Bonne sur Menoge – Chapelle Saint Eusèbe (Loëx)

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Construite au XIIe siècle par les Barons d’Yvoire, la chapelle de Loëx a connu des jours heureux, mais elle a surtout été victime de l’instabilité Savoyarde. A l’emplacement du simple porche que nous connaissons aujourd’hui, se dressait jadis un clocher. La chapelle fut restaurée en 1962 grâce à un mécène. Nous noterons un rafraîchissement de la peinture, ainsi que l’arrivée de nouveaux vitraux contemporains.

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Dans l’ancien clocher se cachaient deux cloches, qui ont survécu à la destruction du clocher en 1589 par les Bernois. L’Architecte CHENEVAL a été amené à dessiner les plans de la nouvelle tour-clocher de la chapelle, le projet n’a jamais vu le jour. A la Révolution, la grande cloche quitta Loëx, pour ne jamais revenir. La petite, elle, devait rester dans le but de sonner le tocsin. En 1795 la commune n’a récupérée qu’une cloche fêlée ainsi que deux morceaux de bonze représentant une masse de 195 kilos. La cloche se situe dans les combles, au dessus de l’entrée de la chapelle. Elle pèse une cinquantaine de kilos pour chanter un La Bémol 4 et porte la date de 1574. On peut également y lire :

LAVDATE DOMINVM OMNES GENTES LAVDATE EV MONEL

POPVLI LAN MIL VCLXXIIII

La cloche a été classée Monument-Historique à titre objet en 1942.

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Mes remerciements à la communauté paroissiale de Loëx pour l’accueil et pour l’accès au « clocher » !

Marcellaz en Faucigny – Eglise Saint Maurice

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Deux Marcellaz, deux églises Saint Maurice, ce n’est pas dans l’originalité que ces deux commune se protègent au moyen de Saints Patrons. A Marcellaz, dans la province du Faucigny, c’est une charmante petite église qui nous ouvre ses portes. Construite entre 1851 et 1854, elle remplace une église plus petite, donc la sacristie actuelle devrait correspondre au chœur de celle-ci, selon la mappe sarde (plan de la commune).


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L’histoire des cloches de l’église de Marcellaz remonte en 1775. La paroisse fit l’achat d’une cloche de 150 kilos, fondue à Genève. A la Révolution, elle fut cachée non loin de l’église, au lieu-dit « Près Baillard ». Précisons qu’elle n’a jamais retrouvé place dans le clocher de Marcellaz.

En 1798, la paroisse retournait à Genève pour couler une cloche. Elle sera fondue par Jean Daniel Dreffet. Elle est dédiée à St Maurice. En 1915 la paroisse fit l’acquisition de 2 nouvelles cloches, fondues aux établissements PACCARD d’Annecy le Vieux, pesant respectivement 110 et 70 kilos. Entre 1920 et 1925, le curé de la paroisse l’Abbé Peillex offrit six nouvelles cloches et permettent la création d’un ensemble campanaire formant une octave complète ainsi qu’une quarte en grave (la cloche Dreffet).

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La paroisse a vu trois carillonneurs : l’Abbé Peillex, qui transmis l’art du carillon à Jean Chapuis. Depuis 1992, date de l’électrification des cloches. C’est Bernard Chapuis, fils de Jean, maire de la commune, qui endosse le rôle de carillonneur depuis la sacristie. Il fait résonner les cloches lors des fêtes ainsi qu’aux offices religieux.

Tessiture : Si3 Mi4 diatonique Mi5

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Source : Le Petit Colporteur n°1 – Laurent MONTFORT

Photos des cloches : commune de Marcellaz

( photos de l’église et conférence : Quasimodo Sonneur de Cloches )

Mes remerciements vont à M. Chapuis, maire de la commune, pour m’avoir permis de jouer le carillon, Roger DESBIOLLES, pour l’organisation de cette conférence campanaire.

Feigères – Eglise Saint-Lazare

Sur les hauteurs de Saint-Julien-en-Genevois, offrant un panorama agréable sur le lac Léman et le Salève, la commune de Feigères se dessine sur un plateau mis en valeur de part et d’autre du chef-lieu par le Grand Nant et par l’Aire qui ont creusé des petits vallons au fil du temps. Au Moyen-Âge, la paroisse dépend des comtes de Genève. Les chartreux de Pomier y percevaient aussi la dîme. En 1401, elle passe sous domination savoyarde avec la prise du comté de Genève par Amédée VIII. Au XVIIIe siècle, Feigères fait partie intégrante du baillage de Termier avec les localités alentours et ce jusqu’à la Révolution française. La population de ce charmant village a atteint un pic d’un millier d’habitants au milieu du XIXe siècle avant de décroitre lentement jusqu’aux années 1960. Depuis, la commune alors réduite à 400 âmes a quadruplé son volume, tutoyant même les 2’000 personnes aujourd’hui !

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Citée en 1302 déjà comme donation à l’abbaye Saint-Victor de Genève, l’église de Feigères fut reconstruite intégralement en 1846-1847 suivant le plan d’une croix grecque. Elle fut ensuite consacrée en 1852. Au début du siècle, l’église menaçait ruine et le curé Naz en dressait de nombreuses critiques : elle était trop sombre, trop petite, le plafond trop bas, la toiture abîmée et laissait l’eau s’infiltrer dans l’édifice… Et le clocher, un petit mur en façade avec deux baies pour les deux cloches, menaçait ruine à chaque volée ! C’est en 1835 que le conseil municipal s’intéresse à sa reconstruction, soit 12 ans avant les travaux effectifs ! L’édifice sera alors orienté différent : le clocher qui servait d’entrée dans le monument finira alors collé contre le chœur. Seule la base de ce dernier fut conservé, avec notamment l’ancien porche qui demeure encore aujourd’hui. Sa disposition historique de clocher mur sera revue avec la construction d’une nouvelle tour carré coiffée d’un lanternon dans l’esprit des églises de la région. A l’intérieur de l’édifice, une sobriété est aujourd’hui bien présente. Jusqu’aux années 1970, c’était un majestueux retable néoclassique entouré de stalles ouvragées qui accueillaient le fidèle ! Malheureusement, le Concile Vatican II eut raison de cette décoration sans doute jugée « ostentatoire » par les ouailles de l’époque. Les retables latéraux, dédiés à la Vierge et saint Joseph, ont eux aussi disparu.

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En 1805, deux cloches sont coulées par Jean-Baptiste Pitton de Carouge. Destinées à garnir les deux fenêtres du clocher mur, elles pèsent trois et cinq quintaux de Genève (soit environ 165 et 275 kilos). Outre les parrains et marraines respectifs, elles arboraient aussi les noms des autorités : le maire Antoine Puget et le curé Claude Dromp. Ces deux cloches seront ensuite transférées dans le nouveau clocher, cette fois ci dissimulées derrière les abat-sons. En 1950, la sonnerie Pitton est remplacée par une sonnerie Paccard flambant neuve et beaucoup plus imposante ! La plus grosse cloche dépasse la tonne et la plus petite est légèrement plus lourde que la grande cloche Pitton ! Sur la grosse cloche, nommée Jeanne d’Arc, se trouvent l’intégralité du conseil municipal de Feigères. Se trouvent aussi les noms du pape, de l’évêque et du curé de l’époque. Elle est dédiée aux saintes Jeanne d’Arc et Jeanne de France. La cloche moyenne, nommée Françoise-Chantal, est à la gloire de saint François de Sales et de Notre Dame de la Salette. La plus petite cloche, enfin, Marie Thérèse, prie pour les saintes Thérèse et Maria Goretti. Chaque cloche porte une maxime : la grande invite ses ouailles à entendre son appel tandis que la moyenne chante les louanges du Seigneur et de Notre Dame. La plus petite, enfin, rappelle aux fidèles le commandement du Seigneur « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Nom Diamètre (cm) Masse (kg)

Note

1

Jeanne d’Arc 120,2 ~1’150 Mi 3
2 Françoise Chantal 101  ~620

Sol 3

3

Marie Thérèse 80 ~325 Si 3

Fonderie Paccard – 1950

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Mes remerciements à :
M. Gérard Messerli, sacristain, pour l’ouverture du clocher et les sonneries spéciales.
M. Michel Brand, ancien élu d’Archamps, pour l’organisation du rendez-vous.

Sources & Liens :
Feigères, Abel Jacquet, 1941
Relevé d’Auguste Cahorn, 1888 – Archives diocésaines d’Annecy
Relevé personnel
Fonds privés
La Salévienne

Vers – Eglise de la Nativité de Marie

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La première mention d’une église à Vers remonte au XIIIè siècle, au même emplacement que l’actuelle. Elle disposait d’un clocher mur avec deux cloches. En 1837, la « tour » devient dangereuse pour les paroissiens, il est donc décidé de la reconstruire. C’est Jean-Louis Ruphy, architecte bien connu dans la région, qui est chargé des travaux. L’église actuelle est édifiée tente ans plus tard, et, contrairement au clocher néo-classique, elle est bâtie dans le style néo-gothique. Elle sera bénie en 1887.

La sonnerie est composé de trois cloches : la première cloche, est la plus récente, ses inscriptions relatent son histoire (parrain, marraine…) et rendent également hommage a tous les enfants de Vers qui ont péri dans la guerre 1914-1918. Elle a été coulée par les fils de G. Paccard en 1934. Les deux plus petites cloches ont été coulées le 2 décembre 1828 par Claude Paccard.

Cloche 1 – Les Fils de G. Paccard, 1934 – 800 kilos – Fa dièse 3

Cloche 2 – Claude Paccard, 1828 – 200 kilos – Do Dièse 4

Cloche 3 – Claude Paccard, 1828 – 130 kilos – Ré Dièse 4

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Mes remerciements à M. Excoffier, pour son accueil ainsi que pour les sonneries spéciales.

Présilly – Eglise Saint-Clément

Un lieu chargé d’histoire
Présilly est une commune de 800 habitants dont la quiétude est très recherchée par une grande partie de travailleurs frontaliers passant quotidiennement la frontière pour se rendre à Genève. Les pentes douces du Mont Sion offrent un magnifique panorama sur la ville helvétique avec en toile de fond le Jura mais aussi sur les belles falaises savoyardes du Salève. Présilly est aussi une commune avec un lourd passé religieux. Les personnes les plus aguerries de l’histoire s’arrêteront déjà sans doutes sur le « Mont Sion », petite montagne reliant les pentes du Salève à celles du Vuache, ou aussi, géographiquement, Annecy et Genève. Le Mont Sion, montagne de Jérusalem, est en effet très importante dans la religion chrétienne. Mais il ne faut probablement pas faire de lien entre ces deux montagnes. Le nom de Sion est en effet très rependu dans la région : la ville de Sion, en Suisse, est la capitale du Valais. Il y avait aussi une commune dénommée Sion près d’Annecy, aujourd’hui partie intégrante de Vallières-sur-Fier. Cette dernière tirerait ce nom de l’époque romaine. Lors de fouilles pour la construction de la nouvelle autoroute, un site romain complet a été découvert à Présilly. Non loin des fouilles a été édifié au XIIème siècle sous le règne du pape Alexandre III la Chartreuse de Pomier. Il s’agit alors du troisième monastère fondé dans le diocèse par cet ordre, toujours en activité et réputé pour sa boisson digestive iséroise. La chartreuse a bénéficié de nombreux appuis pour prospérer, notamment avec la bienveillance des comtes de Genève. Le monastère disparaîtra à la Révolution et ses biens seront dispersés dans les églises alentours. Quelques bâtiments subsistent aujourd’hui et ont accueillis diverses activités avant d’être aujourd’hui destinés à des réceptions ou des séminaires.

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Une paroisse dédiée à saint Clément
N’oublions cependant pas que Présilly est aussi et avant tout une paroisse. Ses fondations sont probablement anciennes car lors de la création de la chartreuse, on rattache l’église de Présilly à celle-ci au grand désespoir du doyenné de Vullionnex qui jouissait jusqu’alors des droits de la paroisse. Cette dernière s’est placée sous la protection de saint Clément, cas unique dans le diocèse d’Annecy. Clément de Rome est selon la tradition le 4ème pape de la chrétienté, mort en martyr jeté dans la mer, une ancre autour du cou. Cette représentation fait d’ailleurs figure dans le chœur de l’église actuelle, au dessus du maître autel. Cette église -parlons en- a été reconstruite au début du XIXème siècle. En 1827, le conseil constate que le bâtiment et tout particulièrement son clocher sont en très mauvais état : les cloches mettaient en péril l’ensemble. Le conseil dissertait au début de réparations, mais l’accroissement de la population pousse les élus à décider sa reconstruction. Cette décision est validée le 2 mai 1835 et la première pierre est solennellement bénie par l’abbé Greffier, curé de Carouge, le 15 juin 1836. Le 13 octobre 1839, Mgr Rey, évêque d’Annecy, procède à la consécration du sanctuaire devant plusieurs prêtres et une assistance nourrie. Le curé raconte dans les registres que même des genevois sont venus prendre part à cette grande cérémonie. L’église aura donc coûté au total 17’120 livres neuves. Une petite partie de la somme provient de dons. On a réutilisé certaines pierres de la chartreuse de Pomier et de l’ancienne église pour construire la nouvelle. Mais lors des travaux, le clocher s’est effondré avant même d’être achevé car mal construit. En 1870 déjà, des fissures apparaissent et des contreforts seront installés en 1880 pour garantir la stabilité du monument. La fresque évoqué plus haut, mettant en avant saint Clément, date de 1936 et en remplacerait au moins une autre. L’église possède en outre deux retables latéraux, dédiés au Sacré-Cœur et à la Vierge Marie.

Une cloche aux origines mystérieuses
La cloche médiane de Présilly comporte les inscriptions suivantes :

IHS MARIA Mre CLAUDE ANTHOINE PALATIN DE DYO COMPTE DE MONTMORT PARRAIN HAVTE &
PVISANTE ELEONOR DAMAS TIENGE SON AYEVLLE PATERNELLE MARRAINE 1 6 5 5

Cette cloche est un véritable mystère ! Seulement datée mais non signée, cette vénérable dame de bronze n’est -pour l’heure- pas inscrite aux monuments historiques, comme le doit l’être toute cloche de sa trempe. Ses deux lignes reproduites ci-dessus devraient nous aider à la comprendre. Et bien non ! Les seules informations qu’on nous donne sont son parrain et sa marraine, Claude-Anthoine Palatin (~1645 – 1722) et sa grand-mère paternelle, Eleonore Damas Tienge. Ces deux personnalités ont été très influentes à leur époque… en Bourgogne ! Plus précisément en actuelle Saône-et-Loire. Ils y possédaient de nombreux titres : Comtes de Montmort, Seigneurs d’Essenlsey, de Rochefort… Mais rien en lien avec nos contrées. Notons bien qu’à l’époque, la Bourgogne et les Pays de Savoie n’avaient plus de rapports entre eux. Un autre barrage à la compréhension de cette cloche est son auteur et une éventuelle dédicace : la cloche n’est pas signée et ne possède qu’en décors le blason de la famille et une simple croix. Il n’est fait aucunement mention d’un saint et d’un lieu. L’inscription « IHS MARIA » (comprendre Jésus et Marie) est commune à de nombreuses cloches à l’époque et n’est en rien un indice. De nombreuses hypothèses émergent :

  • La cloche a-t-elle vraiment été fondue pour Présilly ? Cette possibilité est peu probable car pourquoi avoir eu comme parrain et marraine deux personnes comtes et seigneurs de terres à plus de 200 kilomètres de là ? La Chartreuse de Pomier, quant à elle, ne possédait que trois cloches (une grosse et deux petites) qui ont été toutes trois envoyées à Carouge. Si les deux plus petites ont purement et simplement disparues, la plus grosse loge encore dans le clocher de l’église Sainte-Croix de cette même cité. Fondue au XVIIème siècle par Christophe Aubry, une majeure de ses inscriptions ont malheureusement été limées dont sa date, comme une tentative de faire « table rase » de son passé présillien. De plus, elle produit exactement la même note de musique que notre mystérieuse cloche (à savoir le « la » du diapason).
  • La cloche a-t-elle été fondue pour un autre clocher du secteur ? A la Révolution, en Pays de Savoie, très peu de cloches ont été cassées par les Révolutionnaires. Le Concordat n’était même pas signé que les différentes paroisses retournaient au dépôt pour récupérer « leur » cloche(s)… ou plutôt une cloche plus grosse sans se soucier de sa provenance initiale ! C’est ainsi que de nombreuses cloches ont été installées dans un autre clocher, mais au maximum à quelques dizaines de kilomètres de distance… Et cette hypothèse se heurte une nouvelle fois à la présence, en terres savoyardes, de seigneurs bourguignons.
  • La cloche aurait elle été déplacée ? Et pourquoi ? Comment expliquer un tel voyage ? Et dans quel but ?

Il va de soi que la dernière hypothèse, même si elle semble la plus extraordinaire, reste la plus probable car cette famille n’est à l’époque absolument pas associée à la région. Nous espérons trouver toutefois l’origine véritable de cette cloche avec, vœu pieu, l’explicatif de sa venue ou de la présence des parrain et marraine à Présilly en 1655. Les archives départementales de Saône-et-Loire ont bien voulu -et je les en remercie- creuser le sujet en étudiant les fontes de cloches sur les communes où jadis les seigneurs avaient juridiction : aucun indice laisse supposer la fonte d’une telle cloche.

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Une troisième cloche au clocher
Le beffroi en bois est jadis conçu pour deux cloches : celle de 1655 et une autre, plus grosse, fondue en 1859 par les frères Paccard. Cette cloche d’environ 800 kilos bat les heures depuis plus d’un siècle : en témoignent quelques reliques d’un marteau de tintement. L’horloge mécanique, quant à elle, a purement et simplement disparue depuis l’électrification des cloches en 1948. C’est d’ailleurs à cette date qu’a été installée « Marie Josèphe ». Cette cloche d’environ 325 kilos permet d’étoffer les sonneries dans ce petit village. Pour mener à bien le projet, il fallut retravailler le beffroi et déplacer la cloche moyenne. Ce fut chose faite le 12 juillet, signatures sur le beffroi à l’appui. La cloche fut en effet bénite la veille par Mgr Auguste Cesbron, évêque d’Annecy « à la gloire de Notre Dame des Rapes ». Outre son parrain et sa marraine, elle arbore fièrement le nom de deux évêques originaires du diocèse : Mgr Duval, évêque d’Hippone (Algérie), futur cardinal et Mgr Socquet, futur archevêque de Ouagadougou (Burkina-Faso). La cloche « appelle les vivants, pleure les morts et brise la foudre ».

Nom Fondeur Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Paccard frères 1859 110,3 ~800

Fa3

2

inconnu 1655 86 ~350 La 3
3 Marie Josèphe Fonderie Paccard 1948 80,8 ~325

Si 3

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Remerciements :
La mairie de Présilly et plus particulièrement son maire, Nicolas Duperret.
M. Claude Mégevand, président de la Salévienne, pour l’organisation de la visite.

Sources & Liens :
Mairie de Présilly.
Sur le versant du Salève : la chartreuse de Pomier / Abel Jacquet, 1980.
Inventaire de M. Auguste Cahorn, 1888 – Archives diocésaines d’Annecy.
Archives départementales de Haute-Savoie – E-DEPOT 216.
Archives départementales de Saône-et-Loire.
Relevé personnel.
Clichés personnels (sauf mentionné).

Chambéry – Cathédrale-Métropolitaine Saint François de Sales

P1030710 L’ancienne église gothique des Franciscains a été construite au XVè siècle sur 30.000 pilotis de mélèze, à cause du terrain très humide. Élevée cathédrale en 1779, elle devient Cathédrale Métropolitaine en 1817. Malmenés à la Révolution, ses décors intérieurs ont été refaits aus XIXè siècle. Il s’agit des plus grands trompe-l’œil d’Europe. Nous pouvons également constater que le clocher a été tronqué d’un étage. Le couvent des Franciscains est visitable, il fait partie intégrante du Musée Savoisien.

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Le fin clocher de la cathédrale abrite trois cloches, la plus grosse sonnerait en La2 et pèserait 3.500 kilos (a confirmer!), la deuxième cloche est signée Goussel en 1705, et pèse 1500 kilos. Elle sonne un Do Dièse 3. Ces deux cloches sont accompagnées d’une petite cloche sonnant le La3 et pèsant 400 kilos.

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Faverges-Seythenex – Eglise Saint Jean-Baptiste (Viuz)

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D’abord paroisse indépendante, Viuz est aujourd’hui un hameau faisant partie intégrante de la commune de Faverges. L’église actuelle, bâtie dès le Xè siècle, recèle sous son chœur des vestiges de trois édifices : un premier, une basilique funéraire Romaine, daté du Ier siècle. Au VIe siècle, une première église fut bâtie, elle sera remplacée dès le VIIe siècle par le second édifice religieux catholique, qui cèdera à son tour la place trois siècles plus tard à celui que nous connaissons, malgré de multiples remaniements. Ce monument nous donne une leçon d’architecture a lui seul. En effet, le chœur roman du XIIè siècle est classé au Monuments Historiques, alors que ses stalles en noyer représentent la période baroque (1696). L’esprit néoclassique est bien présent par ses contreforts en façade qui  témoignent d’une restauration entre 1827 et 1842. 

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C’est au dessus du transept que s’élève le fier clocher, doté d’une toiture assez timide. Ce clocher dispose d’un accès inédit: il faut passer derrière l’église, prendre une vielle porte dérobée et emprunter un escalier qui mène au dessus de la sacristie pour accéder au combles, à la « base » du clocher.

Cloche 1 : Claude Paccard en 1841 – 1’100kgs – Mi3

Cloche 2 : Beauquis Frères, date non renseignée – Fa dièse 3

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Mes remerciements à M. le Maire ainsi qu’a M. Blampey, sacristain, pour son accueil ainsi qu’a la sonnerie spéciale accordée un dimanche après midi.

Visite de l’Eglise de Viuz et de sa crypte : http://viuz.sav.org/

Marcellaz-Albanais – Eglise Saint Maurice

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L’église primitive de Marcellaz remonte au XIe ou au XIIe siècle, à l’époque du ressort monastique. Elle fut utilisée jusqu’en 1625 et connut 5 visites de l’évêque de Genève. En 1625 la seconde église est bâtie perpendiculairement, sur l’emplacement de l’actuelle. Il en subsiste la base du clocher. L’église actuelle a été bâtie en 1842/1843. Agrandie en 1892, elle s’est vu offrir une belle restauration en 1953.

Les mentions des cloches de Marcellaz remontent à 1625, le curé Cohendet bénit l’église ainsi que les cloches. En 1739, la foudre s’abat sur le clocher alors que le sonneur annonçait l’orage, comme était la tradition, la foudre s’abat sur le clocher. La cloche tombe et le pauvre homme meurt écrasé, tué « par le feu du ciel », raconte-t-on. En 1769, une grosse cloche est bénie, mais fut hélas cassée à la Révolution. Aujourd’hui le clocher abrite 4 cloches PACCARD :

Cloche 1 : « Le bourdon » – 1868 – Do Dièse 3 – 1’700 kilos

Cloche 2 : dite « des morts » – 1925 – Fa Dièse 3 – 800 kilos 

Cloche 3 : dite « Jubilaire » – 1925 – La Dièse 3 – 380 kilos 

Cloche 4 : dite « de la Victoire » – 1925 – Fa Dièse 4 – 80 kilos

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La petite cloche, qui attend une corde pour sonner en volée.

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Mes remerciements au père Marullaz de Marcellaz pour l’ouverture du clocher!

http://quasimodosonneurdecloches.ch

Maxilly sur Léman – Eglise Sainte Marie-Madeleine

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La trace primitive d’une vie paroissiale remonte à 1099 lorsque le Registre Genevois demande au Prieuré de St-Paul de desservir Maxilly. Il faut savoir qu’en 1536, l’édifice fut le seul « tombé sur le coup » des Bernois en Pays de Gavot, et qu’en 1794 le clocher, ne contenant aucune horloge, fut rasé. L’église actuelle, bâtie en 1828, nous rappelle l’ancien édifice, à nef unique.

Cloche 1 : Paccard Frères 1851 – 800 kilos – Fa Dièse 3

Cloche 2 : Paccard Frères 1874 – 400 kilos – La Dièse 3

Cloche 3 : Paccard Frères 1874 – 200 kilos – Do Dièse 4

Cloche 2 (12)

Cloche 3 (21) Cloche 3 (1) Cloche 2 (14)

Cloche 2 (1) Cloche 1 (23) Cloche 1 (1)

Horloge 1 (1)

Merci à la mairie de Maxilly et à la sacristine pour l’accès au clocher ainsi que pour les sonneries spéciales. Mention à Philippe pour le prêt des photos.