Neuvecelle – Eglise Saint Nicolas

Eglise

Construite dès 1840, l’église fut bénie le 4 juillet 1847 par Mgr. Rendu, évêque d’Annecy. A l’époque elle était la fierté des paroissiens, mais il fallut encore la meubler. Le retable baroque de l’église primitive fut employé, il abritait deux niches pour deux statues de Saint Nicolas, patron de la paroisse, ainsi que pour St Didier. En 1884, il est parti pour la chapelle de Maraîche, sur cette même commune. Le nouveau retable a été commandé chez M. Magnin à St-Jeoire en Faucigny. Les deux statues, elles,  ont pris place sur le nouveau retable. La chaire ainsi que les stalles ont été installés sous le mandat du curé Bosonnet.

Le clocher de l’église est doté de quatre cloches, les doyennes de la sonnerie sont les cloches 2 & 3, coulées par le fondeur Louis Golay à Morges (CH-VD), en 1819. Nous noterons l’arrivée de deux cloches, la plus petite et la plus grande, signées Georges et Francisque Paccard en 1911.

Cloche 1 « Jeanne d’Arc » : 650kg – Sol 3 +6
Cloche 2 « Saint Nicolas » : 335kg – Si Bémol 3 +2
Cloche 3 « Saint Didier » – 200kg – Ré 4 +7
Cloche 4 « Jean Baptiste Viannay » – 75kg – Sol 4 ±0

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Mes remerciements à M. Clerc, diacre pour son accord ainsi qu’aux sacristains de l’église pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Thollon les Mémises – Eglise Saint Michel

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Mentionnée dès 1153, l’église de Thollon se trouvait d’abord dans le Diocèse de Genève, appartenant à l’Abbaye Saint Martin d’Ainay. Elle a ensuite appartenu dès 1193 à la Congrégation du Grand Saint Bernard, confirmée par Edouard de Savoie en 1286. Aujourd’hui l’église de Thollon est un simple édifice paroissial.

 

Intéressante sonnerie que celle de Thollon. La cloche 3, fondue en 1802 par Dreffet Fils à Genève (François et/ou Barthémy, fils de Jean-Daniel) en est la doyenne. Suit la grosse cloche, coulée en 1828 par Jean-Louis Golay de Morges, en Suisse. En 1895, la fonderie Paccard ajoute trois cloches. La sonnerie forme un charmant accord majeur enrichi d’une quarte, ce qui donne l’impression d’une sonnerie beaucoup plus imposante pour un petit village montagnard.

Cloche 1 – JL Golay – 1828 – 1250 kilos – Mi Bémol 3

Cloche 2 – G&F Paccard – 1895 – 600 kilos – Sol 3

Cloche 3 – Dreffet Fils – 1802 – 550 kilos – La Bémol 3

Cloche 4 – G&F Paccard – 1895 – 350 kilos – Si Bémol 3

Cloche 5 – G&F Paccard – 1895 – 150 kilos – Mi Bémol 4

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Un immense merci à Mme. Vittoz, pour l’accès au clocher et pour les sonneries spéciales. Mention à Philippe, pour le prêt des belles photos.

Lugrin – Eglise Saint Pierre

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C’est au cœur du Chablais, entre lac et montagnes, qu’est installé le village de Lugrin. Distants du lac, l’église Saint Pierre et son clocher flèche se distinguent de toute la commune et en particulier depuis la route principale qui relie Genève au canton du Valais (Suisse). De son sommet, un panorama à couper le souffle nous permet de contempler le gigantesque Lac Léman, les villes de Morges, Lausanne, Vevey et Montreux, le tout avec le massif jurassien en toile de fond. De l’autre côté, La Dent Doche et ses 2’221 mètres d’altitude, accompagnés d’un grand nombre de montagnes chablaisiennes, nous offrent leur teinte verte en été tout en se couvrant de leur manteau blanc en hiver.
L’austérité de la tour-clocher contraste nettement avec les couleurs de la façade. Cet édifice néo-classique a été construit entre 1842 et 1844. Il remplace un ancien sanctuaire jadis bâti dans le hameau de la « Vielle-Église » dont subsiste encore aujourd’hui le chœur. Une chapelle était déjà élevée au même emplacement en 892, date à laquelle le comte de Genève la donnait à l’Eglise de Lausanne. Le changement d’emplacement pour le sanctuaire dédié au premier Pape de la chrétienté avait provoqué la fureur des bourgeois et habitants de la Vielle-Église. Ils n’avaient d’ailleurs pas hésité à saboter le chantier de la nouvelle église, remarquable par ses colonnes d’inspiration romaine, le tout dans un plan basilical : une nef, et deux bas côtés.

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Les terres chablaisiennes, au fur et à mesure des découvertes, se montrent généreuses en cloches Paccard fondues à Quintal. Ce sont ici trois dames de bronze fondues en 1838 qui logent derrière les abat-sons du clocher de Saint Pierre. A l’oeuvre, les fils d’Antoine Paccard : Claude et Jean-Pierre, représentant la deuxième génération de maîtres-fondeurs. La justesse musicale n’est cependant pas au rendez-vous, mais qu’importe! En effet, la plus petite et la plus grande cloche forment ensemble ce qu’on nomme un « triton » (trois tons), nommé également un temps par l’Eglise accord « du diable ». Ce « demi-octave » reste le moins agréable à l’oreille. Mais comme, malgré les réticences de certains grands musiciens, il est régulièrement couché sur une partition, il peut aussi l’être dans un clocher de temps à autres, afin d’assurer une diversité musicale et d’accentuer les originalités. Il est cependant certain qu’aujourd’hui, avec le progrès et une maîtrise tutoyant la perfection dans la confection de cloches, ces erreurs un tantinet maladroites sont évités.
La plus grande cloche, dédiée à la Vierge Marie, invoque fièrement dans la langue du Vatican le « Gloire à Dieu ». Le Révérend Bergoend, recteur, a parrainé la cloche. La médiane est dédiée « Au grand Saint Pierre », patron de la paroisse. Ces deux grandes cloches, probablement payées par la commune, ont sur leur robe les noms des conseillers et du syndic de l’époque, M. François Pouly, en sus du parrain et de la marraine. La petite cloche, celle des angélus, prie quant à elle pour Saint Jean-Baptiste et Saint François de Sales. Elle a été faite par souscription publique et les noms des donateurs sont inscrits dans les archives, nous dit-elle. Elle nous invite également, en latin, a « exalter le Seigneur » avec elle. Ces trois cloches citent également Charles-Albert Ier, duc de Savoie, et Mgr Rey, évêque d’Annecy, tous deux en fonction à l’époque.

« Faite à Quintal près d’Annecy par Claude et J-Pierre Paccard – 1838 »
Cl.1 « Vierge Marie » : 1’500kg, 134cm – Ré 3 -1
Cl.2 « St Pierre » : 800kg, 112cm – Fa Dièse 3 ±0
Cl.3 « Sts Jean-Baptiste et François de Sales » : 500kg, 94cm – Sol Dièse 3 +5

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Les trois cloches.
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Mes remerciements vont pour mes deux visites à Monsieur Jacques Burnet, maire de Lugrin, pour son aimable autorisation, et à Monsieur Fabien Fernex, sacristain, qui m’a cordialement ouvert la porte de ce beau clocher et mis en branle « ses » différentes cloches.
Enfin, je ne peux oublier de citer mes différents amis passionnés qui m’ont accompagné et/ou m’ont aidé pour élaborer cet article : Mike « Quasimodo », Philippe « Ashitaka », et Matthias Walter, expert-campanologue à Berne (CH).

Sources :
Lugrin
Eglise de Lugrin sur Wikipédia
Lugrin sur Wikipédia

Voir aussi :
Paroisse Saint André d’Évian-les-Bains

Annecy – Basilique Saint Joseph (les Fins)

Eglise (2)L’église Saint Joseph des Fins fut bénie en 1937 par Mgr De La Villerabel, évêque d’Annecy. Terminée en 1941 par l’architecte Dom Bellot, elle s’impose par sa flèche et par son architecture. L’intérieur est très particulier, puisque deux autels y prennent place: le grand autel dans le chœur de l’église, ainsi qu’un plus petit autel au centre de l’église, autour duquel l’assemblée se regroupe.

Cloche 1 – Andrée Denise – Alfred Paccard, 1955 – 1’500 kilos – Ré3

Cloche 2 – Liberty Bell – Alfred Paccard, 1950 – 1’000 kilos – Mi3

Cloche 3 – Paule-Antoinette – Alfred Paccard, 1955 – 800 kilos – Fa Dièse 3

Cloche 4 – Frères Beauquis 1878 – 50 kilos – Do Dièse 5

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La cloche n°2, l’une des 54 répliques de la Liberty Bell.

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Cloche 1 (13) Cloche 1 (10) Cloche 3 (10)

En 1950, l’Amérique passe commande à Alfred Paccard de 54 cloches peu ordinaires… En effet, il s’agit de répliques de la Liberty Bell qui sonna l’indépendance américaine en 1776. Une cloche par Etat, ainsi qu’un petit « surplus ». Parmi ces 4 cloches supplémentaires, l’une d’entre elles a été offerte à Annecy. Elle a donc été installée dans l’édifice flambant neuf de la ville, la Basilique Saint Joseph des Fins.

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Mes remerciements au père Cros, curé de la paroisse, pour l’accès au clocher ainsi que pour la sonnerie spéciale. Mention à Philippe pour la mise à disposition de ses belles photos.

Cervens – Eglise Saint Etienne

P1080685De style néo-classique sarde, l’église de Cervens a été achevée en 1845. Sa façade est simple, sans statues, un simple vitrail en demi-cercle orne le dessus de la porte. Le clocher occupe l’angle nord-ouest et ne possède pas de murs intérieurs. Un escalier de bois en colimaçon permet l’accès au cloches.

Cloche 1 – Franceline – G&F Paccard, 1902 – 90cm – 450 kilos – La3

Cloche 2 – Joséphine – G&F Paccard, 1902 – 66,7cm – 230 kilos – Ré4

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Les cloches possèdent des inscriptions en deux parties : la partie « civile » avec une mention de la « République Française » puis la « Commune de Cervens » avec le maire, son adjoint et le conseil municipal. A l’opposé, le nom de la cloche, son parrain, sa marraine et le curé de la paroisse. On peut donc sentir une certaine distance entre la vie civile et religieuse, à trois ans de la loi de 1905, faisant séparation entre le Clergé et l’Etat.

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Mes remerciement à M. Pinget, adjoint, pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales.

Ballaison – Eglise Saint Etienne

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La première église de Ballaison remonte a une époque fort lointaine. L’église actuelle, toujours placée sous le vocable de Saint-Étienne, premier Martyr, a été reconstruite sur l’emplacement du bâtiment primitif. L’édifice est remarquable par sa dissymétrie et sa disproportion entre la nef et le chœur. Le visiteur est également étonné par le fait que deux chapelles latérales sont placés sur le même côté, même si les murs extérieurs témoignent du fait que plusieurs chapelles ornaient la nef principale, reconstruite en 1764.

La présence de cloches à Ballaison remonte également au Moyen-Âge. La plus ancienne, coulée en 1471 par Guillaume Fribor, se trouve aujourd’hui à Genthod (CH-GE). Elle et sa grande sœur ont en effet été volées en 1589, par les Bernois  venus conquérir la Savoie et convertir nos terres au protestantisme, la plus grosse des deux cloches est tombée dans le lac pendant le transport, la légende raconte qu’elle y serait toujours. La présence de cloches est encore signalée en 1718, bénies. Cachées pendant la Révolution, elles ont été retrouvées… fêlées. En 1804, l’église reçoit deux cloches, coulées par Jean Daniel Dreffet, à Genève, la plus grande pèse 826 kilos en Fa3, et la plus petite pèse 567 kilos en Sol Bémol 3.

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Mes remerciement à M. Frossard, adjoint, ainsi qu’a M. Pugin-Bron, sacristain, pour l’accès et les volées.

La Roche sur Foron – Chapelle Sainte-Anne (les Biolles)

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Peu d’informations nous sont communiquées sur cette chapelle, relativement récente, de style contemporain, et située sur les hauts de la commune, sur la route de Thorens.

Dans le modeste clocheton, proche de la chapelle, est accrochée une cloche Paccard (1943) dont le poids est estimé à 250 kilos :

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Note Si 3, diamètre 0,72m.

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Mes vifs remerciements à l’Abbé Contat pour son aimable autorisation.

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La Roche sur Foron – Collégiale Saint Jean-Baptiste

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L’origine du sanctuaire qui se dresse au cœur de ce village jadis médiéval est sans cesse remise en question. Alors que certains attribuent sa construction à Aymon Ier en 1111, d’autres pensent qu’il est l’œuvre de son fils Guillaume Ier en 1190. En partie détruite en 1507, la collégiale a été rebâtie dix ans après. Elle succomba une seconde fois aux flammes en 1530, avant d’être reconstruite plus grande, avec deux chapelles latérales, l’une dédiée à Sainte Catherine, l’autre à Notre-Dame de Grâce. Deux restaurations furent menées au cours du XIXe siècle. La première en 1806, après la Révolution Française, la seconde en 1876, date à laquelle la nef fut reconstruite dans un style néogothique. Le chœur est de style gothique tardif, alors que la chapelle Sainte-Catherine, de type gothique flamboyant, abrite un membre de la famille Fabri qui commanda la chapelle, Adhémar Fabri, évêque et cardinal de Genève.

Le clocher de la collégiale de La Roche referme trois cloches. Bâti en 1575, il est réédifié en 1640. La flèche du bulbe, elle, sera reconstruite en 1914 après avoir été frappée par la foudre. Le rez-de-chaussée abrite l’actuelle sacristie. L’accès aux étages supérieurs se fait par le premier niveau via une porte surélevée. Deux niveaux sont percés d’abat-son. Le premier est totalement vide et le deuxième, percé de grandes ouvertures, referme le massif beffroi en bois. En plus de tinter les heures, le bourdon, remarquable par sa taille et son âge, donne de la voix à chaque messe dominicale. Sa petite sœur la cloche deux, qui sonne les funérailles en compagnie de la cloche trois, a soufflé ses trois cent bougies. Une petite dernière a été ajoutée à la fin du XIXe siècle et sonne infatigablement chaque angélus.

Cloche 1 : Ciricole & Colone – 1608 – 2’100 kilos – 151cm – Ré Bémol 3 -12
Cloche 2 : Morel, Plantard & Duc – 1714 – 1’100 kilos – 1,23cm – Fa 3 -5
Cloche 3 « Augustine Polyxème » : G&F Paccard – 1894 – 0,73cm – Ré Bémol 4 -2

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Détails du bourdon, chef-d’oeuvre de 1608.
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Mes remerciements les plus sincères à :

  • Mairie de la Roche sur Foron, pour l’autorisation de principe,
  • Père Contat (ancien curé) pour son accueil (première visite),
  • Père Mutabazi (actuel curé) pour son autorisation et à M. Viguier pour son accueil (deuxième visite),
  • Mention à Mike « Quasimodo », auteur de la vidéo du plénum et quelques photos, amitiés enfin à Matthias Walter, campanologue à Berne et Dominique « Valdom68 » également de la partie.P1060758

Liens :

http://www.larochesurforon.fr
http://www.larochesurforon.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Roche-sur-Foron
http://www.diocese-annecy.fr/ste-marie
http://quasimodosonneurdecloches.ch
http://youtube.com/valdom68

Courzieu – Eglise Saint Didier

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Construite en 1896, cette église figure a l’emplacement du château du village. Elle remplace le sanctuaire primitif devenu trop petit pour les besoins du bourg. Son clocher, dont la flèche culmine à une trentaine de mètres, est visible de tout village.

Le clocher est loin d’être inoccupé! on y trouve en effet pas moins de 8 cloches

Cloche 1 – Cochois & Cordelet, 1726 – 1’100 kilos – Fa3

Cloche 2 – Chevalier, 1832 – 800 kilos – Sol Bémol 3

Cloches 3, 4, 5, 6, 7, 8 – Burdin, 1899 – Do4 diatonique La4

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Mes remerciements vont à Adrien Parret, carillonneur a Grézieu la Varenne (69), pour l’organisation de cette sortie campanaire, ainsi qu’a Yoann Mourrat, carillonneur, pour sa gentillesse et disponibilité.

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Genève – Temple de Montbrillant

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Inauguré en 1959, le temple de Montbrillant est situé a l’écart du centre de Genève, face à un des parcs de la ville. Son clocher blanc est assez voyant, et la forme du temple assez particulière: le triangle cohabite effectivement avec le carré.

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Le clocher, typique des années 1950, aux formes rectangulaires et triangulaires, possède trois cloches Rüestchi. La grosse cloche, coulée en 1961, est la plus récente. Ses deux petites sœurs portent la date de 1959.

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Merci a Matthias Walter pour ses informations.