L’ancienne église gothique des Franciscains a été construite au XVè siècle sur 30.000 pilotis de mélèze, à cause du terrain très humide. Élevée cathédrale en 1779, elle devient Cathédrale Métropolitaine en 1817. Malmenés à la Révolution, ses décors intérieurs ont été refaits aus XIXè siècle. Il s’agit des plus grands trompe-l’œil d’Europe. Nous pouvons également constater que le clocher a été tronqué d’un étage. Le couvent des Franciscains est visitable, il fait partie intégrante du Musée Savoisien.
Le fin clocher de la cathédrale abrite trois cloches, la plus grosse sonnerait en La2 et pèserait 3.500 kilos (a confirmer!), la deuxième cloche est signée Goussel en 1705, et pèse 1500 kilos. Elle sonne un Do Dièse 3. Ces deux cloches sont accompagnées d’une petite cloche sonnant le La3 et pèsant 400 kilos.
D’abord paroisse indépendante, Viuz est aujourd’hui un hameau faisant partie intégrante de la commune de Faverges. L’église actuelle, bâtie dès le Xè siècle, recèle sous son chœur des vestiges de trois édifices : un premier, une basilique funéraire Romaine, daté du Ier siècle. Au VIe siècle, une première église fut bâtie, elle sera remplacée dès le VIIe siècle par le second édifice religieux catholique, qui cèdera à son tour la place trois siècles plus tard à celui que nous connaissons, malgré de multiples remaniements. Ce monument nous donne une leçon d’architecture a lui seul. En effet, le chœur roman du XIIè siècle est classé au Monuments Historiques, alors que ses stalles en noyer représentent la période baroque (1696). L’esprit néoclassique est bien présent par ses contreforts en façade qui témoignent d’une restauration entre 1827 et 1842.
C’est au dessus du transept que s’élève le fier clocher, doté d’une toiture assez timide. Ce clocher dispose d’un accès inédit: il faut passer derrière l’église, prendre une vielle porte dérobée et emprunter un escalier qui mène au dessus de la sacristie pour accéder au combles, à la « base » du clocher.
Cloche 1 : Claude Paccard en 1841 – 1’100kgs – Mi3
Cloche 2 : Beauquis Frères, date non renseignée – Fa dièse 3
Mes remerciements à M. le Maire ainsi qu’a M. Blampey, sacristain, pour son accueil ainsi qu’a la sonnerie spéciale accordée un dimanche après midi.
La grosse cloche de la cathédrale/Primatiale Saint Jean de Lyon a été coulée en 1622 par Pierre Recordon, elle pèse 7’700 kilos et sonne le La Bémol 2. Cliquez ci dessus, pour découvrir le patrimoine campanaire de la cathédrale.
L’église primitive de Marcellaz remonte au XIe ou au XIIe siècle, à l’époque du ressort monastique. Elle fut utilisée jusqu’en 1625 et connut 5 visites de l’évêque de Genève. En 1625 la seconde église est bâtie perpendiculairement, sur l’emplacement de l’actuelle. Il en subsiste la base du clocher. L’église actuelle a été bâtie en 1842/1843. Agrandie en 1892, elle s’est vu offrir une belle restauration en 1953.
Les mentions des cloches de Marcellaz remontent à 1625, le curé Cohendet bénit l’église ainsi que les cloches. En 1739, la foudre s’abat sur le clocher alors que le sonneur annonçait l’orage, comme était la tradition, la foudre s’abat sur le clocher. La cloche tombe et le pauvre homme meurt écrasé, tué « par le feu du ciel », raconte-t-on. En 1769, une grosse cloche est bénie, mais fut hélas cassée à la Révolution. Aujourd’hui le clocher abrite 4 cloches PACCARD :
Cloche 1 : « Le bourdon » – 1868 – Do Dièse 3 – 1’700 kilos
Cloche 2 : dite « des morts » – 1925 – Fa Dièse 3 – 800 kilos
La trace primitive d’une vie paroissiale remonte à 1099 lorsque le Registre Genevois demande au Prieuré de St-Paul de desservir Maxilly. Il faut savoir qu’en 1536, l’édifice fut le seul « tombé sur le coup » des Bernois en Pays de Gavot, et qu’en 1794 le clocher, ne contenant aucune horloge, fut rasé. L’église actuelle, bâtie en 1828, nous rappelle l’ancien édifice, à nef unique.
Merci à la mairie de Maxilly et à la sacristine pour l’accès au clocher ainsi que pour les sonneries spéciales. Mention à Philippe pour le prêt des photos.
Construite dès 1840, l’église fut bénie le 4 juillet 1847 par Mgr. Rendu, évêque d’Annecy. A l’époque elle était la fierté des paroissiens, mais il fallut encore la meubler. Le retable baroque de l’église primitive fut employé, il abritait deux niches pour deux statues de Saint Nicolas, patron de la paroisse, ainsi que pour St Didier. En 1884, il est parti pour la chapelle de Maraîche, sur cette même commune. Le nouveau retable a été commandé chez M. Magnin à St-Jeoire en Faucigny. Les deux statues, elles, ont pris place sur le nouveau retable. La chaire ainsi que les stalles ont été installés sous le mandat du curé Bosonnet.
Le clocher de l’église est doté de quatre cloches, les doyennes de la sonnerie sont les cloches 2 & 3, coulées par le fondeur Louis Golay à Morges (CH-VD), en 1819. Nous noterons l’arrivée de deux cloches, la plus petite et la plus grande, signées Georges et Francisque Paccard en 1911.
Cloche 1 « Jeanne d’Arc » : 650kg – Sol 3 +6 Cloche 2 « Saint Nicolas » : 335kg – Si Bémol 3 +2 Cloche 3 « Saint Didier » – 200kg – Ré 4 +7 Cloche 4 « Jean Baptiste Viannay » – 75kg – Sol 4 ±0
Mes remerciements à M. Clerc, diacre pour son accord ainsi qu’aux sacristains de l’église pour leur gentillesse et leur disponibilité.
Mentionnée dès 1153, l’église de Thollon se trouvait d’abord dans le Diocèse de Genève, appartenant à l’Abbaye Saint Martin d’Ainay. Elle a ensuite appartenu dès 1193 à la Congrégation du Grand Saint Bernard, confirmée par Edouard de Savoie en 1286. Aujourd’hui l’église de Thollon est un simple édifice paroissial.
Intéressante sonnerie que celle de Thollon. La cloche 3, fondue en 1802 par Dreffet Fils à Genève (François et/ou Barthémy, fils de Jean-Daniel) en est la doyenne. Suit la grosse cloche, coulée en 1828 par Jean-Louis Golay de Morges, en Suisse. En 1895, la fonderie Paccard ajoute trois cloches. La sonnerie forme un charmant accord majeur enrichi d’une quarte, ce qui donne l’impression d’une sonnerie beaucoup plus imposante pour un petit village montagnard.
C’est au cœur du Chablais, entre lac et montagnes, qu’est installé le village de Lugrin. Distants du lac, l’église Saint Pierre et son clocher flèche se distinguent de toute la commune et en particulier depuis la route principale qui relie Genève au canton du Valais (Suisse). De son sommet, un panorama à couper le souffle nous permet de contempler le gigantesque Lac Léman, les villes de Morges, Lausanne, Vevey et Montreux, le tout avec le massif jurassien en toile de fond. De l’autre côté, La Dent Doche et ses 2’221 mètres d’altitude, accompagnés d’un grand nombre de montagnes chablaisiennes, nous offrent leur teinte verte en été tout en se couvrant de leur manteau blanc en hiver.
L’austérité de la tour-clocher contraste nettement avec les couleurs de la façade. Cet édifice néo-classique a été construit entre 1842 et 1844. Il remplace un ancien sanctuaire jadis bâti dans le hameau de la « Vielle-Église » dont subsiste encore aujourd’hui le chœur. Une chapelle était déjà élevée au même emplacement en 892, date à laquelle le comte de Genève la donnait à l’Eglise de Lausanne. Le changement d’emplacement pour le sanctuaire dédié au premier Pape de la chrétienté avait provoqué la fureur des bourgeois et habitants de la Vielle-Église. Ils n’avaient d’ailleurs pas hésité à saboter le chantier de la nouvelle église, remarquable par ses colonnes d’inspiration romaine, le tout dans un plan basilical : une nef, et deux bas côtés.
Les terres chablaisiennes, au fur et à mesure des découvertes, se montrent généreuses en cloches Paccard fondues à Quintal. Ce sont ici trois dames de bronze fondues en 1838 qui logent derrière les abat-sons du clocher de Saint Pierre. A l’oeuvre, les fils d’Antoine Paccard : Claude et Jean-Pierre, représentant la deuxième génération de maîtres-fondeurs. La justesse musicale n’est cependant pas au rendez-vous, mais qu’importe! En effet, la plus petite et la plus grande cloche forment ensemble ce qu’on nomme un « triton » (trois tons), nommé également un temps par l’Eglise accord « du diable ». Ce « demi-octave » reste le moins agréable à l’oreille. Mais comme, malgré les réticences de certains grands musiciens, il est régulièrement couché sur une partition, il peut aussi l’être dans un clocher de temps à autres, afin d’assurer une diversité musicale et d’accentuer les originalités. Il est cependant certain qu’aujourd’hui, avec le progrès et une maîtrise tutoyant la perfection dans la confection de cloches, ces erreurs un tantinet maladroites sont évités.
La plus grande cloche, dédiée à la Vierge Marie, invoque fièrement dans la langue du Vatican le « Gloire à Dieu ». Le Révérend Bergoend, recteur, a parrainé la cloche. La médiane est dédiée « Au grand Saint Pierre », patron de la paroisse. Ces deux grandes cloches, probablement payées par la commune, ont sur leur robe les noms des conseillers et du syndic de l’époque, M. François Pouly, en sus du parrain et de la marraine. La petite cloche, celle des angélus, prie quant à elle pour Saint Jean-Baptiste et Saint François de Sales. Elle a été faite par souscription publique et les noms des donateurs sont inscrits dans les archives, nous dit-elle. Elle nous invite également, en latin, a « exalter le Seigneur » avec elle. Ces trois cloches citent également Charles-Albert Ier, duc de Savoie, et Mgr Rey, évêque d’Annecy, tous deux en fonction à l’époque.
« Faite à Quintal près d’Annecy par Claude et J-Pierre Paccard – 1838 » Cl.1 « Vierge Marie » : 1’500kg, 134cm – Ré 3 -1 Cl.2 « St Pierre » : 800kg, 112cm – Fa Dièse 3 ±0 Cl.3 « Sts Jean-Baptiste et François de Sales » : 500kg, 94cm – Sol Dièse 3 +5
Les trois cloches.
Mes remerciements vont pour mes deux visites à Monsieur Jacques Burnet, maire de Lugrin, pour son aimable autorisation, et à Monsieur Fabien Fernex, sacristain, qui m’a cordialement ouvert la porte de ce beau clocher et mis en branle « ses » différentes cloches.
Enfin, je ne peux oublier de citer mes différents amis passionnés qui m’ont accompagné et/ou m’ont aidé pour élaborer cet article : Mike « Quasimodo », Philippe « Ashitaka », et Matthias Walter, expert-campanologue à Berne (CH).
L’église Saint Joseph des Fins fut bénie en 1937 par Mgr De La Villerabel, évêque d’Annecy. Terminée en 1941 par l’architecte Dom Bellot, elle s’impose par sa flèche et par son architecture. L’intérieur est très particulier, puisque deux autels y prennent place: le grand autel dans le chœur de l’église, ainsi qu’un plus petit autel au centre de l’église, autour duquel l’assemblée se regroupe.
La cloche n°2, l’une des 54 répliques de la Liberty Bell.
En 1950, l’Amérique passe commande à Alfred Paccard de 54 cloches peu ordinaires… En effet, il s’agit de répliques de la Liberty Bell qui sonna l’indépendance américaine en 1776. Une cloche par Etat, ainsi qu’un petit « surplus ». Parmi ces 4 cloches supplémentaires, l’une d’entre elles a été offerte à Annecy. Elle a donc été installée dans l’édifice flambant neuf de la ville, la Basilique Saint Joseph des Fins.
Mes remerciements au père Cros, curé de la paroisse, pour l’accès au clocher ainsi que pour la sonnerie spéciale. Mention à Philippe pour la mise à disposition de ses belles photos.
De style néo-classique sarde, l’église de Cervens a été achevée en 1845. Sa façade est simple, sans statues, un simple vitrail en demi-cercle orne le dessus de la porte. Le clocher occupe l’angle nord-ouest et ne possède pas de murs intérieurs. Un escalier de bois en colimaçon permet l’accès au cloches.
Les cloches possèdent des inscriptions en deux parties : la partie « civile » avec une mention de la « République Française » puis la « Commune de Cervens » avec le maire, son adjoint et le conseil municipal. A l’opposé, le nom de la cloche, son parrain, sa marraine et le curé de la paroisse. On peut donc sentir une certaine distance entre la vie civile et religieuse, à trois ans de la loi de 1905, faisant séparation entre le Clergé et l’Etat.
Mes remerciement à M. Pinget, adjoint, pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales.