Vailly – Eglise Saint-Georges

C’est « au croisement des vallées » que se trouve l’église Saint-Georges que vous allez découvrir sur cette page. Ce « croisement des vallées » est la traduction apportée pour le nom de « Vailly ». Ce petit village chablaisien se trouve en effet à la confluence du torrent de « la Follaz » venant de Lullin et du « Brévon » venant de Bellevaux. Une autre hypothèse nous fait remonter à l’époque romaine. Le nom de la commune serait un dérivé de « Valliacum » signifiant « domaine de Vallius » du nom d’un citoyen romain qui aurait élu domicile sur ces terres. On a d’ailleurs retrouvé des pièces romaines sur la commune voisine de Reyvroz et une route secondaire menait de Thonon-les-Bains jusqu’au col de Jambaz, à Bellevaux.
A la fin du Moyen-Âge, le nom de Vailly apparaît à plusieurs reprises, pour des donations, par exemple à la fin du XIe siècle ou encore en 1233. La paroisse, ou certains de ses biens, sont ballottés jusqu’au XVIe siècle par des familles seigneuriales ou la puissante Abbaye d’Aulps qui avait presque main mise sur tout le Chablais.

L’église Saint-Georges telle que nous la connaissons aujourd’hui à été bâtie entre 1844 et 1848 selon les plans de l’architecte turinois Ernesto Melano. C’est également à lui que nous devons la décoration actuelle de la Sainte-Chapelle et de la Métropole de Chambéry, ou encore la restauration des deux autres cathédrales de l’archidiocèse savoyard. Il est considéré comme le chef de file de l’art néogothique troubadour italien.
Cependant, le monument religieux qu’il nous laisse à Vailly est néoclassique sarde, architecture en vogue à l’époque dans nos contrées. Les spécialistes la considèrent comme le « joyau » des églises néoclassiques du chablais. Si l’extérieur, assez simple et dépouillé, peut ne pas donner cette impression, il ne faut pas hésiter à pousser les lourdes portes en bois pour y découvrir un remarquable ensemble de fresques et une décoration intérieure soignée. En avançant vers le chœur, on peut regarder derrière soi et admirer l’orgue de tribune. Il est en effet assez rare qu’une église de village possède un véritable orgue à tuyaux. L’idée a germé dans l’esprit de Raymond Morel-Vulliez, organiste, en 1978, alors qu’il prenait des cours d’orgue. Vingt-ans plus tard, Mgr Hubert Barbier, évêque d’Annecy, bénit cet orgue, réalisé par une poignée de personnes avec le concours du facteur d’orgues Xavier Silberman.

La tour-clocher de l’église, adossée contre le chœur, est couronnée d’une grande flèche. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Le 28 octobre 1941, le clocher est la proie des flammes, à cause d’un cierge resté allumé dans l’église. Seule la maçonnerie a pu tenir. Le lanternon et la sonnerie n’ont quant à eux pas été épargnés.
Prodige, miracle… les superlatifs se bousculent quand on essaie d’évoquer la sonnerie de Vailly. D’abord parce que les ensembles de cinq cloches sont rares dans la région. Le fait que quatre nouvelles cloches ont pu être financées, coulées et installées en pleine Seconde Guerre Mondiale tient de l’exploit. Exploit que nous devons à l’infatigable abbé Million, alors curé de cette paroisse. A cela s’ajoute une touche de mystère : les origines de la plus petite cloche. On sait qu’elle a survécu aux flammes qui ravagèrent la partie supérieure du clocher et endommagèrent une partie de l’église, mais on ne connaît pas avec certitude son fondeur. Matthias Walter, expert-campanologue en Suisse, pense volontiers à une production Burdin de Lyon du XIXe siècle aux vues des décors et du profil. Mais les anses de cette énigmatique demoiselle de bronze, qui a subi un accordage chez Paccard avant d’être réinstallée, feraient plutôt penser au style de la fonderie savoyarde. Les inscriptions auraient pu nous en dire plus, mais elles ont été pour la plupart limées. La cloche a-t-elle été réparée après avoir été endommagée par les flammes ? Lui a-t-on greffé de nouvelles oreilles ? La patine ayant fait son œuvre en trois quarts de siècle, le mystère risque de planer longtemps encore sur cette vénérable hôte du clocher de Vailly.
Le beffroi en bois, aux formes typiques de la fonderie Paccard, range les quatre nouvelles cloches en bas. La plus grande se partage la travée centrale et la seconde cloche est seule dans une seconde travée, à l’ouest. Les trois petites cloches se partage la travée de l’est. L’ancienne cloche est plus haute, sur une sorte d’extension. Chaque cloche possède ses propres décors et inscriptions. Cependant, à part la mystérieuse cloche 5, chaque cloche arbore le blason de la fonderie Paccard et les armes de Mgr Auguste Cesbron, évêque d’Annecy de 1940 à 1962. La plus grande cloche « Jeanne d’Arc » qui « sonne pour le salut de la France » est dédiée aux « combattants de 1914-1918 et 1939-1940 ». « Marie » la seconde cloche est celle de l' »action catholique ». La troisième cloche, baptisée « Thérèse » est celle des agriculteurs. La quatrième, « Geneviève » prie pour les vocations et pour la paroisse. Contrairement aux trois autres, elle possède un joug en bois (et non en fonte) et ne possède pas d’anses. Au dessus, la « mystérieuse » petite cloche n’a en relief qu’une phrase en latin. Il a fallu que mes yeux s’attardent sur chacun de ses détails pour lire des inscriptions gravées timidement sur son épaule. On y apprend qu’elle est dédiée à Notre-Dame de la Salette, que c’est un « souvenir de Mission de 1942 ». Elle possède bien-sûr son parrain et sa marraine, contemporains à sa réinstallation.

Le système primitif électrique est encore en place aujourd’hui.

Nom

Fondeur(s)

Année

Diamètre (cm)

Masse (kg)

Note

1

Jeanne d’Arc

Paccard

1942

120,5

1080

Mi3

2

Marie

Paccard

1942

101,5

650

Sol3

3

Thérèse

Paccard

1942

90

450

La3

4

Geneviève

Paccard

1942

76,5

275

Do4

5

N.D. de la Salette

Burdin ?

XIXe

75

250

Si3

Tout d’abord, vues sur les nouvelles cloches, puis, en plus grand, sur notre doyenne.


Mes remerciements pour cette visite du clocher à la municipalité de Vailly sous le mandat de Mme Yannick Trabichet, maire, et Michael Stehlin, troisième maire-adjoint. Je remercie également la communauté paroissiale et plus particulièrement Luc Chatelain, sacristain, qui n’hésite pas à mettre ses connaissances d’électricien pour entretenir l’horloge actionnant les cloches. Enfin, je réédite une nouvelle fois toute mon amitié à Mike « Quasimodo » qui m’a épaulé pour la réalisation de ce reportage.

Sources & Liens :
Vailly sur Wikipédia
Eglise de Vailly
Mairie de Vailly
Histoire de l’orgue
Matthias Walter
Fonds privés
Sources personnelles
Inventaire personnel

 

Bons en Chablais – Eglise Saint Maurice (Brens)

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Le premier édifice religieux à Brens remonte à 518-520. Il était déjà dédié à Saint-Maurice. Durant un millénaire, il a été construit, remanié et consolidé au gré des guerres à plusieurs reprises. Entre 1536 et 1598 le village est occupé par les Bernois. L’édifice se voit alors imposer le culte protestant. Le clocher actuel, ainsi que la nef, sont construits entre 1863 et 1868. L’église se voit remaniée entre 1966 et 1967 suite au concile Vatican II.

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Cloche 1 – Frères Paccard en 1844 – 1’000 kilos – 116,3cm – Mi3 +3

LAUDATE DEUM IN SYMBALIS BENE SONANTIBUS
PARRAIN MR RD BIRRAUX CURE DE BRENS
MARRAINE GENEVIEVE JACQUIER NEE BERTHET
SR JN TROLLIET SYNDIC

FAITE A QUINTAL L AN 1844 PAR LES FRERES PACCARD

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Cloche 2 – Frères Paccard en 1844 – 500 kilos – 93,2cm – Sol Dièse 3 -5

LAUDATE DEUM IN SYMBALIS BENE IN SONANTIBUS
PARRAIN M R J M JACQUIER ARCHIPRETRE CURE DU VILLARD
MARRAINE MAURISE JACQUIER
S R JN TROLLIET SYNDIC

FAITE A QUINTAL L AN 1844 PAR LES FRERES PACCARD

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Hum

Mi 2 +7

Sol Dièse 2 +1

Fondamentale

Mi 3 +8

Sol Dièse 3 +3

Tierce Mineure

Sol 3 +5

Si 3 -1

Quinte

Si 3 +10

Ré Dièse 4 +/-0

Note au coup

Mi 3 +3

Sol Dièse 3 -5

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Un grand merci à Mme Jacquier pour l’accès au clocher.

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Evian les Bains – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

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Situé à la fois près du lac Léman et des montagnes chablaisiennes, Evian est mondialement connu pour son eau et ses cures thermales. Des plus illustres monuments éviantais, on peut citer le palais Lumière, la buvette de la source Cachat ainsi que l’église Notre-Dame de l’Assomption.

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Construite majoritairement au XIIIe siècle, la partie la plus ancienne reste la tour-clocher construite un siècle auparavant dans un style gothique savoyard. Elle a subi, au fil des siècles, nombre de modifications, dont la plus importante date de 1926. On y ajoute deux travées vers l’ouest, ce qui nous donne une façade néo-byzantine. Le chœur de l’église occupe en grande partie la base du clocher. Un décor savoyard habille les murs. Plus près du sol, de magnifiques stalles du XVe siècle dans un néo-gothique flamboyant donnent encore plus de beauté à cet édifice. Il faut noter qu’elles font partie des 13 stalles « Savoisiennes » réparties entre Aoste et Saint-Claude. Le thème iconographique est la concordance entre apôtres et prophètes. En 1823, la tour clocher a été tronquée de sa flèche pour recevoir un gracieux lanternon. Il a été jadis occupé par nombreuses cloches, dont, deux cloches fondues en 1687 par les frères Livremont de Pontarlier, de passage dans le Chablais. Il est aujourd’hui doté de quatre belles cloches, fondues par Claude Paccard à Quintal en 1852.

Cloche 1 – 2’100 kilos – diamètre 152cm – Do3 +3

Cloche 2 – 950 kilos – diamètre 115cm – Mi3 +9

Cloche 3 – 550 kilos – diamètre 97,7cm – Sol3 +6

Cloche 4 – 250 kilos – diamètre 73,5 – Do4 +4

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Sonnerie du Plenum :

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Un grand merci à M. Le Curé et à Madame Blanc, pour leur accueil et leurs autorisations. Mention spéciale au dévoué Mike « Quasimodo« , qui a filmé le plénum (vidéo du haut).

Faverges-Seythenex – Eglise Saint Pierre (Faverges)

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L’église Saint Pierre de Faverges, de style néo-classique sarde, a été bâtie dès 1830 sur les plans de l’architecte annecien Ruphy, et fut consacrée par Mgr Rendu le 13 avril 1844. C’est inscription sur le fronton qui nous l’apprend. L’ancien édifice était de dimensions plus modestes. L’imposante nef et ses deux bas-côtés ont subi une restauration intérieure en 2012. Deux élégantes portes dans le chœur nous permettent d’accéder au clocher à gauche, et à la sacristie à droite.

La tour clocher de l’église abrite quatre cloches :

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Cloche 1 – « FIDES » (Foi) – Paccard, 1869 – 145,5cm – 1’600 kilos – Ré Bémol 3 -2

+PARRAIN HENRI BLANC SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

+MARRAINE FRANCOISE NOEMIE CLOPPET SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

+TEMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE ENVERS MME MARIE ROSE DUPONT NEE MILANNAIS ET SON PETIT FILS ME LE BARON JULES BLANC DU MAIRE DE FAVERGES+

+FIDES+

+STE VIERGE MARIE CONCUE SANS PECHE P P N ST PIERRE 1ER VIC DE J C ET PATRON DE FAVERGES P P N+

+60 JUN 1869 IN ESTO SII CLAUDII REGNANTE PIO IX+

+CURIS R ANTONII MARULLAZ ARCHIPR & PAROCHO FABRIGENCIUM AB JLL JLL ET R R CLAUDIO MARIA MAGNIN ANNECII EPISCOP CONSECRATA+

 

+PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1869+

Cloche 2 – Agathe, dite « La Pleureuse » – Humbert & Roch, 1639 – 112,3cm – 900 kilos – Sol Bémol 3 -4

+LAVDATE DEVM IN CYNBALI INBILIATIONIS OMNIS SPIRITVS LAVDET DOMINVM SANCTA AGATHA ORA PRO NOBIS+

Cloche 3 – « SPES » (Espérance) – Paccard, 1869 – 86,5cm – 350 kilos – Si Bémol 3 -1

PARRAIN MICHEL CHAPELAIN SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

MARRAINE CAROLINE MARIE JOSEPHINE VIANNAY SOUVENIR DE 1ERE COMMUNION ET CONFIRMATION

SPES

ST JOSEPH PATRON DE LA BONNE MORT P P N 6 JUIN 1859 A MARULLAZ CURE DE FAVERGES

PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1869

Cloche 4 – « CHARITAS » (Charité) – Paccard, 1869 – 72cm – 250 kilos – Ré Bémol 4 +2

PARRAIN MUGNIER SERAND JEAN FRANCOIS

MARRAINE LEONTINE BROUDEL POUR DME SIDONIE BLANC NEE PELOUX

CHARITAS

ST FRANCOIS DE SALES PATRON DU DIOCESE P P N

6 JUIN 1869 A MARULLAZ CURE DE FAVERGES

PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1869

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La Grande Cloche, d’un poids avoisinant deux tonnes.
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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Hum

Ré Bémol 2 -10

Sol Bémol 2 -3

Si Bémol 2 -10

Ré Bémol 3 -6

Fondamentale

Ré Bémol 3 +4

Sol Bémol 3 +2

Si Bémol 3 +5

Ré Bémol 4 +4

Tierce

Mi 3 -2

La 3 -1

Ré Bémol 4 -1

Mi 4 +4

Quinte

La Bémol 3 -7

Ré Bémol 4 +/-0

Fa 4 -8

La Bémol 3 +3

Note au Coup

Ré Bémol 3 -2

Sol Bémol 3 -4

Si Bémol 3 -1

Ré Bémol 4 +2

Rares sont les beffrois où les cloches sont disposées sur deux niveaux, et sur une même charpente. Nous noterons également que la cloche numéro deux, la doyenne de Faverges, a été fondue pour la paroisse Sainte Agathe de Rumilly en 1639. Lors de la Révolution, l’ensemble campanaire de l’église a été quelque peu dissimulé. Une cloche a été transférée à Annecy, elle portait le surmon de « cloche de l’Entrée », elle sonnait peut être le début des offices. Le scénario ne variait pas tellement entre les vallées. On peut donc penser que la paroisse pensait récupérer ou sauver « sa » cloche. Cette cloche, nommée Agathe était celle qui avait la charge de pleurer, seule, les défunts puisque son surnom était « La Pleureuse ». Elle se retrouve aujourd’hui en compagnie de trois cloches coulées plus de deux siècles après elle. Les trois cloches Paccard portent également pour nom les trois vertus théologales : la Foi, l’Espérance, la Charité. Elle invoquent également les prières de grands Saints qui ont permis l’évangélisation plus ou moins locale. Saint Pierre, patron de la paroisse, Saint François de Sales, patron du diocèse mais aussi saint Joseph, patron « de notre bonne mort »et sainte Agathe, patronne de la paroisse de Rumilly.

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Un grand merci à M. le Curé pour ses autorisations et à M. Chaffarod pour nous avoir ouvert le clocher de Faverges à deux reprises.

Doussard – Eglise Saint Maurice

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Si les premières traces de civilisation humaine sur le territoire communal remontent au néolithique, le premier écrit sur sa vie cléricale date de 1031. Le Roi Rodolphe III de Bourgogne fait cadeau de ce territoire (ainsi que quelques communes voisines) à son épouse qui les lègue à l’Abbaye de Talloires, au bord du Lac d’Annecy. En 1734 est décidé le transfert de l’église vers la position actuelle, afin de se mettre à l’abri des crues des différents torrents. A la Révolution Française, l’église est détruite, puis reconstruite, avant d’être ravagée par un incendie. L’actuel édifice, de style néoclassique sarde, date 1850 ; il sera consacré trois ans plus tard. En 1967, la foudre endommage le clocher et met le feu à l’église. On peut regretter la disparition des fresques, et le replacement de la flèche par un dôme et un lanternon, donnant à l’église une silhouette plus comtoise que savoyarde.

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Cloche 1 – Ets Paccard en 1967 – 900 kilos – 1,10m – Fa 3 +5

292

RDUS STEPHANUS BIGEX PAROCHUS AB ANNO 1781 PATRINUS DAME CHAMBAZ NEE SAVIOZ MARRAINE

PACCARD M A FAIT EN L AN 1967

Cloche 2 « Antoine Marie » – G&F Paccard en 1891 – 550 kilos – 0,95m – La Bémol 3 -1

+EX ALTIS AD ALTIORA EVOCO+

+RD L.T. MOCCANT VIC. GEN. D ANNECY M A BAPTISEE+

+MR ANTOINE BURNOD ET SON EPOUSE MARIE DUMONTIER NEGET A PARIS INSIGNES BIENFAITEURS FURENT MES PARRAIN ET MARRAINE+

+ET ME DONNERENT LE NOM D ANTOINE MARIE+

+MR C.F. CARTIER ETAIT MAIRE ET RD G.M. DUNOYER CURE DE DOUSSARD 1891+

+GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1891+

Cloche 3- Les Fils de G. Paccard en 1920 – 200 kg – 0,7m – Do 4 +3

« 292 » est la seule inscription marquée.

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Inscriptions sur la cloche 2, doyenne, fondue l’an 1891, tout comme la célèbre « Savoyarde » de Montmartre. Ci-dessous, divers plans des trois cloches.

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Hum

Fa 2 +5

La Bémol 2 +/-0

Do 3 -1

Fondamentale

Fa 3 -2

La Bémol 3 -1

Do 4 +/-0

Tierce

La Bémol 3 +3

Si 3 -1

Mi Bémol 4 +/-0

Quinte

Do 4 +3

Mi Bémol 4 +4

Sol 4 +5

Note au Coup

Fa 3 +5

La Bémol 3 -1

Do 4 +3

 

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Un grand merci à M. Corboz pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales. Mention à mes amis Mike, Guilhem, Romain, Baptiste & John également de la partie.  P1060186

Bons en Chablais – Eglise Saint Didier (Saint Didier)

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Bons en Chablais est le fruit de la fusion de trois communes, ce qui explique pourquoi nous avons ici trois églises. Le hameau de Saint-Didier tire son nom de son lieu de culte. Datée du XIXe siècle, l’église est composée d’un clocher flèche – jadis crénelé – aux pierres apparentes. Il était anciennement porche, probablement construit pour l’ancienne église. Lors de la construction de l’actuel édifice, le plan a été tourné. L’entrée se trouve donc aujourd’hui à l’opposé du clocher, qui abrite en son pied le tabernacle.

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La sonnerie est composée de deux cloches fondues en 1865 par les frères Beauquis de Quintal. La plus grosse cloche est en rétrograde et pèse une tonne. La plus petite est en lancé-franc et pèse 500 kilos.

CLOCHE 1 – Fa3 -4

AIRAIN SACRE SA PROCLAMER LA GLOIRE DU TRES HAUT JUSQU AU FOND DE NOS VALLEES

LEURS FIDELES ECHOS REDIRONT A JAMAIS DES ENFANTS DE ST DIDIER FELIAL AMOUR

PARRAIN JEAN LOUIS RAVASSE CURE DU LIEU

MARRAINE MADAME MARIETTE PIGNAL NEE GENTIL

MR JEAN MAURIS MAIRE

MRS MAURIS JACQUES JUGET JAQUES CONSEILLERS

 

VIVE † JESUS FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1865 VIVE † MARIE IMMACULEE

Cloche 2 – La3 +/-0

+DIGNES HABITANTS DE ST DIDIER VOS CLOCHES A DIEU CONSACREES PUBLIERONT A LA PROSPERITE LA PLUS RECULEE+

+ET VOS RELIGIEUX SACRIFICES ET VOS DONS SPONTANES+

+PARRAIN RUCHE FRANCOIS+

+MARRAINE RUCHE JOSEPHTE+

+RAVASSE JEAN LOUIS DE LA VILLE DEVIAN CURE+

+MAURIS JEAN MAIRE MAURICE JACQUES JUGET JACQUES CONSEILLERS+

 

+VIVE JESUS FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1865 VIVE MARIE

IMMACULEE+

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Les deux cloches sont équipées de jougs en acier et supportées par un beffroi lui aussi métallique.


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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) – Diapason La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Hum

Fa 2 +4

La 2 +11

Fondamentale

Fa 3 -14

La 3 -10

Tierce

La Bémol 3 -3

Do 4 +2

Quinte

Do 4 +5

Mi 4 -4

Note au Coup

Fa 3 -4

La 3 +/-0

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Un grand merci à M. Joseph Bosson, sacristain, pour sa disponibilité.

Eteaux – Eglise Saint André

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Eteaux était jadis rattachée à La Roche sur Foron jusqu’au lendemain de la Révolution Française, à savoir 1801. On notera que la commune possédait déjà son propre édifice religieux car le chœur de l’église date du XVe siècle. La nef est plus récente et le clocher-porche date de 1855, à en lire la date au dessus de la porte. Plusieurs restaurations ont eu lieu au cours du XXe siècle. La dernière date de 1983/1984.

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Cloche 1 – J.-D. Dreffet en 1804 – 550kg – 98,5cm – La Bémol 3 -7  

RD NOEL CHAPPAZ CURE D’ETAUX PARRAIN 1804

DLE LOUISE CHAPPAZ MARRAINE

MICHEL VUAGNOUZ MAIRE LOUIS DRONCHAT ADJOINT PIERRE JOSEPH CONSTANTIN SECRETAIRE

JN BTE ORSIER

MCE ALBERT

PRE ORSIER

DECRUES

ROSSE

FR QUCESE

FS MUGNIER

GAUD

LAILLET

JH DUNANT TOUS MEMBRE DU CONSEIL MUNICIPAL D’ETAUX

 

FAITE PAR JEAN

DANIEL DREFFET

MAITRE FONDEUR

A GENEVE

Cloche 2 – Frères Beauquis en 1859 – 350 kg – 82,3cm – Si 3 +1

+SANCTE ANDREA ORO PROCONGRRGATIONE SACRAMENTI O SACRUM CONVIVION+

+CETTE CLOCHE A ETE DONNEE A LA CONFRERIE DU ST SACREMENT DE LA PAROISSE DE ST ANDRE COMME L HORLOGE MIT+

+AU CLOCHER A ETE AUSSI DONNEE A ETEAUX PAR RD JOSEPH MARIE BEROLD CURE DE LA PAROISSE+

+L’HORLOGE LE 24 JUIN 1858 LA CLOCHE LE 24 AVRIL 1859+

+PARRAIN MR PIERRE MARIE MUGNIER SYNDIC+

+MARRAINE M ELLE ALEXANDRINE BEROLD SAEUR DU CURE+

 

+FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES+ +AVE MARIA+

 Cloche 3 – J.D. Dreffet en 1804 – 250 kg – 73,7cm – Do4 -1

MR FRANCOIS GABRIEL DUCROS NOTAIRE PUBLIC, PARRAIN

MDF JOSEPHTE PUGIN, NEE GAVARD, MARRAINE

MICHEL VUAGNOUZ MAIRE, LOUIS DRONCHAT ADJOINT, PIERRE JOSEPH CONSTANTIN, SECRETAIRE, 1804

FAITE PAR JEAN

DANIEL DREFFET

MAITRE FONDEUR

A GENEVE

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La deuxième cloche de l’église, fondue en 1859 dans les ateliers Beauquis.

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Hum

La Bémol 2 -10

Si 2 +9

Do 3 -11

Fondamentale

La Bémol 3 +17

Si 3 -18

Do 4 +16

Tierce

Si 3 -4

Ré 4 +1

Mi Bémol 4 +/-0

Quinte

Mi Bémol 4 +1

Sol Bémol 4 +7

Sol 4 -5

Note au Coup

La Bémol 3 -7

Si 3 +1

Do 4 – 1

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Un grand merci à M. Missilier pour l’accueil et les sonneries des cloches.

Chamonix-Mont-Blanc – Eglise Saint-Pierre (Argentière)

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L’église vue depuis le cimetière d’Argentière.

Chamonix-Mont-Blanc est probablement l’une des communes savoyardes les plus estimées dans le monde. C’est sur son territoire même que se dresse le Mont-Blanc -toit de l’Europe-, l’Aiguille du Midi ou encore la Mer de Glace. Ce haut lieu touristique abrite des pans entiers de l’histoire de l’alpinisme en plus d’un riche passé patrimonial. Ce sont MM. Michel Paccard et Jacques Balmat qui ont pu atteindre le toit de l’Europe en 1786. Aujourd’hui, une des principales rues chamoniardes porte le nom du Dr Paccard et un des établissements scolaires porte le nom de son compagnon de cordée, Jacques Balmat. Dès lors, le Mont-Blanc est gravi par des alpinistes confirmés ou non venant du monde entier. Maurice Herzog, député-maire de Chamonix de 1968 à 1977, est le premier homme à avoir gravi l’Annapurna. C’est la première fois qu’une expédition entière parvient à atteindre un sommet de plus de 8’000 mètres.
Une grande partie des historiens se pencheront volontiers sur l’évolution des funiculaires, des téléphériques, du tourisme ou encore des premières ascensions des différents sommets des Alpes. Ceux qui aiment également les vielles pierres n’hésiteront pas à pousser les lourdes portes des églises Saint-Michel -vestiges d’une abbaye-, Saint-Pierre d’Argentière ou encore celles de la chapelle Saint-Bernard des Praz. Les lignes suivantes vous permettront de franchir des portes dérobées accessibles pour une poignée de personnes : celles des clochers chamoniards.

L'église
L’église. En arrière plan, le massif des Grands Montets

dsc_0430L’église Saint-Pierre d’Argentière est un véritable bijou de l’art baroque savoyard, architecture symbole de la Contre-Réforme insufflée par saint François de Sales. Construite à partir de 1724, elle avait pour but de soulager les paroissiens d’Argentière qui devait parcourir des kilomètres avant de rejoindre le Prieuré Saint-Michel de Chamonix. C’est Mgr Roussillon de Bernex, évêque d’Annecy, qui consacre l’édifice le 23 octobre 1727. Cette consécration marque la scission entre les deux lieux. Scission qui n’a duré qu’un temps puisque les deux bourgs sont sous la responsabilité du même curé et du même maire.
dsc_0438Le sanctuaire baroque a donc été élevé en trois ans sous les plans de maçons originaires du Lac de Côme, en Lombardie. En 1860, on note son agrandissement d’une travée et la création d’une nouvelle façade. En 1912, le bas-relief du retable est classé Monument-Historique. Il représente l’adoration des Mages. Un ostensoir en argent le sera aussi en 1963. Entre 1965 et 1967, une grande campagne de restauration a lieu à l’intérieur du lieu de culte, dans le but de le rajeunir tout en conservant son caractère baroque. Le bulbe du clocher suivra en 1987 avec une nouvelle couverture, non plus en cuivre mais en fer blanc étamé.

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p1050903A l’intérieur de ce clocher logent quatre cloches. Toutes datées de 1824, il est certain qu’elles en remplacent d’autres, fondues avant la Révolution. Hélas, aucune archive connue ou aucun indice -autres qu’une logique certaine- nous permet de les évoquer. Les quatre cloches actuelles sont l’oeuvre de deux fondeurs originaires de la vallée de la Clarée -près de Briançon- : Louis Gautier, accompagné des frères Vallier. Curieusement, seule la plus grande porte les deux patronymes. Les autres ne portent que la mention de Louis Gautier dans une signature très sobre « GAUTIER ME FECIT 1824« . De grands travaux eurent lieu durant l’électrification : pose de nouveaux jougs et beffroi en acier, changement partiel de battants et tournage de la seconde cloche d’un quart de tour (afin d’éviter une éventuelle fêlure par l’usure). Cette cloche possède aujourd’hui un moteur et un battant neufs. Toutes les cloches portent des traces d’accordage plus ou moins visibles, preuve ultime que la sonnerie a l’harmonie discutable encore aujourd’hui a été corrigée. Cependant, les cloches n’ont pas quitté le clocher car ces traces montrent que l’opération a été réalisée au burin et non avec une machine qui gratte délicatement l’intérieur de la cloche. Si les trois petites cloches égrènent distinctement le motif dit du « Gloria« , la plus grande cloche demeure aujourd’hui un quart de ton trop haute. Mais qu’importe puisque cette dissonance se révèle être un atout supplémentaire pour cette sonnerie, même si il est évident qu’elles ne pourront se retrouver dans un carillon à l’avenir !

Fondeur(s) Année Masse (kg) Diamètre (cm) Note
1 Vallier & Gautier 1824 800 110,5 Fa 3
2 Gautier 1824 650 102 Sol bémol 3
3 Gautier 1824 450 90 La bémol 3
4 Gautier 1824 280 78,1 Si 3

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Mes remerciements pour la visite du clocher au chanoine Vigliano, curé de la paroisse, pour son aimable autorisation et à Madame Michèle Charlet pour m’avoir ouvert le clocher. Je remercie Gideon Bodden, carillonneur d’Amsterdam, et François-Xavier dit « le sonneur de cloches » en charge de l’ensemble campanaire de Sainte-Anne-d’Auray pour leur étroite collaboration.

Sources & liens :
Eglise Saint-Pierre d’Argentière
Chamonix-Mont-Blanc
Office du Tourisme
Paroisse de Chamonix

Cordon – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

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Située au milieu du village, l’église de Cordon est bâtie entre 1781 et 1787 dans le plus pur style baroque savoyard. Elle est composée d’une simple nef munie de bas côtés et d’un transept sous un grand dôme. Le grand retable et le maître autel surprennent par leur finition soignée. En 1973 la foudre incendie le clocher, épargnant les cloches. L’édifice est classé Monument Historique l’année suivante et le clocher reconstruit à l’identique. Le bulbe est en acier patiné afin d’imiter l’effet rouille du fer blanc tout en conservant l’éclat d’origine.

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Cloche 1 – Françoise Joséphine – G&F Paccard en1903 – 1500 kg – 134,7cm – Ré 3 +/-0 

PAROISSE DE L ASSOMPTION DE CORDON

SOUVENIR DE LA MISSION 1903

JE M APPELLE FRANCOISE JOSEPHINE

PARRAIN FRANCOIS CURTET + MARRAINE PETIT-JEAN-GENAT JOSEPHTE

RD CLAUDE BOUVARD CURE

+VEVAZ FRANCOIS MAIRE BLONDET JEREMIE ADJOINT BAZ JOSEPH JOVET CONSEILLER DESPOIS MARIE CONSEILLER JOSEPH FORGERON CONSEILLER+

+PVGNAT JOSEPH MEDECIN CONSEILLER DESPOIS CELESTIN DESPOIS ETIENNE CADET ET SES SŒVRS DESPOIS JEAN CLAVDE DESPOIS JOSEPH ET FRANCOIS DESPOIS JOSEPH ET NICOLAS CVRTET JOSEPH PETIT-JEAN-GENAT JOSEPH+

+PVGNAT ALPHONSE PVGNAT FRANCOIS JARDINIER PVGNAT JACQVES MARIN BIBOLLET ROSE BLONDET ROSALIE CVRTET NICOLARDE ET PERONNE DELEZAIVE MARIE-CLAVDINE FLOVDET JOSEPHTE PVGNAT JEAN ET MARIE A PARIS+

GEORGES & FRANCIQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1903

POIDS 1500 KILOS

TON RE BAS

Cloche 2 – Eustache Meunier de Chambéry en 1817 – 580 kg – 97,2cm – Sol 3 -5

ASSUMPTA EST

MARIA IN COELUM

CAUDENT ANGELI

COLLAUDANTES

BENEDICUNT DOMINUM

MR MICHEL PETITIEAN

BORET PARRAIN

MADAME FRANCOISE BAZ

SA FEMME MARRAINE

MEUNIER FONDEUR A CHAMBERY EN 1817

Cloche 3 – Eustache Meunier de Chambéry en 1817 – 82,9cm – 350 kg – La3 +2

LAUDATE EUN IN

CYMBALIS BENE

SONANTIBUS LAUDATE

LUM IN CYMBALIS

IUBILATIONS

MR MARIN JOSEPH

PUGNAT PARRAIN

MADAME IEANNE MARIE

PUGNAT SA FEMME

MARRIANE

 

MEUNIER FONDEUR A CHAMBERY EN 1817

Cloche 4 – I.A. en 1717 – 82,7cm – 350 kg – Si3 +2 

C A M P A N A D I E Y A N T O N N I

ILLVSTRE ET PVISSANT SEIGER BENARD CONTE DE MENTHON ET MONTRETIER ET BORBONGES & P .

ET DAME MARGVERITE DE LES CHER AINE SON EPOVSE M A R E I N E

                                                                                                                              1 7 1 7

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La deuxième cloche.

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Hum

Ré 2 -3

Sol 2 -20

La 2 -12

Si 2 +4

Fondamentale

Ré 3 -4

Sol 3 +10

La 3 +28

Si 3 -11

Tierce

Fa 3 +/-0

Si Bémol 3 -6

Do 4 +2

Ré 4 +/-0

Quinte

La 3 +3

Ré 4 -12

Mi 4 -2

Fa Dièse 4 +5

Note au Coup

Ré 3 +/-0

Sol 3 -5

La 3 +2

Si 3 +2

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Mes remerciements à M. Paget, maire de Cordon ainsi qu’a M. Dupuis pour nous avoir accompagné. Un grand merci à ces messieurs et à Mme. Mabboux pour les sonneries spéciales.

 

Orcier – Eglise Saint-Jacques

L’église, et son clocher.

C’est au pied des montagnes chablaisiennes que je vous donne rendez-vous aujourd’hui. Le village d’Orcier et ses 900 habitants s’organisent autour de son église. Dédiée à saint Jacques le Mineur, apôtre. C’est la seule église du diocèse vouée au saint. La Collégiale Saint-Jacques de Sallanches est dédiée à saint Jacques le Majeur, vénéré à Compostelle, frère de l’apôtre Jean.
L’église a été bâtie dans un style néoclassique sarde entre 1845 et 1846. Elle remplace un édifice plus ancien. Son seul vestige est la base du clocher. La partie supérieure est plus récente : elle date de 1876, dans un style dit « pseudo-roman ».
L’intérieur de l’église est sobre. Les couleurs sont cependant plutôt vives et chaleureuses. Les vitraux proviennent de l’église voisine de Perrignier. Sa décoration intérieure est de la même époque que la construction. Le seul ajout effectué l’autel en bois, permettant la messe face à l’assemblée.

 

Le beffroi en bois du clocher abrite trois cloches. Les deux grandes portent la signature des frères Beauquis de Quintal, maintes fois présentés ici, et la plus petite, de fondeur inconnu, va attirer dans les prochaines lignes toute mon attention. Les deux premières cloches, respectivement « Marie-Louise » et « Françoise-Caroline » portent fièrement les dates de 1870 et 1879, c’est à dire juste avant et après la reconstruction de la tour qui les abrite. La première cloche, lourde de près d’une tonne, annonce qu’elle « marque les heures (de la vie), chante les jours et pleure les douleurs ». Elle cite le maire, Ruffet Claude, le curé, Rd Jacquier, et le président du conseil de fabrique, M. Bourgeois. Le Rd Favre, alors curé de Praz-sur-Arly est parrain, et Melle Verboud la marraine. Sa petite soeur, audible pour l’angélus, possède une décoration très soignée. Moins bavarde, elle décline cependant le nom du curé et du président de la fabrique, toujours en fonctions, et du nouveau maire, M. Alexis Vuattoux. Le Rd et Melle Chavanne l’ont parrainé.
Face à elle, la plus petite cloche trône fièrement, défiant les siècles. Datée du mois d’août 1677, elle  fut commandée par le curé Ducretet, remplaçant déjà une cloche plus ancienne. Il l’a lui même parrainé avec Claude Cuilaz pour lui donner le nom de « Fabienne-Claude ». Plus modeste, le fondeur ne nous a laissé que ses initiales « C. V. ». Il n’est pour l’heure possible de mettre aucun nom sur son identité… La cloche, muette depuis des décennies et jadis utilisée pour le tocsin, elle a été électrifiée fin 2017. La première volée officielle eut lieu le jour de Pâques 2018. Désormais, elle chantera occasionnellement avec ses grandes sœurs pour les grandes occasions.

Nom Fondeur Diamètre (cm) Masse Note
1 Marie Louise Beauquis fr. 107,5 950 Fa3
2 Françoise Caroline Beauquis fr. 105 570 Sol3
3 Fabienne Claude C.V. 63,5 140 Ré4
Les trois cloches. Au premier plan, le battant neuf de la cloche de 1677

Tout d’abord, quelques vues diverses et variées… 

…avant quelques détails des deux grandes cloches Beauquis…

…et enfin la cloche de 1677.

Les cloches, avant les travaux de 2017. (photo de mai 2013)

Un grand merci à Mme Thérèse Baud, maire, pour son aimable autorisation et son accueil, ainsi qu’à son premier adjoint, M. Bourgeois, et le sacristain. Je remercie Me Pascal Krafft, campanologue à Ferrette (68) pour l’aide apportée sur la petite cloche, et Matthias Walter, campanologue à Berne (CH-BE) pour les mesures des cloches.

Sources & liens :

Mairie Orcier
Wikipédia d’Orcier
Relevés personnels
Eglise Saint-Jacques sur Wikipédia