Bogève – Eglise Saint-Etienne

Le bourg.

Je vous invite aujourd’hui, après quelques articles « extérieurs », de fouler à nouveau le sol savoyard. La commune de Bogève et son millier d’habitants se trouvent au pied de la montagne des Brasses, petite station de ski familiale très proche de Genève. Le « Foron » (petit ruisseau de montagne signifiant « source profonde ») y prend sa source et traverse la localité, avant de se jeter dans la « Menoge » qui creuse la vallée voisine, dite « Vallée Verte« . Le « Col du Perret » permet de la rejoindre en quelques minutes seulement.

 

Au cœur du village de Bogève se trouve l’église paroissiale, bâtiment aux allures sobres, typiques d’un édifice religieux bâti au XIXe siècle. Pourtant, au Moyen-Âge, l’église de « Bogeva » est cité par deux papes : Eugène IV en 1153 et Innocent IV en 1250 qui attestent la possession du lieu par l’Abbaye d’Ainay (Lyon). L’édifice actuel qui en remplace naturellement un autre a été construite dès 1832, comme en témoigne la date sur le porche. Une plaque sur la façade indique que l’église a été consacrée par Mgr Rey, évêque d’Annecy, le 8 octobre 1837. L’intérieur du sanctuaire, restauré en 1993, est rempli de fresques. Dans un style néo-gothique, le maître-autel dénote presque avec l’esprit néo-classique de l’édifice religieux, en vogue à l’époque. Les deux retables latéraux sont dédiés à la Vierge Marie et à Saint Etienne, premier martyr.

Le clocher de l’église, adossé au cœur, est couronné d’une flèche très sobre. Derrière les fines baies géminées se trouvent quatre cloches fondues au XIXe siècle.
En 1808, une cloche est installée au clocher de l’ancienne église. A la fin de l’été 1833, François Bulliod de Carouge est appelé pour réaliser deux cloches. Il sera à nouveau sollicité par les autorités en 1835 pour refondre celle de 1808, baptisée « Joséphine« . Quelques décennies après, la sonnerie est jugée peu harmonieuse. Deux cloches sont refondues par les établissements Paccard d’Annecy-le-Vieux : la grosse et la petite. « Françoise-Louise » datée du 24 août 1833 est la seule rescapée. « Célestine-Pie » et « Augustine-Catherine » rejoindront donc le clocher et seront bénies le 8 février 1872. Mais une troisième cloche plus modeste « Julie-Thérèse » est arrivée. En effet, l’abbé Chardon, curé de Marignier et natif de la commune, tenait à offrir sur ses deniers une plus petite cloche. Depuis 1956 et l’électrification du clocher, cette petite cloche est hélas réduite à un usage restreint. En raison de ses modestes dimensions, elle n’a pas été ajoutée à la volée de ses trois grandes sœurs. Mais lors des carillons (baptêmes, mariages) on peut deviner son « sol aigu » cristallin. Récemment, la fonderie Paccard, en charge du clocher, a installé trois nouveaux battants pour les trois cloches de volée. Les brides de fixations ont également été changées. La petite cloche a reçu un nouveau marteau de tintement.

Nom

Fondeur(s)

Année

Diamètre (cm)

Masse (kg)

Note

1

Célestine-Pie

Paccard Frères

1871

139,5

1654

Ré3

2

Françoise-Louise

Bulliod F.

1833

99,5

580

Sol3

3

Augustine-Catherine

Paccard Frères

1871

82,5

350

Si3

4

Julie-Thérèse

Paccard Frères

1871

52

95

Sol4

Les quatre cloches, vues depuis l’étage inférieur. On notera la différence de taille entre la grosse (à droite) et la plus petite (centre gauche).

Donnons la préséance à la cloche François Bulliod, datée de 1833…

…et place maintenant aux trois autres cloches fondues en 1871.

Mes remerciements pour l’accès du clocher à la Municipalité de Bogève sous le mandat de Patrick Chardon, maire. Je remercie également M. Chardon, responsable des services techniques pour l’accès au clocher et l’accompagnement le jour du rendez-vous. Mention, enfin, à Mike « Quasimodo » pour l’aide apportée à la réalisation du reportage et à Matthias Walter, expert-campanologue à Berne (CH) pour le partage des mesures.

Sources & Liens :
Fonds privés
Photos personnelles
Relevé de MM. Walter & Cordoba
Eglise de Bogève sur Paysalp
Eglise de Bogève sur Wikipédia
Bogève sur Wikipédia
Mairie de Bogève

Saint Jean d’Aulps – Eglise Saint Jean-Baptiste (Plan d’Avoz)

P1000921

Le village de Saint Jean d’Aulps est situé en plein cœur de la Haute-Savoie, dans la vallée d’Aulps, où coule la Dranse. Cette petite commune ne compte maintenant que 1’200 habitants, mais possède tout de même un passé très riche, qui a un rapport direct avec la vie religieuse actuelle. En 1036, une abbaye y est fondée et on apprend qu’elle est sous la dépendance de Molesme. Le début du XIIe siècle est marqué par l’arrivée de l’Abbé Guérin, il restera quelques années et finira évêque de Sion (Valais suisse) puis sera canonisé, on peut se recueillir sur sa châsse dans l’église du Plan d’Avoz. Durant des siècles, de nombreux pères abbés d’Aulps eurent un franc succès, la plupart finiront d’ailleurs évêques ou même cardinaux. L’abbaye et ses moines furent heureusement oubliés durant la Révolution, mais ce n’est que l’incendie d’un des trois édifices (la Moussière) qui signera définitivement la fin de cette vie religieuse à Saint Jean. Les paroissiens iront eux-mêmes détruire cette grande abbaye pour transporter les matériaux dans le but de reconstruire leur édifice. En 1883, l’église du Plan d’Avoz est rebâtie dans le style néo-gothique et la présence de la châsse et des reliques du défunt Saint Guérin marquent un point d’orgue au passif abbatial de Saint Jean d’Aulps.

P1000934 P1040408

La sonnerie de l’église reste tout aussi majestueuse que la longue histoire de la commune. La plus grande cloche demeure la plus ancienne, et porte la date de 1747. La troisième cloche a été commandée pour l’ancienne église, en 1874 aux frères Beauquis de Quintal. La sonnerie sera renouvelée en 1898 avec trois cloches neuves. On peut penser qu’elles remplacent des anciennes cloches.

1 – Jeanne-Antoinaz Jean-Claude et Jean-François Livremont 1747 – 1’600kg – 1,35m – Ré3 -8

IE M’APPELLE IEANNE-ANTOINAZ

ET IAI POUR PARRAIN IEAN FILS

DE LEM NICOLAS DELERCE

ET POVR MARRAINE ANTOINA PREMAT

+IEAN CLAVDE ET IEAN FRANCOIS LIVREMONT FRERES BOVRGEOIS DE PONTARLIER M’ONT FAITE EN 1747+

2 – Félicie Josephine – G&F Paccard 1898 – 750 kilos – 1,07m – Fa#3 +2

+FELICIE-JOSEPHINE+

+PARRAIN Rd FELIX FAVRE CURE DE BASSY NEVEU DE FEU Rd FAVRE CURE-ARCHIPR DE SEYSSEL+

+MARRAINE MELANIE FAVRE NIECE DE FEU Rd JOS. M. FAVRE. CURE DU SAPPEY+

+CURE-ARCHIPR Rd CH. EUG. VIGNY DE LOISIN+

+MAIRE Fd LABARRE NEVEU DE FEU Rd F. G. BUTTET VICAIRE GENERAL 1898+

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1898

3 – Beauquis frères 1874 – 650 kilos – 1,03m – Sol3 -1

+PARRAIN Rd LACOMBE CURE ARCHIPRETRE DE St JEAN DAULPH MARRAINE Dme ANNE MARIE MONTANIER EPOUSE DE Mr FELIX JORDAN +

+AVOCAT CONSEILLER GENERAL+

+FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1874+

4 – Guérine Françoise – G&F Paccard 1898 – 450 kilos – 0,9m – La3 +6

+GUERINE-FRANÇOISE+

+PARRAIN Rd GUERIN J. DELALE CURE DE St GINGOLPH NEVEU DE FEU Rd F. G. BUTTET VICAIRE GENERAL+

+MARRAINE JULIE TAVERNIER Vve COLLET NIECE DE FEU Rd FR. COLLET CURE DE SEYTROUX+

+CURE-ARCHIPR Rd CH. EUG. VIGNY DE LOISIN+

+MAIRE Fd LABARRE NEVEU DE FEU Rd F. G. BUTTET VICAIRE GENERAL 1898+

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1898

5 – Claudine Louise – G&F Paccard 1898 – 180kg – 0,67m – Ré4 +5

+CLAUDINE-LOUISE+

+PARRAIN Rd LOUIS MONNIER VICAIRE A CRANVES-SALES FRERE DE Rd ALPHse MONNIER MISSre AU TONKIN+

+HYACthe IRENEE JORDAN NEVEU DE FEU Rd CLde CURE-ARCHIPR DE THONON+

+MARRAINE M. LOUISE ALOIDE JORDAN EPse DU PARR. JORDAN NIECE DE FEU Rd CLde JORDAN CURE DE PLASSAY ( CHARENTE )+

+CURE-ARCHIPR Rd CH. EUG. VIGNY DE LOISIN MAIRE Fd LABARRE NEVEU DE FEU Rd F. G. BUTTET VICAIRE GENERAL 1898+

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1898

CLOCHE 3 (8)

Le patron de notre diocèse, posant fièrement sur la cloche n°3, comme sur tant d’autres.

CLOCHE 3 (36) CLOCHE 3 (34) CLOCHE 3 (4) CLOCHE 2 CLOCHE 1 (4)

CLOCHE 4 (4) CLOCHE 4 (1)

Analyse sonore (dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Cloche 5

Note au Coup

Ré3 -8

Fa#3 +2

Sol3 -1

La3 +6

Ré4 +5

Hum

Ré2 -18

Fa#2 +6

Sol2 +12

La2 +8

Ré3 +5

Fondamentale

Ré3 +5

Fa#3 +2

Sol3 -10

La3 +4

Ré4 +1

Tierce

Fa3 -5

La3 +2

Sib3 +0

Do4 +5

Fa4 +4

Quinte

La3 – 12

Do#4 +12

Ré4 +15

Mi4 +15

La4 +1

CLOCHE 3 (23) CLOCHE 2 (3)

(Sonneurs : cloche 3 : moi même – cloche 5 : Quasimodo)

P1000944 CLOCHE 1 (13)

Mes remerciements à Jean-Marie Premat, pour l’organisation de cette étape dans sa vallée. Je remercie également la sacristine présente pour les sonneries et M. Bernard Mudry pour l’accompagnement. Mention à Mike, surnommé Quasimodo pour avoir magnifiquement tiré sur la corde de la plus petite cloche lors de l’enregistrement du plenum. Je le remercie également pour le superbe cliché de la cloche 5.

P1030223 P1040292

Manigod – Eglise Saint-Pierre

La mairie et l’église Saint-Pierre

Nos expéditions campanaires se suivent et ne se ressemblent pas… C’est aujourd’hui dans le massif des Aravis en Haute-Savoie que nous emmène la curiosité, dans l’église Saint-Pierre de Manigod. Cette église paroissiale est située sur la rive droite du Fier, l’une des principales rivières du département qui rejoint à l’ouest d’Annecy le Rhône. Cette petite commune de 1’000 habitants est une station familiale prisée des savoyards ou des touristes. Ses pistes sont reliées à celles de la Clusaz, village voisin aussi réputé. Les amateurs de recettes savoyardes y viendront volontiers manger l’originale tartiflette puisque son reblochon est fabriqué dans ce même massif.

La silhouette élancée du clocher accueille le touriste ou l’autochtone dans la commune. Depuis des siècles il se dresse avec une certaine fierté. Au pied de celui-ci se trouve en effet une église néo-classique qui remonte au XVIIe siècle. Dédiée à saint Pierre, elle était initialement sous le vocable de saint Christophe, qui reste patron du village. En 1687, l’évêché ordonne à la paroisse de reconstruire son église qui avait un maître-autel consacré en 1473. La paroisse fera alors appel à un maçon de Samoëns, Aimé Riondel et les travaux commenceront en 1688. Mgr Michel-Gabriel de Roussillon-de-Bernex, évêque d’Annecy-Genève la consacrera en 1703 : 15 ans après ! Aimé Riondel s’était appliqué à donner à Manigod une église typique pour l’époque et semblable aux églises de montages : une église halle de style baroque. Le clocher, construit à la même époque, a été remanié aux environs de 1832, car abîmé à la Révolution. Il sera reconstruit entre 1886 et 1888, juste après l’agrandissement de l’église d’une travée. En 1991, le projet d’ajout d’un orgue est lancé. En 1994, l’orgue de 22 jeux (2 claviers + pédalier) est installé sous la direction de M. Formentelli, facteur d’orgues de Vérone (I). Mgr Barbier, évêque d’Annecy, le bénira en 1996.

Ce sont au total quatre cloches qui sont dans le clocher de l’église Saint-Pierre. Fondue en 1770, la plus petite cloche demeure la plus intéressante. Elle a été réalisée par Louis Léonard, fondeur natif de Morteau (Doubs). Ce fondeur n’a eu de cesse de se déplacer entre le Jura et les Alpes savoyardes à la fin du XVIIIe siècle. Ainsi, nous pouvons trouver des cloches de ce fondeur à Taninges (1767) ou à Bex (1775). Si il ne demeure de lui que de modestes cloches de quelques quintaux, c’est lui qui réalisa en 1768 la prédécesseur de l’actuelle « Salésienne » de Notre-Dame-de-Liesse d’Annecy qui pesait environs cinq tonnes. Cette cloche, autrefois attribuée au tocsin, n’est aujourd’hui pas audible car elle ne dispose d’aucun système de traction électrique ou manuelle. Cette cloche doit sa vie au syndic de la période révolutionnaire Aimé Cohendet. Pour les Révolutionnaires, Manigod comptait 8 cloches : trois pour l’église paroissiale et le reste pour les cinq chapelles qui officiellement possédait une cloche. Cependant, la chapelle de Joux en possédait en fait deux. Alors, le syndic a emporté chez lui la plus petite cloche paroissiale et sacrifia la seconde cloche de Joux. On apprend également que la grande cloche était déjà en morceaux. Là aussi, une partie du métal est conservé et sera réutilisé dès 1803 lorsque la commune, syndic en tête, commande deux nouvelles cloches pour l’église. Les différentes chapelles ont actuellement des cloches fondues tour à tour durant le XIXe siècle. En 1877, l’église (qui semblait avoir toujours trois cloches) a été doté de trois nouvelles cloches. Seule la cloche histoire fut conservée. Une première commande est faite à la fonderie Paccard pour deux cloches : les deux plus grandes. En 1879, une troisième cloche est ajoutée, comblant l’intervalle entre la seconde cloche et la cloche historique. La fonte a été commandée par le Rd Joseph Despois, curé natif de Cordon et le maire de l’époque, Pierre Accambray. Les deux grandes cloches citent le pape Pie IX, alors que la plus petite cite son successeur, Léon XIII, élu pendant la confection de ses grandes sœurs. Ces trois dernières invoquent des saints et saints inscrits dans le traditionnel tableau récapitulatif.

Invocations/Nom Fondeurs Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Vierge, Pierre, Louise de Savoie, Pie IX, Christophe Paccard Frères 1877 120 1’050 Mi 3
2 Anne, Joseph, François, Brigitte, Marc Paccard Frères 1877 94,5 530 Sol dièse 3
3 Famille, Guérin, Antoine, Léon le Grand, Léon XIII Paccard Frères 1879 80 350 Si 3
4 non connu Louis Léonard 1770 60 120 Ré dièse 4

Je remercie M. Bruno Sonnier, maire de Manigod, pour son aimable autorisation et pour l’accès au clocher. Remerciés soit également mes valeureux amis Mike « Quasimodo » et Philippe « Senonais » pour l’aide à la réalisation du présent reportage.

Sources & liens :
Manigod
Manigod sur Wikipédia
Eglise Saint-Pierre de Manigod
Paroisse de Manigod
Histoire de l’Eglise
Inventaire personnel
Fonds privés

Chêne-Bougeries – Temple Protestant

P1040119

C’est au XVIIIe siècle que remontent les origines de l’actuel temple de Chêne-Bougeries. En l’an 1754, un traité est signé entre Charles Emmanuel, Duc de Savoie, et Genève. Il est convenu que la frontière entre les deux terres soit déplacée, l’ancien temple se trouvant côté savoyard. Les plans furent dessinés par Jean-Louis Calandrini, mathématicien et l’édifice fut dressé en moins de deux ans. Au printemps 1758 on ramena la cloche de l’ancien temple condamné, ce qui marqua véritablement la fin de l’édification du temple.

P1040116

Dans l’édifice disposé en hémicycle, on peut constater que chaque banc possède une plaque dans laquelle est gravé un nom. Des notables, ou grandes familles de la paroisse avaient leur banc lors du culte, en reconnaissance des dons à la construction du temple. Un peu plus haut, sur la tribune, se dressent de très belles orgues, dotées de trois claviers.

P1040108 Le petit clocheton dominant la façade a eu l’honneur de supporter plusieurs cloches, en plus des trois actuelles. En 1739, une cloche fut coulée par Samuel Maritz pour l’ancien temple, avant d’être déplacée et a également sonné les cultes de l’actuel édifice. En 1843, des archives témoignent également une cloche Keller qui disparut sans doute lors du renouvellement de la sonnerie. Les trois cloches ont été fondues par Hermann Ruetschi à Aarau, pour un poids total de 815 kilos. Autrefois équipées en lancé-franc, elles sont maintenant installées en rétrolancé, pour des raisons de stabilité du clocher. Le travail fut confié à l’entreprise fribourgeoise Mécatal. Le campaniste en a profité pour restaurer le mouvement d’horloge, même si il n’est plus utilisé.

La grande cloche – Si3 -5

La deuxième cloche – Ré#4 -8

La petite cloche – Fa#4 +/-0

P1040069P1040081 P1040073 P1040064

P1040122 P1040121

La cloche de l’ancien temple, qui fut utilisée jusqu’en 1899.

P1040089 P1040057

———-

Mes remerciements à Nicolas Dériaz pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales.

P1040049

LIENS :

http://mecatal.ch/page/20/

http://www.zedden.ch/photos/?galerie=070801_cloches_chene

Beaufort – Chapelle Sainte Marie-Madeleine (Roselend)

P1030076 Il est fini, le temps ou Roselend fut un alpage constitué de champs agricoles et de chalets campagnards. Le vallon prit un grand virage dans les années 1950. Au début, on évoquait l’idée d’un barrage, mais les années passent, et le projet devint concret. Entre 1955 et 1962, ce sont près de 2000 ouvriers qui se surpassent pour édifier les 942’368 mètres cubes de béton qui constituent aujourd’hui le barrage de Roselend. L’étendue d’eau représente près de 185 000 000 mètres cubes d’eau, pour une surface de 320 hectares. Il ne reste plus grand chose au fond du lac, puisque une quinzaine d’alpages sur la cinquantaine que constitue ce vallon furent engloutis, et la chapelle, dédiée à Sainte Marie Madeleine, fut déplacée et reconstruite, pour dominer le lac. P1020976 P1030056 L’historique de la chapelle est tout aussi mouvementé que ce vallon. On parle d’un lieu de culte en ces lieux dès le XIIIe siècle, du moins on évoque un édifice dédié à Sainte Marie-Madeleine, il se peut que ce soit celle-ci… Des sources plus précises évoquent qu’une cloche y a été placée en 1608, et que des donations y ont été faites au cours du XVIIIe siècle. En 1794 elle accueille 4 prêtes exilés durant la Révolution Française, dont un futur archevêque de Chambéry, Mgr Antoine Martinet. Ils y donneront une messe. En 1960 elle fut engloutie par les eaux du barrage, mais fut reconstruite dans un style plus moderne, tout en gardant le côté roman qu’elle avait à l’origine. P1030940 Les deux cloches furent sauvées, et sonnent encore dans le clocher mur, même si l’histoire pour l’une d’entre elle s’arrête dans les années 1980, elle fut volée et on ne l’a jamais retrouvée. En 2011, le barrage fêta ses 50 ans. Le conseil général évoqua l’idée de couler une cloche, pour remplacer l’ancienne, qui avait laissé une fenêtre vide. L’idée séduit EDF qui offrit la coulée sur site, réalisée par la fonderie Paccard. La cloche fut fondue devant les Beaufortains au chef-lieu, et fut démoulée le lendemain matin, devant la chapelle, puis fut bénie par Mgr Ballot, archevêque de Chambéry, avant enfin d’être placée dans le clocher.

1 – – Jean Baptiste Pitton en 1804 – 150 kilos – Mi Bémol 4 -1   

2 – Augustine – Fonderie Paccard, 2011 – 85 kilos – Sol 4 -0    P1030065 Les deux cloches, fièrement installées dans leur clocher mur.             

P1030075 P1030063 P1030073 P1030062

P1030053 P1030051 P1030043 P1030044

P1020942 P1030048

Un grand merci à la mairie de Beaufort, et à Armand Joguet, pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné dans ce beau vallon. Mention spéciale à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » présent lors de cette étape, pour sa journée d’anniversaire. Mention spéciale à Matthias Walter, campanologue suisse, également de la partie, ainsi qu’à Philippe « Ashitaka13400 » pour avoir superposé les deux vidéos tournées simultanément.

P1030017 P1020945

P1020973

Beaufort – Eglise Saint Jean-Baptiste (Arêches)

P1030831

Arêches est aujourd’hui le deuxième bourg qui constitue la ville appelée officieusement « Beaufort sur Doron », capitale du célèbre fromage savoyard. Mais il y a des siècles, voire même des décennies, Arêches fut une paroisse indépendante, avec son église et ses chapelles, tout comme l’actuel bourg principal, Beaufort.

P1030814

L’actuelle église Saint Jean-Baptiste, édifiée sur un plan basilical voit sa construction débuter peu après la Révolution Française, fin XVIIIe siècle. Bien que le gros oeuvre soit terminé en 1829, il faut encore orner l’édifice de son décor baroque provenant d’Italie. Cette opération prend encore quelques années. Le visiteur est marqué par l’accueil chaleureux de l’église, et ses yeux sont tout de suite attirés dans chaque recoin, si majestueux les uns que les autres.  

P1030826

La sonnerie d’Arêches représente trois des sept générations de la fonderie Paccard. La plus ancienne cloche est datée de 1714, et fut refondue en 1886, elle a été achetée à la paroisse du Villard en 1827. La troisième cloche de l’église, a été coulée en 1809. Elle prit le chemin de la fonderie en 1950 pour revenir, en plus d’être brillante, avec un son cristallin. Malgré ces refontes, la musicalité de la sonnerie se forma en 1841 grâce à l’ajout de deux cloches, la 1 et la 4. Les quatre cloches égrènent joyeusement le motif du Salve Regina.

1 – Germaine Marie Ange – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 113cm – 880kg – Fa3 +5

+JE M’APPELLE GERMAINE MARIE ANGE PARRAIN GERMAIN GACHET MARRAINE MARIE-ANGE MONOT SON EPOUSE+

+QUE LA PROVIDENCE ME CONSERVE ET PAR MON SON LE FRUIT DE LA TERRE+

+VOCEM DIHIT DEDIT OBLTIO FIDELIS MAXIME AMEDE VIBERT JEAN BAPTISTE VIALLET CLAUDE ANTOINE PERRIE CONSEILLERS+

+RD MARTIN CURE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD FONDEURS 1841+

2 – Marie Josephine Ambroisine – G&F Paccard, Annecy le Vx, 1886 – 96cm – 400kg – La3 -1 

+PAROISSE ST JEAN-BAPTISTE D’ARECHES+

+J’AI ETE FONDUE EN 1714 REFONDUE ET AUGMENTEE EN 1886+

+GRACE A LA GENEROSITEE DES HABITANTS D ARECHES RESIDANT AU PAYS ET A L’ETRANGER+

+JE SUIS DEDIEE AU SACRE-COEUR DE JESUS+

+JE M’APPELLE MARIE JOSEPHINE AMBROISINE+

+J’AI POUR PARRAIN MARIE-AMBROISE BOCHET+

+J’AI POUR MARRAINE MARIE-JOSEPHTE DOIXO¨+

+A                                         CURE+

+GEORGES ET FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX Hte-SAVOIE 1886+

3 – Agathe Pierrette – Les Fils de G. Paccard, Annecy le Vx, 1950 – 76cm – 260kg – Do4 +/-0

AGATHE-PIERRETTE

PARRAIN : Mr PIERRE VIALLET, ADJOINT

MARRAINE : Mme AGATHE VIBERT, EPOUSE A. BLANC

FONDUE EN 1809

J’AI ETE REFONDUE EN l’ANNEE SAINTE 1950

A ANNECY-LE-VIEUX PRES D’ANNECY PAR LES FRERES PACCARD

MR VICTOR CHARVIN, CURE D’ARECHES

S. Exc. Mgr. JAUFFRES, EV. DE TARENTAISE

S.S. PIE XII, PAPE

OPUS JUSTITIAE PAX

4 – Andrée Anne Josephte – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 63cm – 180kg – Ré4 +/-0

+JE M’APPELLE ANDREE ANNE JOSEPHTE+

+PARRAIN PIERRE ANDRE VIBERT DE BEAUFORT MARRAINE MERE JOSEPHTE BLANC+

+CURE RD MARTIN DU BOURG ST MAURICE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD 1841+

P1030858

La troisième cloche et sa teinte argentée, datée de 1950.

P1030909 P1030873 P1030867 P1030853 P1030846

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Fa 3 + 5

La 3 – 1

Do 4 + 0

Ré 4 + 0

Hum

Fa 2 + 8

La 2 + 3

Do 3 + 1

Ré 3 + 13

Fondamentale

Fa 3 – 5

La 3 – 6

Do 4 + 0

Ré 4 – 13

Tierce

La Bémol 3 +2

Do 4 – 2

Mi Bémol 4 –1

Fa 4 – 0

Quinte

Do 4 + 11

Mi 4 + 5

Sol 4 + 12

La 4 + 11

P1030877 P1030876

—————

 

P1000753 P1030929

Mes remerciements à la mairie de Beaufort, ainsi qu’a Armand Joguet pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » invité à cette tournée surprise pour son anniversaire en ce 31 octobre 2013. Amitiés au campanologue Matthias Walter, également de la partie.

P1030820

Beaufort – Eglise Saint Maxime

P1020854

Beaufort est avant tout réputé pour son célèbre fromage homonyme, son joli bourg et son église est tout aussi agréable, davantage pour les yeux que pour la bouche. Le lieu de culte Beaufortin remonte au XIe siècle, même si l’édifice actuel, marquant par son imposante tour-clocher roman du XIIe siècle, fut construit entre le XIIIe et le XIXe siècle. Il exprime un style baroque typique pour la région.

P1020914 P1020832

La première mention de cloches remonte au XVIIIe siècle. L’an 1703, un incendie ravage l’église, les cloches n’en sont hélas pas sorties saines et sauves. En 1793, les Révolutionnaires emportèrent les cloches et voulurent détruire la tour. Grâce aux habitants, seuls les murs et le bourdon de 69 Quintaux (estimé à plus de trois tonnes) sont restés. Malheureusement elle ne survécut pas très longtemps puisqu’elle a été refondue l’an 1840 par les frères Paccard, pour être divisée en deux cloches. En 1935 une nouvelle cloche se refuge dans le clocher tout en remplacement une cloche cassée et celle de la chapelle des Pénitents.

P1020908

1 – Jeanne-Louise – Frères Paccard, Quintal l’an 1840 – 151cm – 1’900 kilos – Ré Bémol 3 -8

+Rd JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC ET PARRAIN JEANNE LOUISE BESSON SON EPOUSE MARRAINE+

+SOUVENIR DE RECONNAISSANCE POUR MR LE CHANOINE GIRARD ARCHIDIACRE DE LA METROPOLE DE CHAMBERY+

+LIBRE DE TOUT IMPOT TOUJOURS AVEC HONNEUR+

TU NOUS ANNONCERAS LA JOIE OU LA

DOULEUR JE DOIS MON EXISTENCE AINSI

QUE MA SOEUR AUX DEBRIS D’UNE AUTRE

DE 69 QUINTAUX CASSEE EN LA SONNANT

FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY PAR

LES FRERES PACCARD AN 1840

CAROLO ALBERTTO REGNANTE

JE PESE 40 QUINTAUX

2 – Marie-Jacqueline – Frères Paccard en 1840 – 131cm – 1’400 kilos – Mi Bémol 3 -6 

+RD JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+JEAN MARIE MICHEL BLANC TRESORIER DES PAUVRES PARRAIN MARIE JACQUELINE FAVRE SON EPOUSE MARRAINE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC+

+POUR BEAUCOUP DE BESOINS MON SON EST NECCESAIRE MAIS TOUJOURS GRATUIT ET JAMAIS TRIBUTAIRE FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY AN 1840 PAR LES+

+FRERES PACCARD JE PESE 28 QUINTAUX CAROLO ALBERTTO REGNANTE+

3 – Marie-Victoire – Fondue par André Chevalier, Lyon en 1840 – 108cm – 750 kilos – Fa 3 -3

+ST MAXIME EVEQUE ET PATRON DE LA PAROISSE DE BEAUFORT+

+PARRAIN CIRILE FRIZON MARRAINE MARIE CHRLOTTE Ve FRIZON NEE BLANC+

+JE DOIS MA NAISSANCE AUX TEMPS MALHEUREUX JADIS ET AUX SOINS DE MR CHARLES+

+LARMAS CURE ET A MR J E VERPIS SINDIC ET A MM BOUCHAGE MAXIME BOUCHARGE CHARLES+

+JH ANTE DUC ACCOLET DUCIS ELOI CONSEILLERS ET LOUIS HEURY SECRETAIRE ET NOTAIRE+

+ET A LEURS SURVEILLANCE ET AUX DONS GENEREUX DES BEAUFORTEUX BEAUFORTENS+

CHEVALIER FONDEUR A LYON EN 1825

4 – Marie-Jeanne – Les Fils de G. Paccard en 1935 – 97cm – 635 kilos – La Bémol 3 -7

JE M’APPELLE MARIE-JEANNE

JE SUIS SORTIE DES ATELIERS DE MRS PACCARD A ANNECY

ET J’AI ETE PLACEE PEU APRES (1935)

DANS LE CLOCHER DE L’EGLISE SAINT MAXIME DE BEAUFORT-SUR-DORON

ABBEE COLLAT, CURE – ADRIEN PLASSARD, VICAIRE

PARRAIN : JEAN MAXIME VIALLET, DU PRAZ

MARRAINE : MARIE VERPIE, VEUVE FRANÇOIS PERRIER

CETTE CLOCHE A ETE OFFERTE PAR LA MUNICIPALITE DE BEAUFORT

PAR DELIBERATION DU 10 MARS 1935

P1030802

La petite cloche, refondue l’année 1935

P1030779 P1030752 P1030698 P1000680

P1000704 P1030774

Analyse Sonore (dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmoniques

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Ré Bémol 3 – 8

Mi Bémol 3 – 6

Fa 3 – 3

La Bémol 3 – 6

Hum

Ré Bémol 2 – 4

Mi Bémol 2 – 1

Fa 2 – 1

La Bémol 2 – 7

Fondamentale

Ré Bémol 3 – 14

Mi Bémol 3 – 13

Fa 3 – 2

La Bémol 3 – 6

Tierce

Mi 3 – 7

Sol Bémol 3 – 6

La Bémol 3 – 4

Si 3 – 5

Quinte

La Bémol 3 – 4

Si Bémol 3 – 1

Do 4 – 8

Mi Bémol 4 +/- 0

P1020859

P1020929 P1020928 P1020930

Un grand merci à la mairie de Beaufort, Armand Joguet ainsi qu’a Alain Maître, des services techniques, pour l’accès au clocher ainsi que pour les sonneries spéciales. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches », invité de la journée ainsi qu’a Matthias Walter, campanologue à Berne, également présent.

Les Gets – Eglise de la Nativité de Marie

P1020175

La première mention de la commune des Gets apparaît au XIIè siècle, il s’agissait uniquement d’une paroisse sous la tutelle de l’Abbaye d’Aulps. L’église se situait à hameau de l’actuel lieu-dit « Moudon ». En 1507 une église fut construite à la place de l’actuelle, on n’en sait malheureusement pas plus sur celle ci. Enfin, en 1875, on bâtit cette église néo-romane, elle forme une croix latine et possède une tour-clocher ornée d’une flèche.

Quelques années après la construction de la première église des Gets, en 1507, on y ajoute une cloche de 1855 kilos, en 1578, une cloche nommée « Barbe » prit place dans le clocher, elle a été refondue en 1725. En 1845, les frères Claude & Jean Pierre Paccard coulèrent deux cloches, qui furent, elles aussi, refondue lors de la restauration de l’église.

Cloche 1 : Jeanne-Marie – Georges & Francisque Paccard – 28/01 1892 – 1,5m – 2’078 kg – Do3 -1

JEANNE-MARIE

PARRAIN DUCRETTET MARIE DE LA CULAZ

MARRAINE DUCRETTET JEANNE MARIE DE LA CULAZ

Mr BRON JEAN-JOSEPH CURE DES GETS NE A DOMANCY

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1892

Cloche 2 : Marie Josephine – Jean Baptiste Durand, Nicolas Boulanger – 1725 – 1,18m – 1’000 kg- Fa3 -2

Ste VIERGE PRIEZ POVR NOVS

PIERRE FRANCOIS GVEBEY CVRE DES GETS L’AN 1578

+JE FVS NOMMEE BARBE ET L’AN 1725 NOMMEE SVIS MARIE JOSEPHINE PAR R.D.S JOSEPH TROSSET VICAIRE ET PAR MARIE DVCRETTET FEMME DV Sr ANDRE GVEBEY+

JEAN B. DVRAND et BOVLANGER M’ONT FAITE

Cloche 3 : Saint François de Sales – Alfred Paccard – 1958 – 1m – 620 kg – Sol3 -5

« SAINT FRANÇOIS DE SALES, PRIEZ POUR NOUS »

FONDUE A QUINTAL EN 1845

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS.

PARRAINS : Rd JACQUES ANTHONIOZ, R.P. ORCIER.

MARRAINE : JEANNE ANTHONIOZ DES LONGUES PAUSES

« CHANTEZ AU SEIGNEUR UN CHANT NOUVEAU » (Ps. 97)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. GRESBON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : RAYMOND BAUD, PRETRE

MARRAINE : JEANNE PERNOLLET, EPOUSE EUGENE DELAVAY

Cloche 4 : Saint Louis de Gonzague – Alfred Paccard – 1958 – 0,9m – 450 kilos – La3 -2

« St LOUIS DE GONZAGUE, PRIEZ POUR NOUS »

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS

PARRAIN : Rd J.B. COPPEL, VICAIRE A ABONDANCE

MARRAINE : NICOLARDE COPPEL

FONDUE A QUINTAL EN 1845

« QUE VOTRE OREILLE SE FASSE ATTENTIVE AU CRI DE MA PRIERE » (Ps. 129)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. CRESBRON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : EMILE ANTHONIOZ, CURE DE JUVIGNY

MARRAINE : IDA GRANGE, EPOUSE ALFRED ANTHONIOZ

CLOCHE 3 (7)

Le « Panis Angelicus », la note et le numéro de série sur la cloche n°3.

CLOCHE 4 (2) CLOCHE 3 (3) CLOCHE 3 (2)

CLOCHE 2 (4) CLOCHE 2 (3) CLOCHE 1 (7)

CLOCHE 1 (5) CLOCHE 1 (13)

Mes remerciements à la Mairie des Gets, M. Decorvan, M. Antoine, son employé Arnaud!

P1020161

Ceyzériat – Eglise Saint Laurent

P1020718Petite ville de 2’700 habitants situé non loin de Bourg en Bresse, Ceyzériat a su converser l’apparence d’un charmant village. Un calme reposant semble entourer l’église, qui a vu sa construction débuter en 1417. Il se peut que l’église ait été remaniée au XIXè siècle, puisque d’inspiration néo-gothique. Les quatre vitraux du chœur, quant a eux, datent du XIVè siècle et ont retrouvés leur place il y a quelques décennies.

P1020710

Le charmant clocher au sommet octogonal est l’un des rares « clochers tors » en France. Bâti en 1818, il l’a été volontairement par le charpentier. Néanmoins, la flèche fut solidifiée ultérieurement pour éviter une plus grande torsion. L’accès aux cloches se fait au moyen d’un escalier en colimaçon, attenant au clocher et dissimulé dans la nef. Enfin un simple escalier interne nous permet d’être au sommet de la tour-clocher.

Cloche 1 « Gabrielle Antoine Blanche Hélène » : « G. Paccard & ses Fils » en 1913 – 1050 kilos – Mi3 +1

Cloche 2 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 750 kilos – Fa#3 – 5

Cloche 3 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 550 kilos Sol#3 – 7

Cloche 4 : Inconnu en 1723 – 80 kilos – Ré#4 + 1

P1020703

La plus petite cloche, et son profil de braillard.

P1020689 P1020676 P1020675 P1020669 P1020668

P1020666 P1020665

Un grand merci à M. Le Maire, M. le curé pour les sonneries spéciales. Ainsi qu’a M. Henaff pour l’accès au clocher.

P1020737

Bourg en Bresse – Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation

P1020487

Cela fait cinq siècles que la co-cathédrale gothique de Bourg trône au milieu de la ville. Bâtie dès 1505, les travaux ne s’achèveront qu’en 1696, date à laquelle on pose le coq sur la tour-clocher. A l’intérieur de l’édifice se dresse une imposante nef à plan basilical, mêlant les arts gothique et néo-gothique. A la base, cet édifice fut cathédrale du diocèse de Bourg (1515-1534) mais elle devint par la suite collégiale. De ce collège de chanoines, restent encore les magnifiques stalles (1530) dans le fond du chœur. Aujourd’hui elle est cathédrale du diocèse de l’Ain avec la cathédrale de Belley.

P1020495 P1020661

La première mention de cloches remonte à 1696, trois cloches sont hissées dans la tour-clocher. Un siècle plus tard, la Révolution Française fit abattre le clocher et les cloches furent fondues en canons. En 1855 un nouveau clocher est érigé et nous noterons l’installation de neuf cloches, fondues un an plus tôt par Gédéon Morel, maître fondeur à Lyon pour huit d’entre elles. La neuvième provient de Bourg, fondeur par Jérôme Bernard en 1824, nous n’avons aucune connaissance de cette cloche avant son installation en compagnie des cloches MOREL. Le bourdon est arrivé à Bourg le 25 mai 1855 à quinze heures, il fut précédé par 4 chevaux et suivi par un cortège de curieux et paroissiens venus découvrir leur bourdon. En 1910, le clocher fut reconstruit. A cette occasion, en 1911, 14 cloches fut fondues par Georges Paccard et ses Fils arrivent à Bourg pour compléter le carillon commencé par le fondeur Lyonnais, il est actionné lors des Angelus par un cylindre ROYAL EIJSBOUTS (Pays Bas) amené cette même année.

Lab2 – Réb3 – Mib3 – Fa3 – Solb3 – Lab3

Si3 chromatique Ré#7 (17 cloches)

P1020622

P1020625 P1020608 P1020606 P1020589 P1020566 P1020554 P1020553 P1020533 P1020529

P1020638 P1020648 P1020518

P1020509

Mes sincères remerciements à Monsieur le curé ainsi qu’a Julien Chauvau, organiste et trésorier de la paroisse, pour l’accès au clocher ainsi que les sonneries spéciales.

P1020501