Paris – Cathédrale Notre-Dame

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Fièrement dressée sur l’île de la Cité, en plein centre de la capitale, la cathédrale Notre-Dame de Paris figure parmi les sanctuaires les plus connus au monde. Sa construction, lancée par Maurice de Sully en 1163, s’est étalée sur près de 200 ans. Elle est dans un style gothique et succède à l’abbaye de Saint-Denis et aux cathédrales de Noyon, Laon et Sens. Les deux tours, livrées respectivement en 1240 pour la tour sud et 1250 pour la tour nord n’ont jamais porté de flèche. Avec la cathédrale de Reims et l’abbaye de Saint Denis, la sanctuaire parisien est l’une des trois cathédrales royales. En effet, les souverains sont baptisés et sacrés à Reims puis inhumés à Saint-Denis, il ne faut cependant pas oublier qu’en plus des chapelles castrales, ils assistent marquent certaines solennités au cours d’offices à Notre-Dame (Te Deum, pompes funèbres…). Chaque roi a donc voulu montrer par sa générosité sa piété. Pour faire suite au Voeu de son père Louis XIII, Louis XIV réaménager le chœur en 1699. Le maître-autel, couronnée par une piéta sera encadrée de des statues des deux rois agenouillés devant la croix. En 1756, le clergé jugeait le sanctuaire sombre : tous les vitraux du chœur, daté du Moyen-Âge, seront remplacés par du verre blanc. Heureusement, les rosaces , dont deux de treize mètres de diamètre, véritables chefs d’oeuvre ont été conservées. La Révolution Française n’a pas épargné le véritable symbole monarchique que représentait la cathédrale. D’abord temple de la Raison, elle fut ensuite un vulgaire entrepôt. Après le Concordat, elle est rendue au culte catholique. Dans un état de délabrement, alors que des questions sur sa démolition se posaient, Victor Hugo écrit son célèbre roman et invente le sonneur de cloches « Quasimodo », dont le but premier était de sensibiliser le plus grand nombre. Ce grand auteur français a atteint son but, et une grande restauration sera lancée entre 1843 et 1868. Elle sera sous la direction de Jean-Baptiste-Antoine Lassus et d’Eugène Viollet le Duc. Ce dernier finira seul la restauration en suite au décès de Lassus en 1857. On leur doit -entre autres- la reconstruction de la flèche du transept et la sacristie qui abrite le Trésor. C’est encore à lui que nous devons les non-moins célèbres chimères au sommet de la cathédrale. Alors qu’elle était de nouveau prête à vaincre les siècles, en 1871, la guerre opposant la France et la Prusse bat son plein. Des émeutiers tentent d’y mettre le feu dans le but de la détruite, heureusement cet incendie fut vite maîtrisé. Contrairement à d’autres cathédrales, Notre-Dame n’a rencontré aucun obstacle pendant les deux guerres mondiales. En 1966, des vitraux plus nobles remplaceront les grisailles de la partie haute de la neuf installés deux siècles auparavant. Fort d’un mobilier et de reliques exceptionnels, il sera difficile de ne pas citer la fameuse « Couronne d’Épines », le grand orgue, de cinq claviers, de toutes époques, l’orgue de chœur, plus modeste, composé de deux claviers et les superbes stalles. Depuis 1958, la cathédrale est au cœur de la cinquième république. Elle accueille les plus grands de ce monde. Des services religieux y sont organisés lors de disparitions de grands qui incarnaient et représentaient fièrement notre nation.


Vidéo du Grand Solemnel de la cathédrale, le 11 novembre 2014 à 11 heures.

Vidéo publiée avec l’autorisation de la cathédrale – Jérôme Boutié –  Tous droits réservés.
Ont œuvré à la vidéo : Jérôme –CarillonsTarnais– ; Mike –Quasimodo Sonneur de Cloches– ; Dominique –Valdom68– et Antoine –Les Cloches Savoyardes.

La sonnerie de Notre-Dame, déjà réputée grâce à Victor Hugo et son sonneur « Quasimodo », a encore fait parler d’elle tout récemment. Dans le cadre du jubilé du 850ème anniversaire de la cathédrale, il a été décidé de redonner a la cathédrale son ensemble campanaire à l’image de son symbole et, avec l’aval des Monuments-Historique, reconstituer l’ensemble campanaire de celle-ci avant la Révolution Française. Le célèbre bourdon Emmanuel, qui a vaincu les siècles, a servi de maître étalon. La première étape était la descente des quatre cloches de la tour sud début 2012, à l’origine fondues à toute vitesse en 1856 par Guillaume & Besson, fondeurs d’Angers. Leur métal, d’une qualité mauvaise et leur musicalité ainsi que leur harmonie plus que douteuse les empêchaient d’embellir le ciel Parisien comme elles le devait. Elles sont aujourd’hui exposées à l’arrière de la cathédrale.
Durant l’année 2012, huit cloches ont été fabriquées chez Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poëles (Manche) et une autre à Aasten (Pays-Bas) chez Royal Eijsbouts. Elles seront accueillies comme des reines le 31 janvier : leur arrivée sur le parvis Jean-Paul II sera non seulement salué par le bourdon Emmanuel, seul depuis près d’un an, mais également -grande surprise- par une foule immense. Elles seront bénites par le Cardinal André Vingt-Trois le 2 février, pour la fête de la Présentation de Jésus au Temple. Après avoir reçues plus d’un million de visiteurs dans la nef de la cathédrale en trois semaines, il était temps pour les cloches de gagner leurs perchoirs respectifs. Les huit cloches normandes dans la tour sud, et le bourdon Marie près d’Emmanuel. Viollet le Duc avait déjà prévu l’emplacement de la cloche, sans pour autant avoir un projet d’ordre campanaire. Quatre nuits ont été nécessaire pour les acheminer aux beffrois. Côté sud, les cloches sont sur deux niveaux. Les quatre plus grandes dites « les quatre coins » se trouvent au bas du beffroi. Les quatre « moyneaux » se trouvent au sommet, à l’emplacement des Benjamines de 1856.
En plus de l’ensemble de volée, la cathédrale abrite six cloches fixes. Trois d’entre elles se situent dans la flèche et annoncent les volées et sonnent également l’élévation pour les abords de la cathédrale. Trois plus petites, cachés à la croisée du transept dans les combles, sonnent également l’élévation à l’intérieur de la cathédrale.

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Cloche 1  « Emmanuel » – Florentin Le Guay, 1686 – 13’320 kilos – Fa Dièse 2
Cloche 2 « Marie » – Royal Eijsbouts, 2012 – 5’830 kilos – Sol Dièse 2
Cloche 3 « Gabriel » – Cornille Havard, 2012 – 4’162 kilos – La Dièse 2
Cloche 4 « Anne-Geneviève » – Cornille-Havard, 2012 – 3’477 kilos – Si 2
Cloche 5 « Denis » – Cornille-Havard, 2012 – 2’502 kilos – Do Dièse 3
Cloche 6 « Marcel » – Cornille-Havard, 2012 – 1’925 kilos – Ré Dièse 3
Cloche 7 « Etienne » – Cornille-Havard, 2012 – 1’494 kilos – Mi Dièse 3
Cloche 8 « Benoit-Joseph » – Cornille-Havard, 2012 – 1’309 kilos – Fa Dièse 3
Cloche 9 « Maurice » – Cornille-Havard, 2012 – 1’011 kilos – Sol Dièse 3
Cloche 10 « Jean-Marie » – Cornille-Havard, 2012 – 782 kilos – La Dièse 3

(flèche)
Cloche 11 – Dubuisson-Gallois, 1864 – 450 kilos – Sol 3
Cloche 12 – Dubuisson-Gallois, 1864 – 250 kilos – Si Bémol 3
Cloche 13 « du Chapitre » – Dubuisson-Gallois, 1864 – 120 kilos – Ré 4

(transept, dans les combles)
Cloche 14 – anonyme, 1867 – 60 kilos – La 4
Cloche 15 – anonyme, 1867 – 25 kilos – Do 5
Cloche 16 – anonyme, 1867 – 20 kilos – Ré Bémol 5

(déposées au chevet)
Cloche 17  » Angélique-Françoise  » – Guillaume-Besson, 1856 – 1’915 kilos – Do Dièse 3
Cloche 18 « Antoinette-Charlotte  » – Guillaume-Besson, 1856 – 1’335 kilos – Ré Dièse 3
Cloche 19  » Hyacinthe-Jeanne  » – Guillaume-Besson, 1856 – 925 kilos – Mi Dièse 3
Cloche 20  » Denise-David  » – Guillaume-Besson, 1856 – 767 kilos -Fa Dièse 3

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Un grand merci à M. Prades Laurent, régisseur de la cathédrale, pour nous avoir guidés, accompagnés dans les entrailles de ce beau monument.

Les photos ne sont pas libres de droits.
Cathédrale Notre-Dame de Paris – Claude-Michaël Mevs – Antoine Cordoba

LIENS : 

http://notredamedeparis.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathédrale_Notre_Dame_de_Paris
P1030296http://notre-dame-de-paris.monuments-nationaux.fr/
http://www.notredamedeparis2013.com/
http://notredamedeparis.fr/spip.php?article1211
http://notredamedeparis.fr/spip.php?article1627

http://youtube.com/CarillonsTarnais
http://youtube.com/Valdom68
http://quasimodosonneurdecloches.ch

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