Mieussy – Eglise Saint Gervais & Saint Protais

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Construite dans un style gothique tardif, l’église de Mieussy a été consacrée en 1485. La nef et le chœur possèdent chacun deux travées. Le clocher, s’élevant à près de 40 mètres, offre un style baroque, avec son beau bulbe construit au XIXe siècle.  Le portail occidental, daté de 1535, est inscrit aux Monuments Historiques.

Cloche 1 « Gervaise Josephe Françoise Marie »  : Les fils de G. Paccard, 1946 – 1’800 kilos – Do Dièse 3 (Refonte d’une cloche de 1559)

Cloche 2 « Sainte Famille » : G&F Paccard, 1897 – 900 kilos – Fa 3

Cloche 3 « Marie Antonie Bernadette » : Les Fils de G. Paccard, 1941 – 550 kilos – La Bémol 3

Cloche 4 : « Sacré Coeur & Notre-Dame des Douleurs » : G&F Paccard, 1897 – 180 kilos – Ré4

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Merci à Mme. & M. Dumoulin pour l’accès au clocher.

Samoëns – Collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption

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Le village.

Installé dans la Vallée du Giffre, Samoëns est un bourg organisé autour de sa place où trône le Gros Tilleul depuis plus d’un demi-millénaire. Il forme un ensemble séculaire avec la Grenette, l’église paroissiale -ancienne collégiale du diocèse d’Annecy-Genève-, la fontaine et la mairie. Mais le village ne se limite pas au simple vallon sur lequel le bourg est édifié. Sur les adroits et les envers se trouvent une multitude de hameaux. Les neuf plus importants possèdent depuis des siècles leurs propres chapelles, presque toutes antérieures à la Révolution. Au total, 2’300 « septimontains » vivent à l’ombre de sept monts qui sont sur le territoire de la commune. Samoëns demeure un repère pour tous. Historiquement, ce lieu est celui des tailleurs de pierres. En témoigne la confrérie « des quatre couronnées » regroupant un grand nombre de tailleurs de pierres. Les spéléologues noteront le massif karstique du Criou qui abrite deux des plus profonds gouffres du monde, « Jean-Bernard » et « Mirolda ». Les historiens s’intéresseront d’avantage à Mme Jaÿ, native du lieu, fondatrice de la Samaritaine avec son époux, M. Cognacq. Les studios de radio Cognacq-Jaÿ à Paris leur rendent hommage. Le souvenir de Mme Jaÿ demeure cependant à Samoëns puisqu’il y a un siècle, elle offrit à la commune un jardin botanique, toujours ouvert au public, et qui accueille des plantes de montagne du monde entier. Le jardin porte d’ailleurs le doux nom de « Jaÿsinia ». En son sommet, les plus courageux découvriront les ruines d’un château détruit à la fin du Moyen-Âge. Aujourd’hui, Samoëns attire toujours les touristes tant l’été pour des randonnées ou des visites culturelles, que l’hiver avec son grand domaine skiable à 1’600m d’altitude.

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La collégiale et le Criou (2’207m)

Si le village semble tirer ses origines bien avant la fondation de l’abbaye voisine de Sixt, la première mention d’un édifice religieux catholique remonte a 1167, lorsque la paroisse de Samoëns est donnée à ladite abbaye. De cette église, il ne reste que la base de la tour-clocher (XIIIème siècle) et la chapelle Saint Claude (XVe). En 1476, l’édifice est détruit par les Bernois. A peine reconstruit, il est la proie des flammes avec une partie du bourg. En 1575, après maintes négociations, l’église s’affranchit de la tutelle de l’Abbaye de Sixt et se voit élevée au rang de Collégiale, deux décennies après l’achèvement des travaux de construction du bas-côté droit et du porche. Sous ce dernier, on trouve – de chaque côté de la porte – les armoiries du cardinal Gerdil et de Mgr Biord, ecclésiastiques natifs de Samoëns. Le chœur est élevé en 1605, le bas-côté gauche en 1621. La sacristie date, quant à elle, de 1840. A la Révolution, la flèche et les quatre clochetons sont détruits. Reconverti en Temple de la Raison, l’édifice est rendu au culte en 1802, mais comme simple église paroissiale. En 1917, Marie-Louise Cognacq-Jaÿ, fondatrice de la Samaritaine de Paris et enfant du village, finance le remaniement – dans un style néogothique – de l’église, qui reçoit une nouvelle cure de jouvence entre 1978 et 1982. Le classement aux Monuments-Historiques intervient en 1987.

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Le clocher et le Buet (3’096m)

L’histoire campanaire de Samoëns se décompose en plusieurs catégories :
Monument incontournable, la « Grosse Cloche » est la quatrième du département par son poids, juste après les trois bourdons d’Annecy, respectivement installés à Notre-Dame-de-Liesse, à la Visitation et à la Cathédrale.
Dès la fondation de la collégiale, les autorités ont la volonté d’édifier une sonnerie « digne du rang » de l’édifice religieux. Cette phrase laisse à penser que tout l’ensemble campanaire fut remanié. Mais les archives témoignent uniquement de la fonte du « bourdon » qui ne devait donner de la voix qu’aux grandes heures du lieu. En 1581, l‘église de Valère, à Sion, confie à Samoëns une once et demi d’une relique de la « sainte-cloche » « Théodule ». La légende raconte en effet que le pape offrit une grosse cloche à saint Théodule, premier évêque du Valais, pour sa cathédrale. Pour la transporter, le prélat propose un pacte au diable. Celui-ci précise que le diable devra transporter ladite cloche jusqu’à Sion. S’il arrive avant le premier chant du coq, le diable pourra emporter avec lui la première âme qu’il trouvera. Naturellement, le coq chanta avant même son arrivée dans Sion. Cette cloche sonna dans le clocher de Valère jusqu’à sa fêlure. Avec le recul, tout laisse à penser que cette cloche fut en fait fondue en 1334 et qu’elle n’était déjà plus en état de sonner cinq ans plus tard. Dès le XVe siècle, le diocèse valaisan offrit en relique des onces de cette cloche pour transmettre le pouvoir divin que l’illustre instrument était censé avoir : éloigner les orages et éviter les catastrophes.

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Détail du bourdon.

Cette once et demi fut dont incorporée au bourdon septimontain qui prit alors naturellement le nom de Théodule. En avril 1649, la cloche fond dans un incendie. Elle est aussitôt refondue aux frais du Duc de Savoie de l’époque. Après avoir survécu à la Révolution Française, le bourdon se fêle en 1809. Il sera refondu par M. Samuel Croix, fondeur établi à Annecy, inconnu jusqu’alors. Après un essai malheureux, Samuel Croix retente sa chance et parvient finalement à livrer cette cloche de trois tonnes, le 12 février 1810. Depuis deux siècles, le bourdon ne fait entendre sa sonorité puissante que dans de rares occasions, même si hélas, son usage semble tomber en désuétude.

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Détail du bourdon

Avec le Gros Bourdon, seule une petite cloche de quelques quintaux put traverser cette dure épreuve qu’est la Révolution. Mais ces deux cloches ne suffisaient pas à rendre service aux différentes sonneries quotidiennes. Dans les années 1820, l’idée d’un « carillon » germe dans les esprits. La commune lance alors la fonte de trois cloches. Le curé de l’époque, le Rd Michaud, tient à en offrir une quatrième, et la confrérie du Saint-Sacrement finance de son côté sa propre cloche. Il était même question de refondre la Théodule ! Mais cette idée fut vite abandonnée. Le 8 octobre 1824 sont fondues sur la place des Billets six cloches (aux cinq cloches paroissiales s’ajoutent la cloche de la chapelle du Bérouze) par Claude Paccard, fondeur de Louis Frèrejean. Théodule et sa petite sœur sont donc accompagnés par Claudine-Françoise, Marie, Marie -cloche du St-Sacrement-, Antoinette et Josette-Françoise. Le carillon fut jugé assez faux et certaines cloches semblaient être d’une qualité médiocre.

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La « Marie-Félicie ».

En 1877, soit un demi-siècle après la livraison du « carillon », la petite cloche historique, Claudine-Françoise et sa jeune sœur Antoinette sont déjà fendues. Il ne reste donc que quatre cloches, en comptant celle de la Confrérie, en état de fonctionner. Alors, la commune commande aux frères Paccard un second « bourdon » de 1’500 kilos. « Marie-Félicie » sera fondue le 13 juin 1877 avec le métal des anciennes cloches. Elle prend place près du bourdon, au dernier étage du clocher. Mais sa venue complique l’ordonnance des sonneries, au lieu de la faciliter. En 1877, le conseil municipal, conformément aux dispositions des principes organiques, saisit l’évêque et le préfet pour réglementer les volées de la « grosse cloche ». Elle sera dispensée de sonner les cérémonies religieuses et sera autorisée à sonner uniquement pour des fêtes civiles et la réception des autorités communales. En 1881, le maire ajoute que la cloche ne pourra être mise en branle que sur son autorisation, sauf pour le tocsin et pour l’angélus. Cet arrêté est contesté par le curé et l’histoire monte jusqu’au Conseil d’État, qui donnera finalement raison au premier magistrat de Samoëns. Cette affaire fit d’ailleurs jurisprudence pour beaucoup d’autres. Mais la loi de 1905 vint tout rompre en raison de nouvelles modalités contraires aux précédentes dispositions. Cette affaire laisse cependant quelques vestiges : encore aujourd’hui, la grande cloche est mise en branle seule pour de rares occasions. Il y a encore quelques décennies, on pouvait l’entendre pour le Nouvel An, à l’Assomption -fête patronale- et pour sonner le glas, le soir de Toussaint et de la « Fête des Morts » le lendemain. Le bourdon rendait ainsi hommage à tous les défunts décédés depuis la Toussaint précédente, alors que les familles se rendaient au cimetière. Malheureusement son usage est tombé en désuétude car les anciennes dispositions, bien qu’inapplicables aujourd’hui, ont mis cette belle cloche en retrait, si bien qu’elle reste désormais muette pour les grandes occasions.

Début du XXe siècle, une autre affaire intrigante prend pour décor le clocher : vers 1910, le « Vieux Chroniqueur » dresse un historique de la sonnerie dans le bulletin paroissial. Il mentionne cinq cloche : Théodule -le bourdon-, Marie-Félicie, les deux Marie… et Josette-Françoise ! Cette petite cloche ne fut pas électrifiée comme ses grandes sœurs en 1932. Et même aujourd’hui, il n’y a que quatre cloches au clocher. A-t-elle fêlé avant 1932 ? A-t-elle changé de clocher ? Le mystère reste entier. Si aujourd’hui, le Gros Bourdon reste généralement muet, ce sont Marie-Félicie (2) et la grande Marie (3) qui se font entendre chaque quart d’heure, pour les angélus et le dimanche matin. Pour les sépultures, la petite Marie (cloche du Saint-Sacrement) se joint à la macabre volée, étant donné que la Confrérie n’existe plus. Elle sonne également seule aux baptêmes.

La nef. Au fond, le carillon & l'orgue.
La nef. Au fond, le carillon & l’orgue.

Aujourd’hui, près du bénitier, un instrument de 19 cloches complète l’ensemble campanaire. Il s’agit de l’ancien carillon « Ars Sonora » du musée de la Fonderie Paccard. Cet instrument électrique est programmé pour jouer automatiquement en journée (sauf le samedi et le dimanche matin) et peut aussi être joué à l’aide d’un clavier. C’est une véritable rareté d’avoir un carillon installé sous une nef, près du grand orgue, plutôt qu’au sommet d’un clocher !

Nom Fondeur(s) Date Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Théodule, Gros Bourdon ou Grosse Cloche Samuel Croix 1810 169,4 3000 Si 2
2 Marie-Félicie Frères Paccard 1877 134,3 1500 3
3 Marie Claude Paccard 1824 104 700 Fa dièse 3
4 Marie, Confrérie du saint Sacrement Claude Paccard 1824 93,3 500 Sol Dièse 3

Les deux grosses cloches :
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Détail de la seconde cloche, Marie-Félicie :
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Les deux petites cloches, fondues en 1824 :
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Mes remerciements, pour les visites du clocher et les sonneries spéciales, à la municipalité sous le mandat de M. Jean-Jacques Grandcollot, maire. Je remercie également la communauté paroissiale sous le mandat du père Hébert pour sa collaboration. Remercié soit aussi Mickael Meynet, en charge du patrimoine, pour m’avoir ouvert le clocher à deux reprises et pour la mise à disposition d’intéressantes archives. Je remercie encore mes fidèles camarades, à savoir Mike « Quasimodo » et M. Matthias Walter, expert-campanologue à Berne. Enfin, je tiens à remercier Me Pascal Krafft, campanologue à Saint-Louis, pour la mise à disposition d’archives juridiques sur les réglementations et les jurisprudence campanaires de Samoëns et d’ailleurs.

SOURCES & LIENS :

http://samoens.com
http://www.mairiedesamoens.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samo%C3%ABns
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_l%27Assomption_de_Samo%C3%ABns
http://www.diocese-annecy.fr/bx-ponce
http://quasimodosonneurdecloches.ch
Le patrimoine campanaire fribourgeois, édifition Pro Fribourg (2012)
Me Pascal Krafft, campanologue
Service patrimoine, mairie de Samoëns
Inventaire personnel / Matthias Walter, campanologue
Bulletins paroissiaux – début du XXe siècle, auteur : Le vieux chromiqueur

Annemasse – Eglise Saint-André

Pour ce nouvel article, je vous propose un rendez-vous à Annemasse. Un clocher que je connais depuis longtemps. Cette commune est aujourd’hui l’une des plus peuplées du département après Annecy et Thonon-les-Bains. Le développement rapide du siècle dernier fait que depuis Annemasse, nous pouvons rejoindre Genève (et même l’Ain) sans quitter la ville ! Annemasse compte 35’000 habitants… et 10x plus pour son aire urbaine ! Pourtant, la ville actuelle est restée longtemps rurale. D’abord installée près de l’Arve, elle s’est étendue progressivement. La première étape fut l’arrivée du chemin de fer et de la gare. C’est sur cette ligne dite « du Tonkin » que continuent de passer les interminables wagons remplis d’eau Evian. Après la Première Guerre, Annemasse connaît un accroissement énorme de la population. Une seconde église sera bâtie. La ville n’a jamais cessée de grandir depuis. Actuellement, le tramway qui reliait Annemasse à la Suisse entre 1921 et 1959 est en cours de reconstruction pour une mise en service fin 2019.

L’église Saint-André est le plus vieux bâtiment communal sur le plan historique. Après avoir acté la fondation de l’Abbaye d’Agaune en 515, saint Avit, évêque de VIenne, consacre un premier édifice catholique qui remplace un temple romain. On sait aussi qu’au Moyen-Âge, le bourg dépendait du Prieuré Saint-Jean de Genève. En 1536, l’édifice est prise par les Bernois qui investissent le Duché de Savoie. A cette période, l’église sera reconstruite plusieurs fois. La reconquête catholique n’aura lieu qu’en 1597 durant les « quarante heures d’Annemasse » avec, dit-on, 30’000 fidèles. Tronqué à la Révolution, le clocher est reconstruit en 1812. En 1841, un projet de restauration n’aboutit pas. C’est finalement dans les années 1860 qu’est votée la reconstruction totale de l’église. La date de 1869 sur le porche témoigne de sa consécration. Le clocher avec sa flèche est fini deux ans auparavant. D’ailleurs, son architecture interpelle : il ressemble comme deux gouttes d’eau au clocher de la basilique de Thonon, construit 20 ans plus tard. Si ce dernier est signé Théodore Fivel, cela laisserait entendre qu’il a également signé les plans du sanctuaire annemassien. Les deux églises, orientées différemment, sont restées côte à côte quelques années avant que l’ancienne soit rasée. La nouvelle église reçoit son orgue Merklin en 1875, de dimensions modestes. La dernière restauration à lieu en 1998 avec un nouveau mobilier liturgique signé Kaeppelin. Ici encore, la messe est dite tous les dimanches à 8h30 et, soulignons-le, la plupart du temps, avec une église pleine !

Au sommet du clocher, trois cloches sont installées. Toutes datées de 1956 et frappées du sceau de la fonderie Paccard, elles en remplacent trois autres bien plus anciennes. D’avant la Révolution, on ne sait hélas rien. Ou presque : les troupes Réformées ont emporté avec eux les cloches en 1536. Peut-être qu’elles existent encore… comme c’est le cas de Ballaison ou de la ville voisine d’Etrembières. Avant la restauration de 1956, un état des lieux a été dressé des trois cloches. Elles portent toute mention de « fondue le 28 novembre 1820 en la maison Paccard et fils par le maître Louis Frèrejean de Lyon ». Comprenez là qu’à cette époque, la famille Paccard était employée de Louis Frèrejean, entrepreneur lyonnais qui possédait des forges ici et là dans notre actuelle région. Notons que, comme les fonderies actuellement, il n’a jamais lui-même fondu : pas de doutes, c’étaient des Paccard ! Pour la petite anecdote, il n’a pas hésité à fondre les cloches en canon fin XVIIIe siècle avant de se lancer dans la production massive d’airains au lendemain du Concordat ! Ces trois cloches ont été électrifiées en 1949 et pesaient 760, 380 et 225 kilos. Mais sept ans plus tard, ces trois dames sont renvoyées au creuset. Mauvaise qualité ? En partie fêlées ? Aucune réponse aujourd’hui. Les trois cloches actuelles sont en tout cas plus lourdes tout en gardant des dimensions modestes (950 kilos pour la plus grande).

Nom Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Marie-Andrée 112,3 950

Fa3

2

Marie-Françoise 95 550 La♭3
3 Marie-Jeanne 84,5 380

Si♭3

Fonderie Paccard – Annecy-le-Vieux – A.D. 1956

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Mes remerciements pour cette visite du clocher au père Pierre Marmilloud, curé de la paroisse, et à Madame Denise Pouteau, sacristine.

Sources & Liens :
Annemasse
Eglise Saint-André d’Annemasse
Inventaire et clichés personnels
Fonds privés

Bossey – Eglise Saint-Pierre

A mi distance des communes d’Annemasse et de Saint-Julien-en-Genevois, Bossey est une petite commune française d’à peine 1’000 habitants, coincée entre les falaises du Salève au sud-est et la frontière Suisse au nord-est. Au bas du village, contre la frontière, trois moyens de communications traversent la commune : la route départementale, le chemin de fer et enfin l’autoroute A40. Bossey est aussi connu pour son golf qui offre un panorama agréable sur la ville de Genève, a un jet de pierres seulement. Fait moins connu de la commune, Bossey fut pendant près d’un millénaire réputée pour son vin ! En 1178, il est cité dans un document des Comtes de Genève. Les vignes disparaîtront progressivement avec l’arrivée du chemin de fer, amenant avec lui les vins du Midi qui étaient plus appréciés des locaux. On notera 14 hectares de vignes en 1870 contre un seul en 1929. L’arrivée du phylloxera (insecte des vignes) sonne ensuite le glas de la production viticole dans la commune. Bossey a également servi de refuge à Jean-Jacques Rousseau qui a résidé avec le pasteur Lambercier de 1722 à 1724. Bossey accueille aujourd’hui la sépulture de Geneviève Anthonioz-de-Gaulle. Nièce du célèbre général, celle qui fut devenue savoyarde d’adoption après ses exploits de la Seconde Guerre Mondiale a décidé de reposer avec son époux dans le cimetière du village. Choisie pour entrer au Panthéon en 2015, c’est en réalité un peu de terre de Bossey qui y fut amené, la famille ne souhaitant pas translater sa dépouille à Paris.

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L’église Saint-Pierre de Bossey est immanquable lorsque nous prenons la route -ou le train- de Saint-Julien vers Annemasse. Elle domine en effet les 3 axes en dépit de ses dimensions modestes. Pour être plus personnel, j’aime la surnommer « Notre-Dame-de-l’Autoroute » avec quelques amis qui me rendent visite dans la région, comme une manière de dire que nous sommes presque arrivés ! L’église de Bossey a connu une histoire complexe. La paroisse est citée dès le XIIème siècle comme dépendante du chapitre cathédral de Genève, avec comme fille l’église d’Evordes. Le sanctuaire est consacré, peut-être une nouvelle fois, le 16 août 1487 par Mgr François de Savoie. En 1536, Bossey passe sous domination protestante. L’église devient donc un temple protestant durant plus de deux siècles. Le Traité de Turin (1754) rend Bossey au Duché de Savoie, de religion catholique. Les paroissiens ont 25 ans pour se convertir à nouveau. En 1779, l’église est donc rendue au culte catholique et la paroisse est érigée en 1780 par le roi Charles-Emmanuel qui donne pour l’occasion 10’000 livres afin de la doter d’objets liturgiques. Le clocher et le chœur sont encore témoins de l’ancienne église, alors que la nef fut reconstruite en 1867. A l’intérieur, un grand Christ de 1828 attire immédiatement le regard, ainsi qu’un grand tableau de saint Pierre, patron de la paroisse, au dessus de la porte emmenant au clocher.

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Le petit clocher de l’église de Bossey abrite deux cloches, placées de manière superposées dans le beffroi. Cette disposition est assez peu courante dans la région ! Pourquoi une telle disposition ? Parce que la petite cloche a été tout simplement rajoutée en 1962 ! La première archive campanaire à Bossey est très récente, elle date de 1849. Une cloche y a été fondue par les frères Claude et Jean-Pierre Paccard. Il y était -entre autres- écrit « Cette cloche du poids de 8 quintaux appartenant à l’église de Bossey a été coulée en l’année 1849 sous l’invocation de la glorieuse Vierge Marie et des apôtres St Pierre et St Paul ». En 1887, Auguste Cahorn réalise son relevé et note que cette cloche est seule. En 1931, cette cloche est refondue. Les travaux sont offerts par la commune. Les inscriptions sont plus laconiques, car on y lit principalement son nom Françoise-Marguerite, l’année et le village bien sûr, ainsi que plusieurs noms : ses parrain et marraine ainsi que le maire, l’évêque d’Annecy et le curé de l’époque. En 1962, la petite cloche est rajoutée. Elle fait mémoire du Concile Vatican II, cette « grande réunion » réunissant les évêques du monde entier autour du Pape pour réformer l’Eglise catholique. Elle porte le nom de « Jeanne-Marie-Thérèse ». Il y est aussi inscrit « témoin de votre vie chrétienne, je partage vos joies, je m’attriste de vos deuils ». C’est cette cloche qui, chaque jour, sonne les angélus le matin, le midi et le soir. Elle accompagne volontiers sa grande sœur pour les funérailles et cette dernière annonce, seule, les quelques messes célébrées dans la nef de l’église.

Nom Fondeur Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note

1

Françoise Marguerite Les fils de G. Paccard 1931 94,7 530

La♭3

2 Jeanne Marie Thérèse Fonderie Paccard 1962 71,2 210

Ré♭4

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Mes remerciements à :

  • La municipalité de Bossey sous le mandat de M. Jean-Luc Pécorini pour l’accord de principe.
  • Mme Denise Mariethoz, sacristine, pour l’ouverture du clocher et les sonneries spéciales.
  • M. Michel Brand, ancien élu d’Archamps, pour l’organisation de cette belle visite.

Sources & Liens :

Marignier – Eglise Saint-Maurice

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Les origines d’une paroisse à Marignier demeurent assez vagues. En 1209, celle-ci est citée sous le patronage de saint Sulpice, évêque de Bourges. Il est fort probable que le premier édifice religieux de Marignier, remontant à cette période, soit roman. Des sépultures du XVIIIe siècle retrouvées autour du sanctuaire actuel témoignent que l’église est installée sur cette parcelle depuis des siècles. C’est à cette période qu’est bâti le clocher vraisemblablement au même moment que l’église. L’église baroque est détruite en 1838 car menaçant de s’effondrer. Le nouvel édifice néo-classique est construit dès 1841 et consacré en 1846. Le clocher à bulbe à l’architecture typique de nos montagnes survit une première fois. En 1956, l’histoire se répète : l’édifice menace une nouvelle fois de s’écrouler. La commune fait alors appel à Maurice Novarina, architecte thonnonais connu pour ses remarquables réalisations religieuses comme l’église Notre-Dame-du-Léman à Thonon-les-Bains, sa ville natale, ou encore l’église Notre-Dame-de-Toutes-Grâces à Passy, près du Mont-Blanc. Comme ses prédécesseurs en 1841, il tient à conserver le clocher. C’est probablement lors de la consécration de la nouvelle église en 1958 que la paroisse prend pour protecteur saint Maurice, patron -entre autres- du Duché de Savoie, des chasseurs alpins et des célèbres gardes suisses du Vatican.

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La tour clocher abrite trois cloches, toutes trois du XIXe siècle. Il est naturellement fort probable qu’elles se contentent de remplacer d’autres cloches, antérieures à la Révolution mais aussi du début du siècle industriel. Les archives pourraient certainement nous en apprendre d’avantage que les cloches qui ne mentionnent rien sur leurs ancêtres. La plus grande est aussi la plus ancienne. Datée de 1870, elle arbore fièrement le nom de « Marie Joséphine Pie ». On peut -entre autres- lire que la cloche a été fondue l’an du Concile Vatican I pour la paroisse Saint Sulpice et qu’elle avait pour parrain le maire de l’époque, J. Rubin. Les noms des conseillers de l’époque sont gravés. On peut entre autres voir les noms de « Joseph Déllulier », homonyme d’un paroissien présent lors de mes ascensions au clocher et « J. Mauris Demorioux », un parent de M. le Maire. Les deux plus petites cloches ont été ajoutées en 1894. La plus grande des deux porte le nom de « Josepha Sulpicia » et invoque Saint Sulpice, patron de la paroisse. La curiosité réside dans la plus petite « Leandra Mauritia » car elle invoque Saint Maurice, alors futur saint-patron de Marignier. Cette cloche était jadis muette car elle n’a pas été électrifiée comme ses grandes sœurs en 1935. En 2016, la commune de Marignier a investi pour mettre en sécurité son installation et équiper la cloche de moteurs afin qu’elle puisse accompagner ses grandes sœurs comme auparavant !

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Nom Fondeur(s) Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Marie Joséphine Pie Frères Paccard 1870 143 1’900 Do Dièse 3
2 Josepha Sulpicia G&F Paccard 1894 108,2 780 Fa Dièse 3
3 Leandra Mauritia G&F Paccard 1894 67,4 190 Ré 4


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Après avoir pu admirer chaque cloches et leurs détails, je vous propose maintenant de vous rapprocher de la petite cloche avec deux photos (l’une de juillet 2015, l’autre de décembre 2016) montrant les équipements de la petite cloche avant et après l’électrification. On notera le changement des ferrures et des paliers, et l’installation de deux moteurs (volée et tintement). Plus bas, l’ancien volant en bois permettant la sonnerie manuelle, désolé pas très loin.

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Mes sincères remerciements vont -pour ma première visite- envers M. Raymond Mudry, ancien maire de la commune et à M. et Mme Joseph Déllulier pour m’avoir accompagné au clocher. Je remercie -pour les visites suivantes- M. Bertrand Mauris-Demourioux, maire et son premier adjoint M. Jean-Paul Ballaloud qui m’a accompagné. Je remercie une nouvelle fois M. et Mme Joseph Déllulier qui n’ont manqué aucune de mes visites au clocher.

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Marignier au temps de l’église néo-classique – Carte postale Jean-Luc Arcade

Sources :
Inventaire personnel et fonds privés
Mairie de Marignier
Marignier sur Wikipédia
Église de Marignier sur Wikipédia
Alain Dubin lève le voile sur l’église de Marignier – Le Messager

Voir aussi :
Paroisse de l’Épiphanie

Cornier – Eglise Saint Just

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La paroisse de Cornier vit probablement le jour au XIIIe siècle. Elle dépendait d’abord du prieuré de Contamine. La première mention d’un curé installé à Cornier remonte à 1411. C’est probablement aux alentours de cette date que fut construit le premier lieu de culte. Un fait est certain, l’église actuelle n’est que le fruit d’agrandissements successifs. Au XVIIIe siècle, elle était encore jugée « exiguë et mal éclairée ». Elle sera alors dotée d’une nouvelle sacristie et remaniée entre 1833 et 1835. En 1870, le sanctuaire sera une dernière fois agrandi (prolongement de la nef) et muni d’un clocher porche en dur, sonnant le glas du clocher en bois qui se dressait jadis au dessus du monument. L’édifice dédié à Saint Just a subi une cure de jouvence il y a près de deux ans.

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La plus ancienne mention d’une cloche remonte à 1747 avec la bénédiction par le père Deage, curé du lieu, d’une cloche qu’il a parrainé. En 1754, il renouvelle l’opération avec une plus grosse encore. Cette dernière sera envoyée à Bonneville lors de la Révolution afin d’être transformée en canon. La plus ancienne des deux cloches finit ses jours à Chambéry en 1825 lorsque deux nouvelles furent alors commandées par la paroisse. Mais l’histoire ne s’arrête pas là… La grosse cloche quitta son logis lors de la destruction du clocheton en bois afin d’être refondue par les frères Beauquis, sis à Quintal. En 1958, les cloches sonnent pour la première fois seules, sans l’aide de valeureux sonneurs. En 2010, la société Bodet est chargée de reconstruire un beffroi en bois, l’ancienne charpente ne pouvait plus supporter toute l’énergie déployée par les valeureuses dames de bronze, chargées de rythmer les journées, de porter les bonnes nouvelles mais aussi d’accompagner les familles en deuil.

Cloche 1 : Beauquis Frères, 1871 – 1’092 kilos, 123cm – Fa 3 -8
Cloche 2 : Eustache Meunier, 1825 – 300 kilos, 79,8cm – Si Bémol 3 -2

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Les deux cloches
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Ci dessus, l’ancien joug de la grande cloche, autrefois déposé au fond de l’église avant restauration.

Mes sincères remerciements à M. Gilbert Allard, maire de Cornier, pour son aimable autorisation et à Mme Marie-Jeanne Mermoux, sacristine, pour son accueil sa patience et sa disponibilité. Mention à Alex « Fred Phos », également de la partie.

Mairie de Cornier
Cornier sur Wikipédia
Eglise de Cornier
Paroisse de Cornier

Lucinges – Eglise Saint Etienne

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Le village de Lucinges, blotti contre les Voirons (montagne culminant à 1’480m), offre une formidable vue sur Genève et son grand lac. L’église et son imposante flèche trônent à 712 mètres d’altitude. Les origines d’une paroisse sont fort lointaines : elle était sous la tutelle des abbayes de Cluny et de Saint Victor (Genève) aux XIe et XIIe siècles. En regardant depuis 14 communes (limitrophes ou non) en direction des Voirons, on remarque la silhouette du clocher de Lucinges. C’est la partie la plus ancienne de l’église. En effet, sur sa base, on peut contempler les armes de la famille Faucigny-Lucinge combinées avec celles des Seigneurs des Allymes qui ont déserté la Savoie en 1602. La base de la tour-clocher date donc au plus tard du XVIe siècle. Il est possible qu’elle soit le seul vestige du château de Lucinges. Cependant on apprend que l’ancien édifice qui datait de 1733-1734 était construit sur les fossés dudit château. Le terrain instable et le poids des ans l’avaient fragilisé, ce qui obligea les paroissiens à le reconstruire entre 1898 et 1900.  L’église a alors été déplacée de l’autre côté du clocher afin de dégager une place marquant l’emplacement de l’ancien château de Lucinges. Lors de ces travaux la flèche du clocher faite en 1736 a été rénovée. Opération renouvelée il y a quelques années. Il y a deux ans, c’est la nef qui a eu droit à une seconde jeunesse. Dans le style néogothique, elle a vu ses lustres retravaillés, la tribune supprimée et un tout nouveau mobilier arriver, avec une pointe de modernisme, mais qui s’intègre bien dans le lieu de culte paroissial.

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Le clocher supporte deux cloches. Fondues en 1848 par Claude Paccard à Quintal, elles remplacent deux cloches : la plus grosse du nom de « Vierge Marie Immaculée », fondue en 1768 pesait 500 kilos . La plus petite, datée de 1768, faisait 340 kilos. Il est fort possible qu’elles aient également remplacé d’autres cloches, mais ces dernières ne semblaient pas être de la commune. Car une date est associée à l’historique campanaire : 1444. C’est à cette date que la paroisse de Fillinges, à quelques kilomètres, est érigée. Les deux cloches du XVIIIe siècle sont cachées avant qu’Ablitte, Révolutionnaire, ne donne l’ordre de raser les clochers et de fondre les cloches. Enterrées dans le bois de Lachaud, à l’écart du village, elles regagneront leur perchoir une fois le Concordat instauré. Lors de la dernière refonte, en 1848, du bronze complémentaire est apporté afin que les cloches doublent en poids. Ce bronze provient de cloches cassées à Bonneville (ville où les cloches devaient être amenées). Si bien que lorsqu’un son de cloche est émis à Lucinges, il est possible d’entendre les cloches oubliées d’une multitudes de paroisses.

« Faite à Quintal près Annecy l’an 1848 par Claude Paccard F D »
Cl. 1 : Sts Etienne & François de Sales – 1’025 kg, 119,7cm – Mi Bémol 3 +7
Cl. 2 : Ste Marie & St Joseph – 504 kg, 94,7cm – Sol 3 +5

(signature sur les cloches, dédicace, masse, diamètre, note (La3 =435 Hz)

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Les deux cloches, « dans leur jus ».
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Mes sincères remerciements à MM. Bordet et Soulat, ancien maire et maire actuel pour leurs aimables autorisations lors de leur mandats respectifs. Je remercie également la communauté paroissiale de Lucinges et plus particulièrement Mme Denise Trolliet, sacristine. Mention à Alex « Fred Phos » également de la partie.

Mairie de Lucinges
Paroisse de la Trinité
Lucinges sur Wikipédia

Amancy – Eglise Saint Christophe

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La première mention de l’église d’Amancy date de 1295. Elle était à l’origine dédiée à Saint Jacques et Saint Christophe. Au Moyen-Âge, elle dépendait de l’abbaye d’Entremont. Le premier curé des lieux était Guillaume d’Amancy, membre de la famille bourgeoise du village. Cette famille y possédait une chapelle. L’église fut reconstruite au XIXème siècle dans un style néogothique. Le seul point commun entre les deux édifices est la base du clocher. On y retrouve une fresque invoquant Saint Christophe, seul patron du nouvel édifice consacré en 1863. L’autel actuel proviendrait de la chapelle du Château du Quarre, hameau de la commune. Saint François de Sales disait régulièrement la messe sur cet autel. A l’entrée de l’église se trouve la pierre tombale de Nicod de Vêge, ancien curé inhumé en 1514 dans l’ancien sanctuaire.

Cloche 1 : Attribuée à Paccard, 1819 – 680 kilos, 105cm – Sol3 -5
Cloche 2 : Louis Gautier, 1823 – 460 kilos, 91cm – La3 -3

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Mes remerciements à MM. Monet et Rosnoblet, maires, pour leurs autorisations, aux agents techniques pour leur disponibilité et mention pour Mme Naville de la mairie pour sa gentillesse.

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Arthaz Pont Notre-Dame – Eglise Saint Pierre

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La paroisse d’Arthaz existe depuis le VIe siècle. L’église actuelle, construite en croix grecque dans un style sarde, remplace un ancien édifice, délabré, à l’emplacement de la chapelle d’Arthaz. Elle est consacrée par Mgr Rendu en 1853.

Cloche 1 : Jeanne Marie – Paccard, 1926 – 767 kilos – Fa Dièse 3

Cloche 2 : Jacques Humber, 1632 – 120 kilos – Ré Dièse 4

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Merci à la mairie pour l’accès au clocher.