Beaufort – Eglise Saint Jean-Baptiste (Arêches)

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Arêches est aujourd’hui le deuxième bourg qui constitue la ville appelée officieusement « Beaufort sur Doron », capitale du célèbre fromage savoyard. Mais il y a des siècles, voire même des décennies, Arêches fut une paroisse indépendante, avec son église et ses chapelles, tout comme l’actuel bourg principal, Beaufort.

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L’actuelle église Saint Jean-Baptiste, édifiée sur un plan basilical voit sa construction débuter peu après la Révolution Française, fin XVIIIe siècle. Bien que le gros oeuvre soit terminé en 1829, il faut encore orner l’édifice de son décor baroque provenant d’Italie. Cette opération prend encore quelques années. Le visiteur est marqué par l’accueil chaleureux de l’église, et ses yeux sont tout de suite attirés dans chaque recoin, si majestueux les uns que les autres.  

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La sonnerie d’Arêches représente trois des sept générations de la fonderie Paccard. La plus ancienne cloche est datée de 1714, et fut refondue en 1886, elle a été achetée à la paroisse du Villard en 1827. La troisième cloche de l’église, a été coulée en 1809. Elle prit le chemin de la fonderie en 1950 pour revenir, en plus d’être brillante, avec un son cristallin. Malgré ces refontes, la musicalité de la sonnerie se forma en 1841 grâce à l’ajout de deux cloches, la 1 et la 4. Les quatre cloches égrènent joyeusement le motif du Salve Regina.

1 – Germaine Marie Ange – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 113cm – 880kg – Fa3 +5

+JE M’APPELLE GERMAINE MARIE ANGE PARRAIN GERMAIN GACHET MARRAINE MARIE-ANGE MONOT SON EPOUSE+

+QUE LA PROVIDENCE ME CONSERVE ET PAR MON SON LE FRUIT DE LA TERRE+

+VOCEM DIHIT DEDIT OBLTIO FIDELIS MAXIME AMEDE VIBERT JEAN BAPTISTE VIALLET CLAUDE ANTOINE PERRIE CONSEILLERS+

+RD MARTIN CURE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD FONDEURS 1841+

2 – Marie Josephine Ambroisine – G&F Paccard, Annecy le Vx, 1886 – 96cm – 400kg – La3 -1 

+PAROISSE ST JEAN-BAPTISTE D’ARECHES+

+J’AI ETE FONDUE EN 1714 REFONDUE ET AUGMENTEE EN 1886+

+GRACE A LA GENEROSITEE DES HABITANTS D ARECHES RESIDANT AU PAYS ET A L’ETRANGER+

+JE SUIS DEDIEE AU SACRE-COEUR DE JESUS+

+JE M’APPELLE MARIE JOSEPHINE AMBROISINE+

+J’AI POUR PARRAIN MARIE-AMBROISE BOCHET+

+J’AI POUR MARRAINE MARIE-JOSEPHTE DOIXO¨+

+A                                         CURE+

+GEORGES ET FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX Hte-SAVOIE 1886+

3 – Agathe Pierrette – Les Fils de G. Paccard, Annecy le Vx, 1950 – 76cm – 260kg – Do4 +/-0

AGATHE-PIERRETTE

PARRAIN : Mr PIERRE VIALLET, ADJOINT

MARRAINE : Mme AGATHE VIBERT, EPOUSE A. BLANC

FONDUE EN 1809

J’AI ETE REFONDUE EN l’ANNEE SAINTE 1950

A ANNECY-LE-VIEUX PRES D’ANNECY PAR LES FRERES PACCARD

MR VICTOR CHARVIN, CURE D’ARECHES

S. Exc. Mgr. JAUFFRES, EV. DE TARENTAISE

S.S. PIE XII, PAPE

OPUS JUSTITIAE PAX

4 – Andrée Anne Josephte – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 63cm – 180kg – Ré4 +/-0

+JE M’APPELLE ANDREE ANNE JOSEPHTE+

+PARRAIN PIERRE ANDRE VIBERT DE BEAUFORT MARRAINE MERE JOSEPHTE BLANC+

+CURE RD MARTIN DU BOURG ST MAURICE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD 1841+

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La troisième cloche et sa teinte argentée, datée de 1950.

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Fa 3 + 5

La 3 – 1

Do 4 + 0

Ré 4 + 0

Hum

Fa 2 + 8

La 2 + 3

Do 3 + 1

Ré 3 + 13

Fondamentale

Fa 3 – 5

La 3 – 6

Do 4 + 0

Ré 4 – 13

Tierce

La Bémol 3 +2

Do 4 – 2

Mi Bémol 4 –1

Fa 4 – 0

Quinte

Do 4 + 11

Mi 4 + 5

Sol 4 + 12

La 4 + 11

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—————

 

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Mes remerciements à la mairie de Beaufort, ainsi qu’a Armand Joguet pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » invité à cette tournée surprise pour son anniversaire en ce 31 octobre 2013. Amitiés au campanologue Matthias Walter, également de la partie.

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Beaufort – Eglise Saint Maxime

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Beaufort est avant tout réputé pour son célèbre fromage homonyme, son joli bourg et son église est tout aussi agréable, davantage pour les yeux que pour la bouche. Le lieu de culte Beaufortin remonte au XIe siècle, même si l’édifice actuel, marquant par son imposante tour-clocher roman du XIIe siècle, fut construit entre le XIIIe et le XIXe siècle. Il exprime un style baroque typique pour la région.

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La première mention de cloches remonte au XVIIIe siècle. L’an 1703, un incendie ravage l’église, les cloches n’en sont hélas pas sorties saines et sauves. En 1793, les Révolutionnaires emportèrent les cloches et voulurent détruire la tour. Grâce aux habitants, seuls les murs et le bourdon de 69 Quintaux (estimé à plus de trois tonnes) sont restés. Malheureusement elle ne survécut pas très longtemps puisqu’elle a été refondue l’an 1840 par les frères Paccard, pour être divisée en deux cloches. En 1935 une nouvelle cloche se refuge dans le clocher tout en remplacement une cloche cassée et celle de la chapelle des Pénitents.

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1 – Jeanne-Louise – Frères Paccard, Quintal l’an 1840 – 151cm – 1’900 kilos – Ré Bémol 3 -8

+Rd JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC ET PARRAIN JEANNE LOUISE BESSON SON EPOUSE MARRAINE+

+SOUVENIR DE RECONNAISSANCE POUR MR LE CHANOINE GIRARD ARCHIDIACRE DE LA METROPOLE DE CHAMBERY+

+LIBRE DE TOUT IMPOT TOUJOURS AVEC HONNEUR+

TU NOUS ANNONCERAS LA JOIE OU LA

DOULEUR JE DOIS MON EXISTENCE AINSI

QUE MA SOEUR AUX DEBRIS D’UNE AUTRE

DE 69 QUINTAUX CASSEE EN LA SONNANT

FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY PAR

LES FRERES PACCARD AN 1840

CAROLO ALBERTTO REGNANTE

JE PESE 40 QUINTAUX

2 – Marie-Jacqueline – Frères Paccard en 1840 – 131cm – 1’400 kilos – Mi Bémol 3 -6 

+RD JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+JEAN MARIE MICHEL BLANC TRESORIER DES PAUVRES PARRAIN MARIE JACQUELINE FAVRE SON EPOUSE MARRAINE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC+

+POUR BEAUCOUP DE BESOINS MON SON EST NECCESAIRE MAIS TOUJOURS GRATUIT ET JAMAIS TRIBUTAIRE FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY AN 1840 PAR LES+

+FRERES PACCARD JE PESE 28 QUINTAUX CAROLO ALBERTTO REGNANTE+

3 – Marie-Victoire – Fondue par André Chevalier, Lyon en 1840 – 108cm – 750 kilos – Fa 3 -3

+ST MAXIME EVEQUE ET PATRON DE LA PAROISSE DE BEAUFORT+

+PARRAIN CIRILE FRIZON MARRAINE MARIE CHRLOTTE Ve FRIZON NEE BLANC+

+JE DOIS MA NAISSANCE AUX TEMPS MALHEUREUX JADIS ET AUX SOINS DE MR CHARLES+

+LARMAS CURE ET A MR J E VERPIS SINDIC ET A MM BOUCHAGE MAXIME BOUCHARGE CHARLES+

+JH ANTE DUC ACCOLET DUCIS ELOI CONSEILLERS ET LOUIS HEURY SECRETAIRE ET NOTAIRE+

+ET A LEURS SURVEILLANCE ET AUX DONS GENEREUX DES BEAUFORTEUX BEAUFORTENS+

CHEVALIER FONDEUR A LYON EN 1825

4 – Marie-Jeanne – Les Fils de G. Paccard en 1935 – 97cm – 635 kilos – La Bémol 3 -7

JE M’APPELLE MARIE-JEANNE

JE SUIS SORTIE DES ATELIERS DE MRS PACCARD A ANNECY

ET J’AI ETE PLACEE PEU APRES (1935)

DANS LE CLOCHER DE L’EGLISE SAINT MAXIME DE BEAUFORT-SUR-DORON

ABBEE COLLAT, CURE – ADRIEN PLASSARD, VICAIRE

PARRAIN : JEAN MAXIME VIALLET, DU PRAZ

MARRAINE : MARIE VERPIE, VEUVE FRANÇOIS PERRIER

CETTE CLOCHE A ETE OFFERTE PAR LA MUNICIPALITE DE BEAUFORT

PAR DELIBERATION DU 10 MARS 1935

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La petite cloche, refondue l’année 1935

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Analyse Sonore (dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmoniques

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Ré Bémol 3 – 8

Mi Bémol 3 – 6

Fa 3 – 3

La Bémol 3 – 6

Hum

Ré Bémol 2 – 4

Mi Bémol 2 – 1

Fa 2 – 1

La Bémol 2 – 7

Fondamentale

Ré Bémol 3 – 14

Mi Bémol 3 – 13

Fa 3 – 2

La Bémol 3 – 6

Tierce

Mi 3 – 7

Sol Bémol 3 – 6

La Bémol 3 – 4

Si 3 – 5

Quinte

La Bémol 3 – 4

Si Bémol 3 – 1

Do 4 – 8

Mi Bémol 4 +/- 0

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Un grand merci à la mairie de Beaufort, Armand Joguet ainsi qu’a Alain Maître, des services techniques, pour l’accès au clocher ainsi que pour les sonneries spéciales. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches », invité de la journée ainsi qu’a Matthias Walter, campanologue à Berne, également présent.

Les Gets – Eglise de la Nativité de Marie

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La première mention de la commune des Gets apparaît au XIIè siècle, il s’agissait uniquement d’une paroisse sous la tutelle de l’Abbaye d’Aulps. L’église se situait à hameau de l’actuel lieu-dit « Moudon ». En 1507 une église fut construite à la place de l’actuelle, on n’en sait malheureusement pas plus sur celle ci. Enfin, en 1875, on bâtit cette église néo-romane, elle forme une croix latine et possède une tour-clocher ornée d’une flèche.

Quelques années après la construction de la première église des Gets, en 1507, on y ajoute une cloche de 1855 kilos, en 1578, une cloche nommée « Barbe » prit place dans le clocher, elle a été refondue en 1725. En 1845, les frères Claude & Jean Pierre Paccard coulèrent deux cloches, qui furent, elles aussi, refondue lors de la restauration de l’église.

Cloche 1 : Jeanne-Marie – Georges & Francisque Paccard – 28/01 1892 – 1,5m – 2’078 kg – Do3 -1

JEANNE-MARIE

PARRAIN DUCRETTET MARIE DE LA CULAZ

MARRAINE DUCRETTET JEANNE MARIE DE LA CULAZ

Mr BRON JEAN-JOSEPH CURE DES GETS NE A DOMANCY

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1892

Cloche 2 : Marie Josephine – Jean Baptiste Durand, Nicolas Boulanger – 1725 – 1,18m – 1’000 kg- Fa3 -2

Ste VIERGE PRIEZ POVR NOVS

PIERRE FRANCOIS GVEBEY CVRE DES GETS L’AN 1578

+JE FVS NOMMEE BARBE ET L’AN 1725 NOMMEE SVIS MARIE JOSEPHINE PAR R.D.S JOSEPH TROSSET VICAIRE ET PAR MARIE DVCRETTET FEMME DV Sr ANDRE GVEBEY+

JEAN B. DVRAND et BOVLANGER M’ONT FAITE

Cloche 3 : Saint François de Sales – Alfred Paccard – 1958 – 1m – 620 kg – Sol3 -5

« SAINT FRANÇOIS DE SALES, PRIEZ POUR NOUS »

FONDUE A QUINTAL EN 1845

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS.

PARRAINS : Rd JACQUES ANTHONIOZ, R.P. ORCIER.

MARRAINE : JEANNE ANTHONIOZ DES LONGUES PAUSES

« CHANTEZ AU SEIGNEUR UN CHANT NOUVEAU » (Ps. 97)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. GRESBON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : RAYMOND BAUD, PRETRE

MARRAINE : JEANNE PERNOLLET, EPOUSE EUGENE DELAVAY

Cloche 4 : Saint Louis de Gonzague – Alfred Paccard – 1958 – 0,9m – 450 kilos – La3 -2

« St LOUIS DE GONZAGUE, PRIEZ POUR NOUS »

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS

PARRAIN : Rd J.B. COPPEL, VICAIRE A ABONDANCE

MARRAINE : NICOLARDE COPPEL

FONDUE A QUINTAL EN 1845

« QUE VOTRE OREILLE SE FASSE ATTENTIVE AU CRI DE MA PRIERE » (Ps. 129)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. CRESBRON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : EMILE ANTHONIOZ, CURE DE JUVIGNY

MARRAINE : IDA GRANGE, EPOUSE ALFRED ANTHONIOZ

CLOCHE 3 (7)

Le « Panis Angelicus », la note et le numéro de série sur la cloche n°3.

CLOCHE 4 (2) CLOCHE 3 (3) CLOCHE 3 (2)

CLOCHE 2 (4) CLOCHE 2 (3) CLOCHE 1 (7)

CLOCHE 1 (5) CLOCHE 1 (13)

Mes remerciements à la Mairie des Gets, M. Decorvan, M. Antoine, son employé Arnaud!

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Ceyzériat – Eglise Saint Laurent

P1020718Petite ville de 2’700 habitants situé non loin de Bourg en Bresse, Ceyzériat a su converser l’apparence d’un charmant village. Un calme reposant semble entourer l’église, qui a vu sa construction débuter en 1417. Il se peut que l’église ait été remaniée au XIXè siècle, puisque d’inspiration néo-gothique. Les quatre vitraux du chœur, quant a eux, datent du XIVè siècle et ont retrouvés leur place il y a quelques décennies.

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Le charmant clocher au sommet octogonal est l’un des rares « clochers tors » en France. Bâti en 1818, il l’a été volontairement par le charpentier. Néanmoins, la flèche fut solidifiée ultérieurement pour éviter une plus grande torsion. L’accès aux cloches se fait au moyen d’un escalier en colimaçon, attenant au clocher et dissimulé dans la nef. Enfin un simple escalier interne nous permet d’être au sommet de la tour-clocher.

Cloche 1 « Gabrielle Antoine Blanche Hélène » : « G. Paccard & ses Fils » en 1913 – 1050 kilos – Mi3 +1

Cloche 2 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 750 kilos – Fa#3 – 5

Cloche 3 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 550 kilos Sol#3 – 7

Cloche 4 : Inconnu en 1723 – 80 kilos – Ré#4 + 1

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La plus petite cloche, et son profil de braillard.

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Un grand merci à M. Le Maire, M. le curé pour les sonneries spéciales. Ainsi qu’a M. Henaff pour l’accès au clocher.

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Bourg en Bresse – Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation

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Cela fait cinq siècles que la co-cathédrale gothique de Bourg trône au milieu de la ville. Bâtie dès 1505, les travaux ne s’achèveront qu’en 1696, date à laquelle on pose le coq sur la tour-clocher. A l’intérieur de l’édifice se dresse une imposante nef à plan basilical, mêlant les arts gothique et néo-gothique. A la base, cet édifice fut cathédrale du diocèse de Bourg (1515-1534) mais elle devint par la suite collégiale. De ce collège de chanoines, restent encore les magnifiques stalles (1530) dans le fond du chœur. Aujourd’hui elle est cathédrale du diocèse de l’Ain avec la cathédrale de Belley.

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La première mention de cloches remonte à 1696, trois cloches sont hissées dans la tour-clocher. Un siècle plus tard, la Révolution Française fit abattre le clocher et les cloches furent fondues en canons. En 1855 un nouveau clocher est érigé et nous noterons l’installation de neuf cloches, fondues un an plus tôt par Gédéon Morel, maître fondeur à Lyon pour huit d’entre elles. La neuvième provient de Bourg, fondeur par Jérôme Bernard en 1824, nous n’avons aucune connaissance de cette cloche avant son installation en compagnie des cloches MOREL. Le bourdon est arrivé à Bourg le 25 mai 1855 à quinze heures, il fut précédé par 4 chevaux et suivi par un cortège de curieux et paroissiens venus découvrir leur bourdon. En 1910, le clocher fut reconstruit. A cette occasion, en 1911, 14 cloches fut fondues par Georges Paccard et ses Fils arrivent à Bourg pour compléter le carillon commencé par le fondeur Lyonnais, il est actionné lors des Angelus par un cylindre ROYAL EIJSBOUTS (Pays Bas) amené cette même année.

Lab2 – Réb3 – Mib3 – Fa3 – Solb3 – Lab3

Si3 chromatique Ré#7 (17 cloches)

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Mes sincères remerciements à Monsieur le curé ainsi qu’a Julien Chauvau, organiste et trésorier de la paroisse, pour l’accès au clocher ainsi que les sonneries spéciales.

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Bonne sur Menoge – Chapelle Saint Eusèbe (Loëx)

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Construite au XIIe siècle par les Barons d’Yvoire, la chapelle de Loëx a connu des jours heureux, mais elle a surtout été victime de l’instabilité Savoyarde. A l’emplacement du simple porche que nous connaissons aujourd’hui, se dressait jadis un clocher. La chapelle fut restaurée en 1962 grâce à un mécène. Nous noterons un rafraîchissement de la peinture, ainsi que l’arrivée de nouveaux vitraux contemporains.

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Dans l’ancien clocher se cachaient deux cloches, qui ont survécu à la destruction du clocher en 1589 par les Bernois. L’Architecte CHENEVAL a été amené à dessiner les plans de la nouvelle tour-clocher de la chapelle, le projet n’a jamais vu le jour. A la Révolution, la grande cloche quitta Loëx, pour ne jamais revenir. La petite, elle, devait rester dans le but de sonner le tocsin. En 1795 la commune n’a récupérée qu’une cloche fêlée ainsi que deux morceaux de bonze représentant une masse de 195 kilos. La cloche se situe dans les combles, au dessus de l’entrée de la chapelle. Elle pèse une cinquantaine de kilos pour chanter un La Bémol 4 et porte la date de 1574. On peut également y lire :

LAVDATE DOMINVM OMNES GENTES LAVDATE EV MONEL

POPVLI LAN MIL VCLXXIIII

La cloche a été classée Monument-Historique à titre objet en 1942.

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Mes remerciements à la communauté paroissiale de Loëx pour l’accueil et pour l’accès au « clocher » !

Marcellaz en Faucigny – Eglise Saint Maurice

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Deux Marcellaz, deux églises Saint Maurice, ce n’est pas dans l’originalité que ces deux commune se protègent au moyen de Saints Patrons. A Marcellaz, dans la province du Faucigny, c’est une charmante petite église qui nous ouvre ses portes. Construite entre 1851 et 1854, elle remplace une église plus petite, donc la sacristie actuelle devrait correspondre au chœur de celle-ci, selon la mappe sarde (plan de la commune).


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L’histoire des cloches de l’église de Marcellaz remonte en 1775. La paroisse fit l’achat d’une cloche de 150 kilos, fondue à Genève. A la Révolution, elle fut cachée non loin de l’église, au lieu-dit « Près Baillard ». Précisons qu’elle n’a jamais retrouvé place dans le clocher de Marcellaz.

En 1798, la paroisse retournait à Genève pour couler une cloche. Elle sera fondue par Jean Daniel Dreffet. Elle est dédiée à St Maurice. En 1915 la paroisse fit l’acquisition de 2 nouvelles cloches, fondues aux établissements PACCARD d’Annecy le Vieux, pesant respectivement 110 et 70 kilos. Entre 1920 et 1925, le curé de la paroisse l’Abbé Peillex offrit six nouvelles cloches et permettent la création d’un ensemble campanaire formant une octave complète ainsi qu’une quarte en grave (la cloche Dreffet).

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La paroisse a vu trois carillonneurs : l’Abbé Peillex, qui transmis l’art du carillon à Jean Chapuis. Depuis 1992, date de l’électrification des cloches. C’est Bernard Chapuis, fils de Jean, maire de la commune, qui endosse le rôle de carillonneur depuis la sacristie. Il fait résonner les cloches lors des fêtes ainsi qu’aux offices religieux.

Tessiture : Si3 Mi4 diatonique Mi5

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Source : Le Petit Colporteur n°1 – Laurent MONTFORT

Photos des cloches : commune de Marcellaz

( photos de l’église et conférence : Quasimodo Sonneur de Cloches )

Mes remerciements vont à M. Chapuis, maire de la commune, pour m’avoir permis de jouer le carillon, Roger DESBIOLLES, pour l’organisation de cette conférence campanaire.

Feigères – Eglise Saint-Lazare

Sur les hauteurs de Saint-Julien-en-Genevois, offrant un panorama agréable sur le lac Léman et le Salève, la commune de Feigères se dessine sur un plateau mis en valeur de part et d’autre du chef-lieu par le Grand Nant et par l’Aire qui ont creusé des petits vallons au fil du temps. Au Moyen-Âge, la paroisse dépend des comtes de Genève. Les chartreux de Pomier y percevaient aussi la dîme. En 1401, elle passe sous domination savoyarde avec la prise du comté de Genève par Amédée VIII. Au XVIIIe siècle, Feigères fait partie intégrante du baillage de Termier avec les localités alentours et ce jusqu’à la Révolution française. La population de ce charmant village a atteint un pic d’un millier d’habitants au milieu du XIXe siècle avant de décroitre lentement jusqu’aux années 1960. Depuis, la commune alors réduite à 400 âmes a quadruplé son volume, tutoyant même les 2’000 personnes aujourd’hui !

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Citée en 1302 déjà comme donation à l’abbaye Saint-Victor de Genève, l’église de Feigères fut reconstruite intégralement en 1846-1847 suivant le plan d’une croix grecque. Elle fut ensuite consacrée en 1852. Au début du siècle, l’église menaçait ruine et le curé Naz en dressait de nombreuses critiques : elle était trop sombre, trop petite, le plafond trop bas, la toiture abîmée et laissait l’eau s’infiltrer dans l’édifice… Et le clocher, un petit mur en façade avec deux baies pour les deux cloches, menaçait ruine à chaque volée ! C’est en 1835 que le conseil municipal s’intéresse à sa reconstruction, soit 12 ans avant les travaux effectifs ! L’édifice sera alors orienté différent : le clocher qui servait d’entrée dans le monument finira alors collé contre le chœur. Seule la base de ce dernier fut conservé, avec notamment l’ancien porche qui demeure encore aujourd’hui. Sa disposition historique de clocher mur sera revue avec la construction d’une nouvelle tour carré coiffée d’un lanternon dans l’esprit des églises de la région. A l’intérieur de l’édifice, une sobriété est aujourd’hui bien présente. Jusqu’aux années 1970, c’était un majestueux retable néoclassique entouré de stalles ouvragées qui accueillaient le fidèle ! Malheureusement, le Concile Vatican II eut raison de cette décoration sans doute jugée « ostentatoire » par les ouailles de l’époque. Les retables latéraux, dédiés à la Vierge et saint Joseph, ont eux aussi disparu.

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En 1805, deux cloches sont coulées par Jean-Baptiste Pitton de Carouge. Destinées à garnir les deux fenêtres du clocher mur, elles pèsent trois et cinq quintaux de Genève (soit environ 165 et 275 kilos). Outre les parrains et marraines respectifs, elles arboraient aussi les noms des autorités : le maire Antoine Puget et le curé Claude Dromp. Ces deux cloches seront ensuite transférées dans le nouveau clocher, cette fois ci dissimulées derrière les abat-sons. En 1950, la sonnerie Pitton est remplacée par une sonnerie Paccard flambant neuve et beaucoup plus imposante ! La plus grosse cloche dépasse la tonne et la plus petite est légèrement plus lourde que la grande cloche Pitton ! Sur la grosse cloche, nommée Jeanne d’Arc, se trouvent l’intégralité du conseil municipal de Feigères. Se trouvent aussi les noms du pape, de l’évêque et du curé de l’époque. Elle est dédiée aux saintes Jeanne d’Arc et Jeanne de France. La cloche moyenne, nommée Françoise-Chantal, est à la gloire de saint François de Sales et de Notre Dame de la Salette. La plus petite cloche, enfin, Marie Thérèse, prie pour les saintes Thérèse et Maria Goretti. Chaque cloche porte une maxime : la grande invite ses ouailles à entendre son appel tandis que la moyenne chante les louanges du Seigneur et de Notre Dame. La plus petite, enfin, rappelle aux fidèles le commandement du Seigneur « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

N°

Nom Diamètre (cm) Masse (kg)

Note

1

Jeanne d’Arc 120,2 ~1’150 Mi 3
2 Françoise Chantal 101  ~620

Sol 3

3

Marie Thérèse 80 ~325 Si 3

Fonderie Paccard – 1950

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Mes remerciements à :
M. Gérard Messerli, sacristain, pour l’ouverture du clocher et les sonneries spéciales.
M. Michel Brand, ancien élu d’Archamps, pour l’organisation du rendez-vous.

Sources & Liens :
Feigères, Abel Jacquet, 1941
Relevé d’Auguste Cahorn, 1888 – Archives diocésaines d’Annecy
Relevé personnel
Fonds privés
La Salévienne

Vers – Eglise de la Nativité de Marie

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La première mention d’une église à Vers remonte au XIIIè siècle, au même emplacement que l’actuelle. Elle disposait d’un clocher mur avec deux cloches. En 1837, la « tour » devient dangereuse pour les paroissiens, il est donc décidé de la reconstruire. C’est Jean-Louis Ruphy, architecte bien connu dans la région, qui est chargé des travaux. L’église actuelle est édifiée tente ans plus tard, et, contrairement au clocher néo-classique, elle est bâtie dans le style néo-gothique. Elle sera bénie en 1887.

La sonnerie est composé de trois cloches : la première cloche, est la plus récente, ses inscriptions relatent son histoire (parrain, marraine…) et rendent également hommage a tous les enfants de Vers qui ont péri dans la guerre 1914-1918. Elle a été coulée par les fils de G. Paccard en 1934. Les deux plus petites cloches ont été coulées le 2 décembre 1828 par Claude Paccard.

Cloche 1 – Les Fils de G. Paccard, 1934 – 800 kilos – Fa dièse 3

Cloche 2 – Claude Paccard, 1828 – 200 kilos – Do Dièse 4

Cloche 3 – Claude Paccard, 1828 – 130 kilos – Ré Dièse 4

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Mes remerciements à M. Excoffier, pour son accueil ainsi que pour les sonneries spéciales.

Présilly – Eglise Saint-Clément

Un lieu chargé d’histoire
Présilly est une commune de 800 habitants dont la quiétude est très recherchée par une grande partie de travailleurs frontaliers passant quotidiennement la frontière pour se rendre à Genève. Les pentes douces du Mont Sion offrent un magnifique panorama sur la ville helvétique avec en toile de fond le Jura mais aussi sur les belles falaises savoyardes du Salève. Présilly est aussi une commune avec un lourd passé religieux. Les personnes les plus aguerries de l’histoire s’arrêteront déjà sans doutes sur le « Mont Sion », petite montagne reliant les pentes du Salève à celles du Vuache, ou aussi, géographiquement, Annecy et Genève. Le Mont Sion, montagne de Jérusalem, est en effet très importante dans la religion chrétienne. Mais il ne faut probablement pas faire de lien entre ces deux montagnes. Le nom de Sion est en effet très rependu dans la région : la ville de Sion, en Suisse, est la capitale du Valais. Il y avait aussi une commune dénommée Sion près d’Annecy, aujourd’hui partie intégrante de Vallières-sur-Fier. Cette dernière tirerait ce nom de l’époque romaine. Lors de fouilles pour la construction de la nouvelle autoroute, un site romain complet a été découvert à Présilly. Non loin des fouilles a été édifié au XIIème siècle sous le règne du pape Alexandre III la Chartreuse de Pomier. Il s’agit alors du troisième monastère fondé dans le diocèse par cet ordre, toujours en activité et réputé pour sa boisson digestive iséroise. La chartreuse a bénéficié de nombreux appuis pour prospérer, notamment avec la bienveillance des comtes de Genève. Le monastère disparaîtra à la Révolution et ses biens seront dispersés dans les églises alentours. Quelques bâtiments subsistent aujourd’hui et ont accueillis diverses activités avant d’être aujourd’hui destinés à des réceptions ou des séminaires.

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Une paroisse dédiée à saint Clément
N’oublions cependant pas que Présilly est aussi et avant tout une paroisse. Ses fondations sont probablement anciennes car lors de la création de la chartreuse, on rattache l’église de Présilly à celle-ci au grand désespoir du doyenné de Vullionnex qui jouissait jusqu’alors des droits de la paroisse. Cette dernière s’est placée sous la protection de saint Clément, cas unique dans le diocèse d’Annecy. Clément de Rome est selon la tradition le 4ème pape de la chrétienté, mort en martyr jeté dans la mer, une ancre autour du cou. Cette représentation fait d’ailleurs figure dans le chœur de l’église actuelle, au dessus du maître autel. Cette église -parlons en- a été reconstruite au début du XIXème siècle. En 1827, le conseil constate que le bâtiment et tout particulièrement son clocher sont en très mauvais état : les cloches mettaient en péril l’ensemble. Le conseil dissertait au début de réparations, mais l’accroissement de la population pousse les élus à décider sa reconstruction. Cette décision est validée le 2 mai 1835 et la première pierre est solennellement bénie par l’abbé Greffier, curé de Carouge, le 15 juin 1836. Le 13 octobre 1839, Mgr Rey, évêque d’Annecy, procède à la consécration du sanctuaire devant plusieurs prêtres et une assistance nourrie. Le curé raconte dans les registres que même des genevois sont venus prendre part à cette grande cérémonie. L’église aura donc coûté au total 17’120 livres neuves. Une petite partie de la somme provient de dons. On a réutilisé certaines pierres de la chartreuse de Pomier et de l’ancienne église pour construire la nouvelle. Mais lors des travaux, le clocher s’est effondré avant même d’être achevé car mal construit. En 1870 déjà, des fissures apparaissent et des contreforts seront installés en 1880 pour garantir la stabilité du monument. La fresque évoqué plus haut, mettant en avant saint Clément, date de 1936 et en remplacerait au moins une autre. L’église possède en outre deux retables latéraux, dédiés au Sacré-Cœur et à la Vierge Marie.

Une cloche aux origines mystérieuses
La cloche médiane de Présilly comporte les inscriptions suivantes :

IHS MARIA Mre CLAUDE ANTHOINE PALATIN DE DYO COMPTE DE MONTMORT PARRAIN HAVTE &
PVISANTE ELEONOR DAMAS TIENGE SON AYEVLLE PATERNELLE MARRAINE 1 6 5 5

Cette cloche est un véritable mystère ! Seulement datée mais non signée, cette vénérable dame de bronze n’est -pour l’heure- pas inscrite aux monuments historiques, comme le doit l’être toute cloche de sa trempe. Ses deux lignes reproduites ci-dessus devraient nous aider à la comprendre. Et bien non ! Les seules informations qu’on nous donne sont son parrain et sa marraine, Claude-Anthoine Palatin (~1645 – 1722) et sa grand-mère paternelle, Eleonore Damas Tienge. Ces deux personnalités ont été très influentes à leur époque… en Bourgogne ! Plus précisément en actuelle Saône-et-Loire. Ils y possédaient de nombreux titres : Comtes de Montmort, Seigneurs d’Essenlsey, de Rochefort… Mais rien en lien avec nos contrées. Notons bien qu’à l’époque, la Bourgogne et les Pays de Savoie n’avaient plus de rapports entre eux. Un autre barrage à la compréhension de cette cloche est son auteur et une éventuelle dédicace : la cloche n’est pas signée et ne possède qu’en décors le blason de la famille et une simple croix. Il n’est fait aucunement mention d’un saint et d’un lieu. L’inscription « IHS MARIA » (comprendre Jésus et Marie) est commune à de nombreuses cloches à l’époque et n’est en rien un indice. De nombreuses hypothèses émergent :

  • La cloche a-t-elle vraiment été fondue pour Présilly ? Cette possibilité est peu probable car pourquoi avoir eu comme parrain et marraine deux personnes comtes et seigneurs de terres à plus de 200 kilomètres de là ? La Chartreuse de Pomier, quant à elle, ne possédait que trois cloches (une grosse et deux petites) qui ont été toutes trois envoyées à Carouge. Si les deux plus petites ont purement et simplement disparues, la plus grosse loge encore dans le clocher de l’église Sainte-Croix de cette même cité. Fondue au XVIIème siècle par Christophe Aubry, une majeure de ses inscriptions ont malheureusement été limées dont sa date, comme une tentative de faire « table rase » de son passé présillien. De plus, elle produit exactement la même note de musique que notre mystérieuse cloche (à savoir le « la » du diapason).
  • La cloche a-t-elle été fondue pour un autre clocher du secteur ? A la Révolution, en Pays de Savoie, très peu de cloches ont été cassées par les Révolutionnaires. Le Concordat n’était même pas signé que les différentes paroisses retournaient au dépôt pour récupérer « leur » cloche(s)… ou plutôt une cloche plus grosse sans se soucier de sa provenance initiale ! C’est ainsi que de nombreuses cloches ont été installées dans un autre clocher, mais au maximum à quelques dizaines de kilomètres de distance… Et cette hypothèse se heurte une nouvelle fois à la présence, en terres savoyardes, de seigneurs bourguignons.
  • La cloche aurait elle été déplacée ? Et pourquoi ? Comment expliquer un tel voyage ? Et dans quel but ?

Il va de soi que la dernière hypothèse, même si elle semble la plus extraordinaire, reste la plus probable car cette famille n’est à l’époque absolument pas associée à la région. Nous espérons trouver toutefois l’origine véritable de cette cloche avec, vœu pieu, l’explicatif de sa venue ou de la présence des parrain et marraine à Présilly en 1655. Les archives départementales de Saône-et-Loire ont bien voulu -et je les en remercie- creuser le sujet en étudiant les fontes de cloches sur les communes où jadis les seigneurs avaient juridiction : aucun indice laisse supposer la fonte d’une telle cloche.

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Une troisième cloche au clocher
Le beffroi en bois est jadis conçu pour deux cloches : celle de 1655 et une autre, plus grosse, fondue en 1859 par les frères Paccard. Cette cloche d’environ 800 kilos bat les heures depuis plus d’un siècle : en témoignent quelques reliques d’un marteau de tintement. L’horloge mécanique, quant à elle, a purement et simplement disparue depuis l’électrification des cloches en 1948. C’est d’ailleurs à cette date qu’a été installée « Marie Josèphe ». Cette cloche d’environ 325 kilos permet d’étoffer les sonneries dans ce petit village. Pour mener à bien le projet, il fallut retravailler le beffroi et déplacer la cloche moyenne. Ce fut chose faite le 12 juillet, signatures sur le beffroi à l’appui. La cloche fut en effet bénite la veille par Mgr Auguste Cesbron, évêque d’Annecy « à la gloire de Notre Dame des Rapes ». Outre son parrain et sa marraine, elle arbore fièrement le nom de deux évêques originaires du diocèse : Mgr Duval, évêque d’Hippone (Algérie), futur cardinal et Mgr Socquet, futur archevêque de Ouagadougou (Burkina-Faso). La cloche « appelle les vivants, pleure les morts et brise la foudre ».

N°

Nom Fondeur Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 — Paccard frères 1859 110,3 ~800

Fa♯3

2

— inconnu 1655 86 ~350 La 3
3 Marie Josèphe Fonderie Paccard 1948 80,8 ~325

Si 3

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Remerciements :
La mairie de Présilly et plus particulièrement son maire, Nicolas Duperret.
M. Claude Mégevand, président de la Salévienne, pour l’organisation de la visite.

Sources & Liens :
Mairie de Présilly.
Sur le versant du Salève : la chartreuse de Pomier / Abel Jacquet, 1980.
Inventaire de M. Auguste Cahorn, 1888 – Archives diocésaines d’Annecy.
Archives départementales de Haute-Savoie – E-DEPOT 216.
Archives départementales de Saône-et-Loire.
Relevé personnel.
Clichés personnels (sauf mentionné).