles cloches ont pu être financées, coulées et installées en pleine Seconde Guerre Mondiale tient de l’exploit. Exploit que nous devons à l’infatigable abbé Million, alors curé de cette paroisse. A cela s’ajoute une touche de mystère : les origines de la plus petite cloche. On sait qu’elle a survécu aux flammes qui ravagèrent la partie supérieure du clocher et endommagèrent une partie de l’église, mais on ne connaît pas avec certitude son fondeur. Matthias Walter, expert-campanologue en Suisse, pense volontiers à une production Burdin de Lyon du XIXe siècle aux vues des décors et du profil. Mais les anses de cette énigmatique demoiselle de bronze, qui a subi un accordage chez Paccard avant d’être réinstallée, feraient plutôt penser au style de la fonderie savoyarde. Les inscriptions auraient pu nous en dire plus, mais elles ont été pour la plupart limées. La cloche a-t-elle été réparée après avoir été endommagée par les flammes ? Lui a-t-on greffé de nouvelles oreilles ? La patine ayant fait son œuvre en trois quarts de siècle, le mystère risque de planer longtemps encore sur cette vénérable hôte du clocher de Vailly.
Le beffroi en bois, aux formes typiques de la fonderie Paccard, range les quatre nouvelles cloches en bas. La plus grande se partage la travée centrale et la seconde cloche est seule dans une seconde travée, à l’ouest. Les trois petites cloches se partage la travée de l’est. L’ancienne cloche est plus haute, sur une sorte d’extension. Chaque cloche possède ses propres décors et inscriptions. Cependant, à part la mystérieuse cloche 5, chaque cloche arbore le blason de la fonderie Paccard et les armes de Mgr Auguste Cesbron, évêque d’Annecy de 1940 à 1962. La plus grande cloche « Jeanne d’Arc » qui « sonne pour le salut de la France » est dédiée aux « combattants de 1914-1918 et 1939-1940 ». « Marie » la seconde cloche est celle de l' »action catholique ». La troisième cloche, baptisée « Thérèse » est celle des agriculteurs. La quatrième, « Geneviève » prie pour les vocations et pour la paroisse. Contrairement aux trois autres, elle possède un joug en bois (et non en fonte) et ne possède pas d’anses. Au dessus, la « mystérieuse » petite cloche n’a en relief qu’une phrase en latin. Il a fallu que mes yeux s’attardent sur chacun de ses détails pour lire des inscriptions gravées timidement sur son épaule. On y apprend qu’elle est dédiée à Notre-Dame de la Salette, que c’est un « souvenir de Mission de 1942 ». Elle possède bien-sûr son parrain et sa marraine, contemporains à sa réinstallation.

Le système primitif électrique est encore en place aujourd’hui.

Nom

Fondeur(s)

Année

Diamètre (cm)

Masse (kg)

Note

1

Jeanne d’Arc

Paccard

1942

120,5

1080

Mi3

2

Marie

Paccard

1942

101,5

650

Sol3

3

Thérèse

Paccard

1942

90

450

La3

4

Geneviève

Paccard

1942

76,5

275

Do4

5

N.D. de la Salette

Burdin ?

XIXe

75

250

Si3

Tout d’abord, vues sur les nouvelles cloches, puis, en plus grand, sur notre doyenne.


Mes remerciements pour cette visite du clocher à la municipalité de Vailly sous le mandat de Mme Yannick Trabichet, maire, et Michael Stehlin, troisième maire-adjoint. Je remercie également la communauté paroissiale et plus particulièrement Luc Chatelain, sacristain, qui n’hésite pas à mettre ses connaissances d’électricien pour entretenir l’horloge actionnant les cloches. Enfin, je réédite une nouvelle fois toute mon amitié à Mike « Quasimodo » qui m’a épaulé pour la réalisation de ce reportage.

Sources & Liens :
Vailly sur Wikipédia
Eglise de Vailly
Mairie de Vailly
Histoire de l’orgue
Matthias Walter
Fonds privés
Sources personnelles
Inventaire personnel

 

Bons en Chablais – Eglise Saint Maurice (Brens)

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Le premier édifice religieux à Brens remonte à 518-520. Il était déjà dédié à Saint-Maurice. Durant un millénaire, il a été construit, remanié et consolidé au gré des guerres à plusieurs reprises. Entre 1536 et 1598 le village est occupé par les Bernois. L’édifice se voit alors imposer le culte protestant. Le clocher actuel, ainsi que la nef, sont construits entre 1863 et 1868. L’église se voit remaniée entre 1966 et 1967 suite au concile Vatican II.

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Cloche 1 – Frères Paccard en 1844 – 1’000 kilos – 116,3cm – Mi3 +3

LAUDATE DEUM IN SYMBALIS BENE SONANTIBUS
PARRAIN MR RD BIRRAUX CURE DE BRENS
MARRAINE GENEVIEVE JACQUIER NEE BERTHET
SR JN TROLLIET SYNDIC

FAITE A QUINTAL L AN 1844 PAR LES FRERES PACCARD

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Cloche 2 – Frères Paccard en 1844 – 500 kilos – 93,2cm – Sol Dièse 3 -5

LAUDATE DEUM IN SYMBALIS BENE IN SONANTIBUS
PARRAIN M R J M JACQUIER ARCHIPRETRE CURE DU VILLARD
MARRAINE MAURISE JACQUIER
S R JN TROLLIET SYNDIC

FAITE A QUINTAL L AN 1844 PAR LES FRERES PACCARD

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Hum

Mi 2 +7

Sol Dièse 2 +1

Fondamentale

Mi 3 +8

Sol Dièse 3 +3

Tierce Mineure

Sol 3 +5

Si 3 -1

Quinte

Si 3 +10

Ré Dièse 4 +/-0

Note au coup

Mi 3 +3

Sol Dièse 3 -5

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Un grand merci à Mme Jacquier pour l’accès au clocher.

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Evian les Bains – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

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Situé à la fois près du lac Léman et des montagnes chablaisiennes, Evian est mondialement connu pour son eau et ses cures thermales. Des plus illustres monuments éviantais, on peut citer le palais Lumière, la buvette de la source Cachat ainsi que l’église Notre-Dame de l’Assomption.

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Construite majoritairement au XIIIe siècle, la partie la plus ancienne reste la tour-clocher construite un siècle auparavant dans un style gothique savoyard. Elle a subi, au fil des siècles, nombre de modifications, dont la plus importante date de 1926. On y ajoute deux travées vers l’ouest, ce qui nous donne une façade néo-byzantine. Le chœur de l’église occupe en grande partie la base du clocher. Un décor savoyard habille les murs. Plus près du sol, de magnifiques stalles du XVe siècle dans un néo-gothique flamboyant donnent encore plus de beauté à cet édifice. Il faut noter qu’elles font partie des 13 stalles « Savoisiennes » réparties entre Aoste et Saint-Claude. Le thème iconographique est la concordance entre apôtres et prophètes. En 1823, la tour clocher a été tronquée de sa flèche pour recevoir un gracieux lanternon. Il a été jadis occupé par nombreuses cloches, dont, deux cloches fondues en 1687 par les frères Livremont de Pontarlier, de passage dans le Chablais. Il est aujourd’hui doté de quatre belles cloches, fondues par Claude Paccard à Quintal en 1852.

Cloche 1 – 2’100 kilos – diamètre 152cm – Do3 +3

Cloche 2 – 950 kilos – diamètre 115cm – Mi3 +9

Cloche 3 – 550 kilos – diamètre 97,7cm – Sol3 +6

Cloche 4 – 250 kilos – diamètre 73,5 – Do4 +4

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Sonnerie du Plenum :

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Un grand merci à M. Le Curé et à Madame Blanc, pour leur accueil et leurs autorisations. Mention spéciale au dévoué Mike « Quasimodo« , qui a filmé le plénum (vidéo du haut).

Faverges-Seythenex – Eglise Saint Pierre (Faverges)

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L’église Saint Pierre de Faverges, de style néo-classique sarde, a été bâtie dès 1830 sur les plans de l’architecte annecien Ruphy, et fut consacrée par Mgr Rendu le 13 avril 1844. C’est inscription sur le fronton qui nous l’apprend. L’ancien édifice était de dimensions plus modestes. L’imposante nef et ses deux bas-côtés ont subi une restauration intérieure en 2012. Deux élégantes portes dans le chœur nous permettent d’accéder au clocher à gauche, et à la sacristie à droite.

La tour clocher de l’église abrite quatre cloches :

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Cloche 1 – « FIDES » (Foi) – Paccard, 1869 – 145,5cm – 1’600 kilos – Ré Bémol 3 -2

+PARRAIN HENRI BLANC SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

+MARRAINE FRANCOISE NOEMIE CLOPPET SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

+TEMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE ENVERS MME MARIE ROSE DUPONT NEE MILANNAIS ET SON PETIT FILS ME LE BARON JULES BLANC DU MAIRE DE FAVERGES+

+FIDES+

+STE VIERGE MARIE CONCUE SANS PECHE P P N ST PIERRE 1ER VIC DE J C ET PATRON DE FAVERGES P P N+

+60 JUN 1869 IN ESTO SII CLAUDII REGNANTE PIO IX+

+CURIS R ANTONII MARULLAZ ARCHIPR & PAROCHO FABRIGENCIUM AB JLL JLL ET R R CLAUDIO MARIA MAGNIN ANNECII EPISCOP CONSECRATA+

 

+PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1869+

Cloche 2 – Agathe, dite « La Pleureuse » – Humbert & Roch, 1639 – 112,3cm – 900 kilos – Sol Bémol 3 -4

+LAVDATE DEVM IN CYNBALI INBILIATIONIS OMNIS SPIRITVS LAVDET DOMINVM SANCTA AGATHA ORA PRO NOBIS+

Cloche 3 – « SPES » (Espérance) – Paccard, 1869 – 86,5cm – 350 kilos – Si Bémol 3 -1

PARRAIN MICHEL CHAPELAIN SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

MARRAINE CAROLINE MARIE JOSEPHINE VIANNAY SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

SPES

ST JOSEPH PATRON DE LA BONNE MORT P P N 6 JUIN 1859 A MARULLAZ CURE DE FAVERGES

PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1869

Cloche 4 – « CHARITAS » (Charité) – Paccard, 1869 – 72cm – 250 kilos – Ré Bémol 4 +2

PARRAIN MUGNIER SERAND JEAN FRANCOIS

MARRAINE LEONTINE BROUDEL POUR DME SIDONIE BLANC NEE PELOUX

CHARITAS

ST FRANCOIS DE SALES PATRON DU DIOCESE P P N

6 JUIN 1869 A MARULLAZ CURE DE FAVERGES

PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1869

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La Grande Cloche, d’un poids avoisinant deux tonnes.
P1060382 P1030641 P1060415 P1030640 P1060369
P1060340 P1030637 P1060334 P1030635

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Hum

Ré Bémol 2 -10

Sol Bémol 2 -3

Si Bémol 2 -10

Ré Bémol 3 -6

Fondamentale

Ré Bémol 3 +4

Sol Bémol 3 +2

Si Bémol 3 +5

Ré Bémol 4 +4

Tierce

Mi 3 -2

La 3 -1

Ré Bémol 4 -1

Mi 4 +4

Quinte

La Bémol 3 -7

Ré Bémol 4 +/-0

Fa 4 -8

La Bémol 3 +3

Note au Coup

Ré Bémol 3 -2

Sol Bémol 3 -4

Si Bémol 3 -1

Ré Bémol 4 +2

Rares sont les beffrois où les cloches sont disposées sur deux niveaux, et sur une même charpente. Nous noterons également que la cloche numéro deux, la doyenne de Faverges, a été fondue pour la paroisse Sainte Agathe de Rumilly en 1639. Lors de la Révolution, l’ensemble campanaire de l’église a été quelque peu dissimulé. Une cloche a été transférée à Annecy, elle portait le surmon de « cloche de l’Entrée », elle sonnait peut être le début des offices. Le scénario ne variait pas tellement entre les vallées. On peut donc penser que la paroisse pensait récupérer ou sauver « sa » cloche. Cette cloche, nommée Agathe était celle qui avait la charge de pleurer, seule, les défunts puisque son surnom était « La Pleureuse ». Elle se retrouve aujourd’hui en compagnie de trois cloches coulées plus de deux siècles après elle. Les trois cloches Paccard portent également pour nom les trois vertus théologales : la Foi, l’Espérance, la Charité. Elle invoquent également les prières de grands Saints qui ont permis l’évangélisation plus ou moins locale. Saint Pierre, patron de la paroisse, Saint François de Sales, patron du diocèse mais aussi saint Joseph, patron « de notre bonne mort »et sainte Agathe, patronne de la paroisse de Rumilly.

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Un grand merci à M. le Curé pour ses autorisations et à M. Chaffarod pour nous avoir ouvert le clocher de Faverges à deux reprises.

Doussard – Eglise Saint Maurice

P1060111

Si les premières traces de civilisation humaine sur le territoire communal remontent au néolithique, le premier écrit sur sa vie cléricale date de 1031. Le Roi Rodolphe III de Bourgogne fait cadeau de ce territoire (ainsi que quelques communes voisines) à son épouse qui les lègue à l’Abbaye de Talloires, au bord du Lac d’Annecy. En 1734 est décidé le transfert de l’église vers la position actuelle, afin de se mettre à l’abri des crues des différents torrents. A la Révolution Française, l’église est détruite, puis reconstruite, avant d’être ravagée par un incendie. L’actuel édifice, de style néoclassique sarde, date 1850 ; il sera consacré trois ans plus tard. En 1967, la foudre endommage le clocher et met le feu à l’église. On peut regretter la disparition des fresques, et le replacement de la flèche par un dôme et un lanternon, donnant à l’église une silhouette plus comtoise que savoyarde.

P1060114

Cloche 1 – Ets Paccard en 1967 – 900 kilos – 1,10m – Fa 3 +5

292

RDUS STEPHANUS BIGEX PAROCHUS AB ANNO 1781 PATRINUS DAME CHAMBAZ NEE SAVIOZ MARRAINE

PACCARD M A FAIT EN L AN 1967

Cloche 2 « Antoine Marie » – G&F Paccard en 1891 – 550 kilos – 0,95m – La Bémol 3 -1

+EX ALTIS AD ALTIORA EVOCO+

+RD L.T. MOCCANT VIC. GEN. D ANNECY M A BAPTISEE+

+MR ANTOINE BURNOD ET SON EPOUSE MARIE DUMONTIER NEGET A PARIS INSIGNES BIENFAITEURS FURENT MES PARRAIN ET MARRAINE+

+ET ME DONNERENT LE NOM D ANTOINE MARIE+

+MR C.F. CARTIER ETAIT MAIRE ET RD G.M. DUNOYER CURE DE DOUSSARD 1891+

+GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1891+

Cloche 3- Les Fils de G. Paccard en 1920 – 200 kg – 0,7m – Do 4 +3

« 292 » est la seule inscription marquée.

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Inscriptions sur la cloche 2, doyenne, fondue l’an 1891, tout comme la célèbre « Savoyarde » de Montmartre. Ci-dessous, divers plans des trois cloches.

P1060164 P1060119 P1060133 P1060118 P1060139

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Hum

Fa 2 +5

La Bémol 2 +/-0

Do 3 -1

Fondamentale

Fa 3 -2

La Bémol 3 -1

Do 4 +/-0

Tierce

La Bémol 3 +3

Si 3 -1

Mi Bémol 4 +/-0

Quinte

Do 4 +3

Mi Bémol 4 +4

Sol 4 +5

Note au Coup

Fa 3 +5

La Bémol 3 -1

Do 4 +3

 

P1060185 P1060114

Un grand merci à M. Corboz pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales. Mention à mes amis Mike, Guilhem, Romain, Baptiste & John également de la partie.  P1060186

Bons en Chablais – Eglise Saint Didier (Saint Didier)

P1060100

Bons en Chablais est le fruit de la fusion de trois communes, ce qui explique pourquoi nous avons ici trois églises. Le hameau de Saint-Didier tire son nom de son lieu de culte. Datée du XIXe siècle, l’église est composée d’un clocher flèche – jadis crénelé – aux pierres apparentes. Il était anciennement porche, probablement construit pour l’ancienne église. Lors de la construction de l’actuel édifice, le plan a été tourné. L’entrée se trouve donc aujourd’hui à l’opposé du clocher, qui abrite en son pied le tabernacle.

P1060092 P1060097

La sonnerie est composée de deux cloches fondues en 1865 par les frères Beauquis de Quintal. La plus grosse cloche est en rétrograde et pèse une tonne. La plus petite est en lancé-franc et pèse 500 kilos.

CLOCHE 1 – Fa3 -4

AIRAIN SACRE SA PROCLAMER LA GLOIRE DU TRES HAUT JUSQU AU FOND DE NOS VALLEES

LEURS FIDELES ECHOS REDIRONT A JAMAIS DES ENFANTS DE ST DIDIER FELIAL AMOUR

PARRAIN JEAN LOUIS RAVASSE CURE DU LIEU

MARRAINE MADAME MARIETTE PIGNAL NEE GENTIL

MR JEAN MAURIS MAIRE

MRS MAURIS JACQUES JUGET JAQUES CONSEILLERS

 

VIVE † JESUS FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1865 VIVE † MARIE IMMACULEE

Cloche 2 – La3 +/-0

+DIGNES HABITANTS DE ST DIDIER VOS CLOCHES A DIEU CONSACREES PUBLIERONT A LA PROSPERITE LA PLUS RECULEE+

+ET VOS RELIGIEUX SACRIFICES ET VOS DONS SPONTANES+

+PARRAIN RUCHE FRANCOIS+

+MARRAINE RUCHE JOSEPHTE+

+RAVASSE JEAN LOUIS DE LA VILLE DEVIAN CURE+

+MAURIS JEAN MAIRE MAURICE JACQUES JUGET JACQUES CONSEILLERS+

 

+VIVE JESUS FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1865 VIVE MARIE

IMMACULEE+

P1060071

Les deux cloches sont équipées de jougs en acier et supportées par un beffroi lui aussi métallique.


P1060076 P1060067 P1060064 P1060027

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) – Diapason La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Hum

Fa 2 +4

La 2 +11

Fondamentale

Fa 3 -14

La 3 -10

Tierce

La Bémol 3 -3

Do 4 +2

Quinte

Do 4 +5

Mi 4 -4

Note au Coup

Fa 3 -4

La 3 +/-0

P1060094 P1060084 P1060079

Un grand merci à M. Joseph Bosson, sacristain, pour sa disponibilité.

Eteaux – Eglise Saint André

P1060013

Eteaux était jadis rattachée à La Roche sur Foron jusqu’au lendemain de la Révolution Française, à savoir 1801. On notera que la commune possédait déjà son propre édifice religieux car le chœur de l’église date du XVe siècle. La nef est plus récente et le clocher-porche date de 1855, à en lire la date au dessus de la porte. Plusieurs restaurations ont eu lieu au cours du XXe siècle. La dernière date de 1983/1984.

P1060020 P1060019

Cloche 1 – J.-D. Dreffet en 1804 – 550kg – 98,5cm – La Bémol 3 -7  

RD NOEL CHAPPAZ CURE D’ETAUX PARRAIN 1804

DLE LOUISE CHAPPAZ MARRAINE

MICHEL VUAGNOUZ MAIRE LOUIS DRONCHAT ADJOINT PIERRE JOSEPH CONSTANTIN SECRETAIRE

JN BTE ORSIER

MCE ALBERT

PRE ORSIER

DECRUES

ROSSE

FR QUCESE

FS MUGNIER

GAUD

LAILLET

JH DUNANT TOUS MEMBRE DU CONSEIL MUNICIPAL D’ETAUX

 

FAITE PAR JEAN

DANIEL DREFFET

MAITRE FONDEUR

A GENEVE

Cloche 2 – Frères Beauquis en 1859 – 350 kg – 82,3cm – Si 3 +1

+SANCTE ANDREA ORO PROCONGRRGATIONE SACRAMENTI O SACRUM CONVIVION+

+CETTE CLOCHE A ETE DONNEE A LA CONFRERIE DU ST SACREMENT DE LA PAROISSE DE ST ANDRE COMME L HORLOGE MIT+

+AU CLOCHER A ETE AUSSI DONNEE A ETEAUX PAR RD JOSEPH MARIE BEROLD CURE DE LA PAROISSE+

+L’HORLOGE LE 24 JUIN 1858 LA CLOCHE LE 24 AVRIL 1859+

+PARRAIN MR PIERRE MARIE MUGNIER SYNDIC+

+MARRAINE M ELLE ALEXANDRINE BEROLD SAEUR DU CURE+

 

+FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES+ +AVE MARIA+

 Cloche 3 – J.D. Dreffet en 1804 – 250 kg – 73,7cm – Do4 -1

MR FRANCOIS GABRIEL DUCROS NOTAIRE PUBLIC, PARRAIN

MDF JOSEPHTE PUGIN, NEE GAVARD, MARRAINE

MICHEL VUAGNOUZ MAIRE, LOUIS DRONCHAT ADJOINT, PIERRE JOSEPH CONSTANTIN, SECRETAIRE, 1804

FAITE PAR JEAN

DANIEL DREFFET

MAITRE FONDEUR

A GENEVE

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La deuxième cloche de l’église, fondue en 1859 dans les ateliers Beauquis.

P1050972 P1050970 P1050937 P1050935 P1050934

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Hum

La Bémol 2 -10

Si 2 +9

Do 3 -11

Fondamentale

La Bémol 3 +17

Si 3 -18

Do 4 +16

Tierce

Si 3 -4

Ré 4 +1

Mi Bémol 4 +/-0

Quinte

Mi Bémol 4 +1

Sol Bémol 4 +7

Sol 4 -5

Note au Coup

La Bémol 3 -7

Si 3 +1

Do 4 – 1

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Un grand merci à M. Missilier pour l’accueil et les sonneries des cloches.