Bien que le nom d’Esery prit naissance à l’époque Romaine, une vie religieuse est mentionnée en l’an 1000. Ce sont des moines clunisiens du prieuré de Saint Victor à Genève qui occupent les lieux. En 1153, on apprend par une bulle du pape Eugène III qu’il s’agit désormais d’une paroisse. L’édifice sera remanié et prendra sa forme actuelle peu après la Révolution, avec son clocher sarde à bulbe et les quelques décors typiques de l’époque.
En 1838, une cloche a été ramenée d’Esserts-Salève. D’un poids de 924 kilos, elle était signée Jean Baptiste Pitton à Carouge en 1801. Son transport a été l’objet de contestations des paroissiens. En 1855 elle a été refondue chez les frères Paccard de Quintal et alourdie de quelques kilos.
Cloche 1 – Frères Paccard de Quintal en 1855 – 972 kilos – Fa3 -2
Cloche 2 – Jean Daniel Dreffet, Genève en 1804 – 342 kilos – Si Bémol 3 +2
Très peu de récits nous sont contés sur l’histoire de la commune et de l’église de Machilly. Il y a des siècles à présent, l’église paroissiale de Machilly n’était qu’une simple chapelle. Cette dernière est aujourd’hui intégrée à la modeste église et forme le bas côté droit (opposé à la tour du clocher). La tour des cloches est très simple et couronnée d’une petite flèche. L’église est fièrement accolée aux Voirons, montagne surplombant le Lac Léman.
Le clocher de l’église est doté de 6 cloches. Deux sonnent à la volée, et elles sont accompagnées de 4 cloches pour le carillon.
Cloche 1 – Fonderie Beauquis de Quintal en 1858 – 650 kg – 1m de diamètre – Sol3 +5
+VERSET SERIPTURAIRE P.S. 18 IN OMNEN TERRAM EXIMIT SONUS ET IN FINES ORBIS TERRAEVERBA EORUM+
+PARRAIN PIERRE FRANCOIS DUTIL SECRETAIRE COMMUNAL+
+MARRAINE JEANNETTE BARBERAZ SON EPOUSE+
+R JEAN CLAUDE CART RECTEUR+
+ JACQUES BIOLLEY SYNDIC+
+ JEAN PIERRE DUTIL A MOACHON JEAN CONSEILLERS DELEGUES+
+FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1858+
Cloche 2 – Frères Bulliod de Carouge (CH) en 1842 – 350 kg – 0,82m de diamètre – Si3 -4
LAUDATE DOMINUM IN CYMBALIS BENE
SONANTIBUS I BIOLLEY SYNDICO EY P DELEAVAL
EIUS SPOUSA PATRONIS
J C CART PAROCHO
COMMUNE DE MACHILLY 1842
BULLIOD
FRERES FONDEURS
A
CAROUGE
Analyse Sonore des cloches « de volée » (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz
Harmonique
Cloche 1
Cloche 2
Hum
Sol 2 -14
Si 2 -13
Fondamentale
Sol 3 -17
Si 3 -2
Tierce
Si Bémol 3 +3
Ré 4 -2
Quinte
Ré 4 +8
Fa Dièse 4 -13
Note au Coup
Sol 3 +5
Si 3 -4
Le carillon est composée de 4 cloches (Do, Fa, Sol, La5). Les cloches ont été fondues en 1996 par la fonderie Paccard. Elles ponctuent par le carillon de « Westminster » les heures et les offices.
Mes remerciements à M. le Maire et M. Lionnet pour les autorisations, l’accès au clocher et les sonneries spéciales.
Le nom de Saint Cergues nous vient de Saint Cyr (ou encore Cyrique) martyr au IVe siècle. Le nom Cergues n’est qu’une simple dérivation en patois savoyard (comme Saint Georges pour la commune de Saint Jeoire en Faucigny). La commune fut également citée comme une dépendance de l’Abbaye d’Aulps, qui régna entre le Xe siècle et la révolution Française. Historiquement, il y avait trois paroisses : St Cergues, mais aussi les actuels hameaux de Boringes et Genevray. Au XVIe siècle, les Bernois regroupèrent ces trois entité en une, non sans avoir pillé les trois églises. Un seul lieu de culte fut reconstruit, celui de Saint Cergues. Il fut utilisé jusqu’en 1865 pour être reconstruit sur le même emplacement. L’actuel édifice est de style néo-gothique, bâti entre 1870 et 1872. La façade ainsi que le clocher ont étés restaurés il y a quelques années.
Jeanne Marie – Les Fils de J.-D. Dreffet de Genève en 1811 – 1050kg – 1,2m de d. – Fa3 -1
FRERES DREFFET FONDEVRS A GENEVE
MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA COMMUNE
DE ST CERGUE
CLAUDE MARIE BAUD MAIRE
FRANÇOIS D’ARTHAZ ADJOINT
PIERRE LOUIS BOSSON PROCUREUR ET CAISSIER DES
REVENUS DE LA FABRIQUE CIVILE
HENRY D’ARTHAZ
PIERRE FRANÇOIS COLOMB – HENRY GAILLARD
JOSEPH MOLLAZ – FRANÇOIS BAUD – JOSEPH GOREL
BAPTISTE DIGONAT – JACQUES GOBEL – PIERRE JANIN
SAINT CYRE PATRON PRIEZ
NOTRE ILLUSTRE POUR NOUS
S.TE MARIE MERE DE DIEU TOUS LES ANGES SAINTS
ET SAINTES DU PARADIS PRIEZ POUR NOUS
JE PRIS NAISSANCE L’AN 1811
A L’USAGE ET AUX FRAIS DE LA PAROISSE DE SAINT-
-CERGUE AU PIED DU MONT VOIRON CY-DEVANT PROVINCE
DU CHABLAIS
PIE VII SOUVERAIN PONTIFE
SOUS LE REGNE DE NAPOLEON Ier
EMPEREUR DES FRANÇAIS ET
ROI D’ITALIE
MON NOM EST JEANNE-MARIE
MON PARRAIN MON-RECTEUR SOIT MON
PASTEUR ACTUEL RD SR JEAN-PIERRE MOUCHET
MA MARRAINE DAME ANNE MARIE GIROD
EPOUSE DU SR CLAUDE MARIE BAUD MAIRE
CROIX PRETTEUSE NOTRE UNIQUE
VOUS ETES ESPERANCE
Marie Claudine – G&F Paccard à Annecy le Vx en 1871 – 550kg – 0,97m – La Bémol 3 -3
+LAUDO DEUM VERUM POPULUM VOCO CONGREGO CLERUM DEFUNCTOS PLORO FUGO FULMINA FESTA DECORO+
+JE SUIS NEE L AN 1871 SOUS LE PONTIFICAT DE PIE IX LE GRAND+
+MON PATRON EST ST CYR – MON CURE PISSART NICOLAS+
+DUBOULOZ FRANCOIS PRESIDENT DU CONSEIL DE FABRIQUE CARRIER ALEXIS TRESORIER LACORBIERE FRANCOIS CARRIER FELIX FROLLIET FRANCOIS+
+MON PARRAIN FALLEVOZ CLAUDE MARIE MA MARRAINE MULLAT MARIE SON EPOUSE M ONT DONNE LES NOMS DE MARIE CLAUDINE+
M M MOUCHET JOSEPH MAIRE
FALLEVOZ CLAUDE MARIE ADJOINT
BOSSON JEAN MARIE
CARRIER ALEXIS
DUPERRIER GEORGES
BAUD MARIE
FROLLIET FRANCOIS
REGARD AMEDEE
CONGET CLAUDE
CHEVALIER JOSEPH
JANIN EMANUEL
BARBAZ JEAN MARIE
CONSEILLERS
PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1871
Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz
Harmonique
Cloche 1
Cloche 2
Note au Coup
Fa 3 -1
La Bémol 3 -3
Hum
Fa 2 -9
La Bémol 2 -9
Fondamentale
Fa 3 +12
La Bémol 3 +5
Tierce
La Bémol 3 +2
Si 3 -2
Quinte
Do 4 +6
Mi Bémol 4 -4
Mes remerciements à M. Gabriel Doublet, maire, pour les autorisations. Remerciements à Jean Viguier, sacristain, pour l’accès au clocher et les sonneries des cloches.
L’église de Draillant telle que nous la connaissons aujourd’hui est composée d’une nef néo-classique du XIXe siècle accolée à un clocher roman du XIIe siècle. Celui ci marque le trait d’union entre les deux églises, à savoir la primitive et l’actuelle. Le contraste entre le côté mystérieux de cette tour carrée et la peinture blanche de l’église est clair et n’est pas désagréable à l’œil. Une crypte est également sous le chœur, malgré son entrée murée dans les années 1980, un projet de réhabilitation est néanmoins à l’étude.
Dissimulées derrière les baies romanes du clocher, deux cloches rythment la vie de la commune.
1 – Louis Gautier de Briançon en 1827 – 750 kilos – 1,07m – Fa Dièse 3 +3
+MR. DEPIERRE FRANCOIS FEU BALTAZARD NEGOCIANT NE A LUBERSE POCHE DOMICILIE+
+A LAUZANNE PARRAIN . MME NOBLE DE NUOD DE MEUIGNY MARIE MAGDELEINE EPOUSE DU+
+DIT MR DEPIERRE MARRAINE. MR LE CURÉ BLANC JOSEPH FEU JEAN – CONSEIL VERBOUD BERNARD+
+SINDIC DUCREZ CLAUDE MARIE MARMOUEX JOSEPH ET LAPERROUZAZ GASPARD CONSEILLERS+
GAUTIER MA FAIT A LA VILLE DE L’HOPITAL EN 1827
STE VIERGE MARIE PRIEZ POUR NOUS
2 – Baudy de Marseille en 1830 – 400 kilos – 0,92m – La Dièse 3 -6
+1830 PARRAIN Mr CHRISTIN PIERRE CURE DE LA PAROISSE MARRAINE RUPTIER JACQUELINE+
+SINDIC Mer VERBOU BERNARD DE DRAILLANT VICESINDIC LAPERROUZAZ GASPARD CONSEILLER MARMOUEX JOSEPH DUCRET FRANÇOIS+
+BAUDY MTE FONDEUR A PERJUSSY+
Le fondeur Baudy de Marseille nous a laissé dans sa région peu de cloches, mais je n’ai pas encore trouvé la raison de son voyage vers la Savoie au début du XIXe siècle. Je sais qu’il s’est établi, comme en témoigne la signature, à Pers-Jussy (Persjussy). La cloche reflète l’iconographie de sa région, puisque nous sommes habitués à avoir des fleurs sur les cloches, pour le côté campagnard de la notre. Baudy a, en revanche, posé comme décoration « profane » de coquillages.
Harmonique
Cloche 1
Cloche 2
Note au Coup
Fa dièse 3 +3
La 3 +10
Hum
Fa dièse 2 -12
La 2 +17
Fondamentale
Fa dièse 3 -2
La 3 -4
Tierce
La 3 +6
Do 4 +8
Quinte
Do dièse 4 +11
Mi 4 + 22
Mes remerciements à M. Le Maire pour l’accès au clocher ainsi que les sonneries spéciales.
Se dressant avec la cathédrale réformée Saint Pierre au sommet de la cité genevoise, l’église Saint Germain est un témoin clé de l’histoire genevoise, et demeure l’un des lieux de cultes les plus anciens de Genève. De style gothique tardif, le bâtiment date du XVe siècle. Après la Réforme son affectation fut profane, et ne servit qu’en commerce. Au début du XIXe siècle elle a été protestante et remplaça la cathédrale quelques années, avant de retourner entre les mains des catholiques. Le clocher en pierre massif reste sobre. Il est percé par des baies munies d’abats-son aux deux derniers étages, et couronné d’un fier toit à quatre pans. Au début du XXe siècle le clocher est victime d’un incendie, en 1908 l’église rouvre ses portes après restauration.
Le clocher de l’église abrite aujourd’hui une sonnerie de dimensions modestes. Ce sont deux cloches des fondeurs Revillard qui sonnaient du clocher de l’église (1726 et 1765) jusqu’au début du XXe siècle ou elles furent fondue dans l’incendie du clocher de l’église. Il fallut donc placer une cloche dans la tour. Elle a été acheté à une tour d’horloge dans la ville, ce qui explique qu’elle n’a pas de couronne. Elle fut équipée pour sonner en volée. En 2008, pour les cent ans de cette restauration, deux cloches ont été coulées par la fonderie annecienne Paccard.
La plus petite des cloches ne dépasse pas le quintal.
Un grand merci à Nicolas Dériaz, organiste, pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales. Amitiés à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » également de la partie.
Je vous invite aujourd’hui, après quelques articles « extérieurs », de fouler à nouveau le sol savoyard. La commune de Bogève et son millier d’habitants se trouvent au pied de la montagne des Brasses, petite station de ski familiale très proche de Genève. Le « Foron » (petit ruisseau de montagne signifiant « source profonde ») y prend sa source et traverse la localité, avant de se jeter dans la « Menoge » qui creuse la vallée voisine, dite « Vallée Verte« . Le « Col du Perret » permet de la rejoindre en quelques minutes seulement.
Au cœur du village de Bogève se trouve l’église paroissiale, bâtiment aux allures sobres, typiques d’un édifice religieux bâti au XIXe siècle. Pourtant, au Moyen-Âge, l’église de « Bogeva » est cité par deux papes : Eugène IV en 1153 et Innocent IV en 1250 qui attestent la possession du lieu par l’Abbaye d’Ainay (Lyon). L’édifice actuel qui en remplace naturellement un autre a été construite dès 1832, comme en témoigne la date sur le porche. Une plaque sur la façade indique que l’église a été consacrée par Mgr Rey, évêque d’Annecy, le 8 octobre 1837. L’intérieur du sanctuaire, restauré en 1993, est rempli de fresques. Dans un style néo-gothique, le maître-autel dénote presque avec l’esprit néo-classique de l’édifice religieux, en vogue à l’époque. Les deux retables latéraux sont dédiés à la Vierge Marie et à Saint Etienne, premier martyr.
Le clocher de l’église, adossé au cœur, est couronné d’une flèche très sobre. Derrière les fines baies géminées se trouvent quatre cloches fondues au XIXe siècle.
En 1808, une cloche est installée au clocher de l’ancienne église. A la fin de l’été 1833, François Bulliod de Carouge est appelé pour réaliser deux cloches. Il sera à nouveau sollicité par les autorités en 1835 pour refondre celle de 1808, baptisée « Joséphine« . Quelques décennies après, la sonnerie est jugée peu harmonieuse. Deux cloches sont refondues par les établissements Paccard d’Annecy-le-Vieux : la grosse et la petite. « Françoise-Louise » datée du 24 août 1833 est la seule rescapée. « Célestine-Pie » et « Augustine-Catherine » rejoindront donc le clocher et seront bénies le 8 février 1872. Mais une troisième cloche plus modeste « Julie-Thérèse » est arrivée. En effet, l’abbé Chardon, curé de Marignier et natif de la commune, tenait à offrir sur ses deniers une plus petite cloche. Depuis 1956 et l’électrification du clocher, cette petite cloche est hélas réduite à un usage restreint. En raison de ses modestes dimensions, elle n’a pas été ajoutée à la volée de ses trois grandes sœurs. Mais lors des carillons (baptêmes, mariages) on peut deviner son « sol aigu » cristallin. Récemment, la fonderie Paccard, en charge du clocher, a installé trois nouveaux battants pour les trois cloches de volée. Les brides de fixations ont également été changées. La petite cloche a reçu un nouveau marteau de tintement.
N°
Nom
Fondeur(s)
Année
Diamètre (cm)
Masse (kg)
Note
1
Célestine-Pie
Paccard Frères
1871
139,5
1654
Ré3
2
Françoise-Louise
Bulliod F.
1833
99,5
580
Sol3
3
Augustine-Catherine
Paccard Frères
1871
82,5
350
Si3
4
Julie-Thérèse
Paccard Frères
1871
52
95
Sol4
Les quatre cloches, vues depuis l’étage inférieur. On notera la différence de taille entre la grosse (à droite) et la plus petite (centre gauche).
Donnons la préséance à la cloche François Bulliod, datée de 1833…
…et place maintenant aux trois autres cloches fondues en 1871.
Mes remerciements pour l’accès du clocher à la Municipalité de Bogève sous le mandat de Patrick Chardon, maire. Je remercie également M. Chardon, responsable des services techniques pour l’accès au clocher et l’accompagnement le jour du rendez-vous. Mention, enfin, à Mike « Quasimodo » pour l’aide apportée à la réalisation du reportage et à Matthias Walter, expert-campanologue à Berne (CH) pour le partage des mesures.
Le village de Saint Jean d’Aulps est situé en plein cœur de la Haute-Savoie, dans la vallée d’Aulps, où coule la Dranse. Cette petite commune ne compte maintenant que 1’200 habitants, mais possède tout de même un passé très riche, qui a un rapport direct avec la vie religieuse actuelle. En 1036, une abbaye y est fondée et on apprend qu’elle est sous la dépendance de Molesme. Le début du XIIe siècle est marqué par l’arrivée de l’Abbé Guérin, il restera quelques années et finira évêque de Sion (Valais suisse) puis sera canonisé, on peut se recueillir sur sa châsse dans l’église du Plan d’Avoz. Durant des siècles, de nombreux pères abbés d’Aulps eurent un franc succès, la plupart finiront d’ailleurs évêques ou même cardinaux. L’abbaye et ses moines furent heureusement oubliés durant la Révolution, mais ce n’est que l’incendie d’un des trois édifices (la Moussière) qui signera définitivement la fin de cette vie religieuse à Saint Jean. Les paroissiens iront eux-mêmes détruire cette grande abbaye pour transporter les matériaux dans le but de reconstruire leur édifice. En 1883, l’église du Plan d’Avoz est rebâtie dans le style néo-gothique et la présence de la châsse et des reliques du défunt Saint Guérin marquent un point d’orgue au passif abbatial de Saint Jean d’Aulps.
La sonnerie de l’église reste tout aussi majestueuse que la longue histoire de la commune. La plus grande cloche demeure la plus ancienne, et porte la date de 1747. La troisième cloche a été commandée pour l’ancienne église, en 1874 aux frères Beauquis de Quintal. La sonnerie sera renouvelée en 1898 avec trois cloches neuves. On peut penser qu’elles remplacent des anciennes cloches.
+PARRAIN Rd LOUIS MONNIER VICAIRE A CRANVES-SALES FRERE DE Rd ALPHse MONNIER MISSre AU TONKIN+
+HYACthe IRENEE JORDAN NEVEU DE FEU Rd CLde CURE-ARCHIPR DE THONON+
+MARRAINE M. LOUISE ALOIDE JORDAN EPse DU PARR. JORDAN NIECE DE FEU Rd CLde JORDAN CURE DE PLASSAY ( CHARENTE )+
+CURE-ARCHIPR Rd CH. EUG. VIGNY DE LOISIN MAIRE Fd LABARRE NEVEU DE FEU Rd F. G. BUTTET VICAIRE GENERAL 1898+
GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1898
Le patron de notre diocèse, posant fièrement sur la cloche n°3, comme sur tant d’autres.
Analyse sonore (dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz
Harmonique
Cloche 1
Cloche 2
Cloche 3
Cloche 4
Cloche 5
Note au Coup
Ré3 -8
Fa#3 +2
Sol3 -1
La3 +6
Ré4 +5
Hum
Ré2 -18
Fa#2 +6
Sol2 +12
La2 +8
Ré3 +5
Fondamentale
Ré3 +5
Fa#3 +2
Sol3 -10
La3 +4
Ré4 +1
Tierce
Fa3 -5
La3 +2
Sib3 +0
Do4 +5
Fa4 +4
Quinte
La3 – 12
Do#4 +12
Ré4 +15
Mi4 +15
La4 +1
(Sonneurs : cloche 3 : moi même – cloche 5 : Quasimodo)
Mes remerciements à Jean-Marie Premat, pour l’organisation de cette étape dans sa vallée. Je remercie également la sacristine présente pour les sonneries et M. Bernard Mudry pour l’accompagnement. Mention à Mike, surnommé Quasimodo pour avoir magnifiquement tiré sur la corde de la plus petite cloche lors de l’enregistrement du plenum. Je le remercie également pour le superbe cliché de la cloche 5.
Nos expéditions campanaires se suivent et ne se ressemblent pas… C’est aujourd’hui dans le massif des Aravis en Haute-Savoie que nous emmène la curiosité, dans l’église Saint-Pierre de Manigod. Cette église paroissiale est située sur la rive droite du Fier, l’une des principales rivières du département qui rejoint à l’ouest d’Annecy le Rhône. Cette petite commune de 1’000 habitants est une station familiale prisée des savoyards ou des touristes. Ses pistes sont reliées à celles de la Clusaz, village voisin aussi réputé. Les amateurs de recettes savoyardes y viendront volontiers manger l’originale tartiflette puisque son reblochon est fabriqué dans ce même massif.
La silhouette élancée du clocher accueille le touriste ou l’autochtone dans la commune. Depuis des siècles il se dresse avec une certaine fierté. Au pied de celui-ci se trouve en effet une église néo-classique qui remonte au XVIIe siècle. Dédiée à saint Pierre, elle était initialement sous le vocable de saint Christophe, qui reste patron du village. En 1687, l’évêché ordonne à la paroisse de reconstruire son église qui avait un maître-autel consacré en 1473. La paroisse fera alors appel à un maçon de Samoëns, Aimé Riondel et les travaux commenceront en 1688. Mgr Michel-Gabriel de Roussillon-de-Bernex, évêque d’Annecy-Genève la consacrera en 1703 : 15 ans après ! Aimé Riondel s’était appliqué à donner à Manigod une église typique pour l’époque et semblable aux églises de montages : une église halle de style baroque. Le clocher, construit à la même époque, a été remanié aux environs de 1832, car abîmé à la Révolution. Il sera reconstruit entre 1886 et 1888, juste après l’agrandissement de l’église d’une travée. En 1991, le projet d’ajout d’un orgue est lancé. En 1994, l’orgue de 22 jeux (2 claviers + pédalier) est installé sous la direction de M. Formentelli, facteur d’orgues de Vérone (I). Mgr Barbier, évêque d’Annecy, le bénira en 1996.
Ce sont au total quatre cloches qui sont dans le clocher de l’église Saint-Pierre. Fondue en 1770, la plus petite cloche demeure la plus intéressante. Elle a été réalisée par Louis Léonard, fondeur natif de Morteau (Doubs). Ce fondeur n’a eu de cesse de se déplacer entre le Jura et les Alpes savoyardes à la fin du XVIIIe siècle. Ainsi, nous pouvons trouver des cloches de ce fondeur à Taninges (1767) ou à Bex (1775). Si il ne demeure de lui que de modestes cloches de quelques quintaux, c’est lui qui réalisa en 1768 la prédécesseur de l’actuelle « Salésienne » de Notre-Dame-de-Liesse d’Annecy qui pesait environs cinq tonnes. Cette cloche, autrefois attribuée au tocsin, n’est aujourd’hui pas audible car elle ne dispose d’aucun système de traction électrique ou manuelle. Cette cloche doit sa vie au syndic de la période révolutionnaire Aimé Cohendet. Pour les Révolutionnaires, Manigod comptait 8 cloches : trois pour l’église paroissiale et le reste pour les cinq chapelles qui officiellement possédait une cloche. Cependant, la chapelle de Joux en possédait en fait deux. Alors, le syndic a emporté chez lui la plus petite cloche paroissiale et sacrifia la seconde cloche de Joux. On apprend également que la grande cloche était déjà en morceaux. Là aussi, une partie du métal est conservé et sera réutilisé dès 1803 lorsque la commune, syndic en tête, commande deux nouvelles cloches pour l’église. Les différentes chapelles ont actuellement des cloches fondues tour à tour durant le XIXe siècle. En 1877, l’église (qui semblait avoir toujours trois cloches) a été doté de trois nouvelles cloches. Seule la cloche histoire fut conservée. Une première commande est faite à la fonderie Paccard pour deux cloches : les deux plus grandes. En 1879, une troisième cloche est ajoutée, comblant l’intervalle entre la seconde cloche et la cloche historique. La fonte a été commandée par le Rd Joseph Despois, curé natif de Cordon et le maire de l’époque, Pierre Accambray. Les deux grandes cloches citent le pape Pie IX, alors que la plus petite cite son successeur, Léon XIII, élu pendant la confection de ses grandes sœurs. Ces trois dernières invoquent des saints et saints inscrits dans le traditionnel tableau récapitulatif.
N°
Invocations/Nom
Fondeurs
Année
Diamètre (cm)
Masse (kg)
Note
1
Vierge, Pierre, Louise de Savoie, Pie IX, Christophe
Paccard Frères
1877
120
1’050
Mi 3
2
Anne, Joseph, François, Brigitte, Marc
Paccard Frères
1877
94,5
530
Sol dièse 3
3
Famille, Guérin, Antoine, Léon le Grand, Léon XIII
Paccard Frères
1879
80
350
Si 3
4
non connu
Louis Léonard
1770
60
120
Ré dièse 4
Je remercie M. Bruno Sonnier, maire de Manigod, pour son aimable autorisation et pour l’accès au clocher. Remerciés soit également mes valeureux amis Mike « Quasimodo » et Philippe « Senonais » pour l’aide à la réalisation du présent reportage.
C’est au XVIIIe siècle que remontent les origines de l’actuel temple de Chêne-Bougeries. En l’an 1754, un traité est signé entre Charles Emmanuel, Duc de Savoie, et Genève. Il est convenu que la frontière entre les deux terres soit déplacée, l’ancien temple se trouvant côté savoyard. Les plans furent dessinés par Jean-Louis Calandrini, mathématicien et l’édifice fut dressé en moins de deux ans. Au printemps 1758 on ramena la cloche de l’ancien temple condamné, ce qui marqua véritablement la fin de l’édification du temple.
Dans l’édifice disposé en hémicycle, on peut constater que chaque banc possède une plaque dans laquelle est gravé un nom. Des notables, ou grandes familles de la paroisse avaient leur banc lors du culte, en reconnaissance des dons à la construction du temple. Un peu plus haut, sur la tribune, se dressent de très belles orgues, dotées de trois claviers.
Le petit clocheton dominant la façade a eu l’honneur de supporter plusieurs cloches, en plus des trois actuelles. En 1739, une cloche fut coulée par Samuel Maritz pour l’ancien temple, avant d’être déplacée et a également sonné les cultes de l’actuel édifice. En 1843, des archives témoignent également une cloche Keller qui disparut sans doute lors du renouvellement de la sonnerie. Les trois cloches ont été fondues par Hermann Ruetschi à Aarau, pour un poids total de 815 kilos. Autrefois équipées en lancé-franc, elles sont maintenant installées en rétrolancé, pour des raisons de stabilité du clocher. Le travail fut confié à l’entreprise fribourgeoise Mécatal. Le campaniste en a profité pour restaurer le mouvement d’horloge, même si il n’est plus utilisé.
La grande cloche – Si3 -5
La deuxième cloche – Ré#4 -8
La petite cloche – Fa#4 +/-0
La cloche de l’ancien temple, qui fut utilisée jusqu’en 1899.
———-
Mes remerciements à Nicolas Dériaz pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales.
Il est fini, le temps ou Roselend fut un alpage constitué de champs agricoles et de chalets campagnards. Le vallon prit un grand virage dans les années 1950. Au début, on évoquait l’idée d’un barrage, mais les années passent, et le projet devint concret. Entre 1955 et 1962, ce sont près de 2000 ouvriers qui se surpassent pour édifier les 942’368 mètres cubes de béton qui constituent aujourd’hui le barrage de Roselend. L’étendue d’eau représente près de 185 000 000 mètres cubes d’eau, pour une surface de 320 hectares. Il ne reste plus grand chose au fond du lac, puisque une quinzaine d’alpages sur la cinquantaine que constitue ce vallon furent engloutis, et la chapelle, dédiée à Sainte Marie Madeleine, fut déplacée et reconstruite, pour dominer le lac. L’historique de la chapelle est tout aussi mouvementé que ce vallon. On parle d’un lieu de culte en ces lieux dès le XIIIe siècle, du moins on évoque un édifice dédié à Sainte Marie-Madeleine, il se peut que ce soit celle-ci… Des sources plus précises évoquent qu’une cloche y a été placée en 1608, et que des donations y ont été faites au cours du XVIIIe siècle. En 1794 elle accueille 4 prêtes exilés durant la Révolution Française, dont un futur archevêque de Chambéry, Mgr Antoine Martinet. Ils y donneront une messe. En 1960 elle fut engloutie par les eaux du barrage, mais fut reconstruite dans un style plus moderne, tout en gardant le côté roman qu’elle avait à l’origine. Les deux cloches furent sauvées, et sonnent encore dans le clocher mur, même si l’histoire pour l’une d’entre elle s’arrête dans les années 1980, elle fut volée et on ne l’a jamais retrouvée. En 2011, le barrage fêta ses 50 ans. Le conseil général évoqua l’idée de couler une cloche, pour remplacer l’ancienne, qui avait laissé une fenêtre vide. L’idée séduit EDF qui offrit la coulée sur site, réalisée par la fonderie Paccard. La cloche fut fondue devant les Beaufortains au chef-lieu, et fut démoulée le lendemain matin, devant la chapelle, puis fut bénie par Mgr Ballot, archevêque de Chambéry, avant enfin d’être placée dans le clocher.
1 – – Jean Baptiste Pitton en 1804 – 150 kilos – Mi Bémol 4 -1
2 – Augustine – Fonderie Paccard, 2011 – 85 kilos – Sol 4 -0 Les deux cloches, fièrement installées dans leur clocher mur.
Un grand merci à la mairie de Beaufort, et à Armand Joguet, pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné dans ce beau vallon. Mention spéciale à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » présent lors de cette étape, pour sa journée d’anniversaire. Mention spéciale à Matthias Walter, campanologue suisse, également de la partie, ainsi qu’à Philippe « Ashitaka13400 » pour avoir superposé les deux vidéos tournées simultanément.