Chamonix-Mont-Blanc – Eglise Saint-Pierre (Argentière)

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L’église vue depuis le cimetière d’Argentière.

Chamonix-Mont-Blanc est probablement l’une des communes savoyardes les plus estimées dans le monde. C’est sur son territoire même que se dresse le Mont-Blanc -toit de l’Europe-, l’Aiguille du Midi ou encore la Mer de Glace. Ce haut lieu touristique abrite des pans entiers de l’histoire de l’alpinisme en plus d’un riche passé patrimonial. Ce sont MM. Michel Paccard et Jacques Balmat qui ont pu atteindre le toit de l’Europe en 1786. Aujourd’hui, une des principales rues chamoniardes porte le nom du Dr Paccard et un des établissements scolaires porte le nom de son compagnon de cordée, Jacques Balmat. Dès lors, le Mont-Blanc est gravi par des alpinistes confirmés ou non venant du monde entier. Maurice Herzog, député-maire de Chamonix de 1968 à 1977, est le premier homme à avoir gravi l’Annapurna. C’est la première fois qu’une expédition entière parvient à atteindre un sommet de plus de 8’000 mètres.
Une grande partie des historiens se pencheront volontiers sur l’évolution des funiculaires, des téléphériques, du tourisme ou encore des premières ascensions des différents sommets des Alpes. Ceux qui aiment également les vielles pierres n’hésiteront pas à pousser les lourdes portes des églises Saint-Michel -vestiges d’une abbaye-, Saint-Pierre d’Argentière ou encore celles de la chapelle Saint-Bernard des Praz. Les lignes suivantes vous permettront de franchir des portes dérobées accessibles pour une poignée de personnes : celles des clochers chamoniards.

L'église
L’église. En arrière plan, le massif des Grands Montets

dsc_0430L’église Saint-Pierre d’Argentière est un véritable bijou de l’art baroque savoyard, architecture symbole de la Contre-Réforme insufflée par saint François de Sales. Construite à partir de 1724, elle avait pour but de soulager les paroissiens d’Argentière qui devait parcourir des kilomètres avant de rejoindre le Prieuré Saint-Michel de Chamonix. C’est Mgr Roussillon de Bernex, évêque d’Annecy, qui consacre l’édifice le 23 octobre 1727. Cette consécration marque la scission entre les deux lieux. Scission qui n’a duré qu’un temps puisque les deux bourgs sont sous la responsabilité du même curé et du même maire.
dsc_0438Le sanctuaire baroque a donc été élevé en trois ans sous les plans de maçons originaires du Lac de Côme, en Lombardie. En 1860, on note son agrandissement d’une travée et la création d’une nouvelle façade. En 1912, le bas-relief du retable est classé Monument-Historique. Il représente l’adoration des Mages. Un ostensoir en argent le sera aussi en 1963. Entre 1965 et 1967, une grande campagne de restauration a lieu à l’intérieur du lieu de culte, dans le but de le rajeunir tout en conservant son caractère baroque. Le bulbe du clocher suivra en 1987 avec une nouvelle couverture, non plus en cuivre mais en fer blanc étamé.

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p1050903A l’intérieur de ce clocher logent quatre cloches. Toutes datées de 1824, il est certain qu’elles en remplacent d’autres, fondues avant la Révolution. Hélas, aucune archive connue ou aucun indice -autres qu’une logique certaine- nous permet de les évoquer. Les quatre cloches actuelles sont l’oeuvre de deux fondeurs originaires de la vallée de la Clarée -près de Briançon- : Louis Gautier, accompagné des frères Vallier. Curieusement, seule la plus grande porte les deux patronymes. Les autres ne portent que la mention de Louis Gautier dans une signature très sobre « GAUTIER ME FECIT 1824« . De grands travaux eurent lieu durant l’électrification : pose de nouveaux jougs et beffroi en acier, changement partiel de battants et tournage de la seconde cloche d’un quart de tour (afin d’éviter une éventuelle fêlure par l’usure). Cette cloche possède aujourd’hui un moteur et un battant neufs. Toutes les cloches portent des traces d’accordage plus ou moins visibles, preuve ultime que la sonnerie a l’harmonie discutable encore aujourd’hui a été corrigée. Cependant, les cloches n’ont pas quitté le clocher car ces traces montrent que l’opération a été réalisée au burin et non avec une machine qui gratte délicatement l’intérieur de la cloche. Si les trois petites cloches égrènent distinctement le motif dit du « Gloria« , la plus grande cloche demeure aujourd’hui un quart de ton trop haute. Mais qu’importe puisque cette dissonance se révèle être un atout supplémentaire pour cette sonnerie, même si il est évident qu’elles ne pourront se retrouver dans un carillon à l’avenir !

Fondeur(s) Année Masse (kg) Diamètre (cm) Note
1 Vallier & Gautier 1824 800 110,5 Fa 3
2 Gautier 1824 650 102 Sol bémol 3
3 Gautier 1824 450 90 La bémol 3
4 Gautier 1824 280 78,1 Si 3

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Mes remerciements pour la visite du clocher au chanoine Vigliano, curé de la paroisse, pour son aimable autorisation et à Madame Michèle Charlet pour m’avoir ouvert le clocher. Je remercie Gideon Bodden, carillonneur d’Amsterdam, et François-Xavier dit « le sonneur de cloches » en charge de l’ensemble campanaire de Sainte-Anne-d’Auray pour leur étroite collaboration.

Sources & liens :
Eglise Saint-Pierre d’Argentière
Chamonix-Mont-Blanc
Office du Tourisme
Paroisse de Chamonix

Cordon – Eglise Notre-Dame de l’Assomption

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Située au milieu du village, l’église de Cordon est bâtie entre 1781 et 1787 dans le plus pur style baroque savoyard. Elle est composée d’une simple nef munie de bas côtés et d’un transept sous un grand dôme. Le grand retable et le maître autel surprennent par leur finition soignée. En 1973 la foudre incendie le clocher, épargnant les cloches. L’édifice est classé Monument Historique l’année suivante et le clocher reconstruit à l’identique. Le bulbe est en acier patiné afin d’imiter l’effet rouille du fer blanc tout en conservant l’éclat d’origine.

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Cloche 1 – Françoise Joséphine – G&F Paccard en1903 – 1500 kg – 134,7cm – Ré 3 +/-0 

PAROISSE DE L ASSOMPTION DE CORDON

SOUVENIR DE LA MISSION 1903

JE M APPELLE FRANCOISE JOSEPHINE

PARRAIN FRANCOIS CURTET + MARRAINE PETIT-JEAN-GENAT JOSEPHTE

RD CLAUDE BOUVARD CURE

+VEVAZ FRANCOIS MAIRE BLONDET JEREMIE ADJOINT BAZ JOSEPH JOVET CONSEILLER DESPOIS MARIE CONSEILLER JOSEPH FORGERON CONSEILLER+

+PVGNAT JOSEPH MEDECIN CONSEILLER DESPOIS CELESTIN DESPOIS ETIENNE CADET ET SES SŒVRS DESPOIS JEAN CLAVDE DESPOIS JOSEPH ET FRANCOIS DESPOIS JOSEPH ET NICOLAS CVRTET JOSEPH PETIT-JEAN-GENAT JOSEPH+

+PVGNAT ALPHONSE PVGNAT FRANCOIS JARDINIER PVGNAT JACQVES MARIN BIBOLLET ROSE BLONDET ROSALIE CVRTET NICOLARDE ET PERONNE DELEZAIVE MARIE-CLAVDINE FLOVDET JOSEPHTE PVGNAT JEAN ET MARIE A PARIS+

GEORGES & FRANCIQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1903

POIDS 1500 KILOS

TON RE BAS

Cloche 2 – Eustache Meunier de Chambéry en 1817 – 580 kg – 97,2cm – Sol 3 -5

ASSUMPTA EST

MARIA IN COELUM

CAUDENT ANGELI

COLLAUDANTES

BENEDICUNT DOMINUM

MR MICHEL PETITIEAN

BORET PARRAIN

MADAME FRANCOISE BAZ

SA FEMME MARRAINE

MEUNIER FONDEUR A CHAMBERY EN 1817

Cloche 3 – Eustache Meunier de Chambéry en 1817 – 82,9cm – 350 kg – La3 +2

LAUDATE EUN IN

CYMBALIS BENE

SONANTIBUS LAUDATE

LUM IN CYMBALIS

IUBILATIONS

MR MARIN JOSEPH

PUGNAT PARRAIN

MADAME IEANNE MARIE

PUGNAT SA FEMME

MARRIANE

 

MEUNIER FONDEUR A CHAMBERY EN 1817

Cloche 4 – I.A. en 1717 – 82,7cm – 350 kg – Si3 +2 

C A M P A N A D I E Y A N T O N N I

ILLVSTRE ET PVISSANT SEIGER BENARD CONTE DE MENTHON ET MONTRETIER ET BORBONGES & P .

ET DAME MARGVERITE DE LES CHER AINE SON EPOVSE M A R E I N E

                                                                                                                              1 7 1 7

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La deuxième cloche.

P1050728 P1050711 P1050687 P1050674 P1050713

P1050704 P1050700

Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Hum

Ré 2 -3

Sol 2 -20

La 2 -12

Si 2 +4

Fondamentale

Ré 3 -4

Sol 3 +10

La 3 +28

Si 3 -11

Tierce

Fa 3 +/-0

Si Bémol 3 -6

Do 4 +2

Ré 4 +/-0

Quinte

La 3 +3

Ré 4 -12

Mi 4 -2

Fa Dièse 4 +5

Note au Coup

Ré 3 +/-0

Sol 3 -5

La 3 +2

Si 3 +2

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Mes remerciements à M. Paget, maire de Cordon ainsi qu’a M. Dupuis pour nous avoir accompagné. Un grand merci à ces messieurs et à Mme. Mabboux pour les sonneries spéciales.

 

Orcier – Eglise Saint-Jacques

L’église, et son clocher.

C’est au pied des montagnes chablaisiennes que je vous donne rendez-vous aujourd’hui. Le village d’Orcier et ses 900 habitants s’organisent autour de son église. Dédiée à saint Jacques le Mineur, apôtre. C’est la seule église du diocèse vouée au saint. La Collégiale Saint-Jacques de Sallanches est dédiée à saint Jacques le Majeur, vénéré à Compostelle, frère de l’apôtre Jean.
L’église a été bâtie dans un style néoclassique sarde entre 1845 et 1846. Elle remplace un édifice plus ancien. Son seul vestige est la base du clocher. La partie supérieure est plus récente : elle date de 1876, dans un style dit « pseudo-roman ».
L’intérieur de l’église est sobre. Les couleurs sont cependant plutôt vives et chaleureuses. Les vitraux proviennent de l’église voisine de Perrignier. Sa décoration intérieure est de la même époque que la construction. Le seul ajout effectué l’autel en bois, permettant la messe face à l’assemblée.

 

Le beffroi en bois du clocher abrite trois cloches. Les deux grandes portent la signature des frères Beauquis de Quintal, maintes fois présentés ici, et la plus petite, de fondeur inconnu, va attirer dans les prochaines lignes toute mon attention. Les deux premières cloches, respectivement « Marie-Louise » et « Françoise-Caroline » portent fièrement les dates de 1870 et 1879, c’est à dire juste avant et après la reconstruction de la tour qui les abrite. La première cloche, lourde de près d’une tonne, annonce qu’elle « marque les heures (de la vie), chante les jours et pleure les douleurs ». Elle cite le maire, Ruffet Claude, le curé, Rd Jacquier, et le président du conseil de fabrique, M. Bourgeois. Le Rd Favre, alors curé de Praz-sur-Arly est parrain, et Melle Verboud la marraine. Sa petite soeur, audible pour l’angélus, possède une décoration très soignée. Moins bavarde, elle décline cependant le nom du curé et du président de la fabrique, toujours en fonctions, et du nouveau maire, M. Alexis Vuattoux. Le Rd et Melle Chavanne l’ont parrainé.
Face à elle, la plus petite cloche trône fièrement, défiant les siècles. Datée du mois d’août 1677, elle  fut commandée par le curé Ducretet, remplaçant déjà une cloche plus ancienne. Il l’a lui même parrainé avec Claude Cuilaz pour lui donner le nom de « Fabienne-Claude ». Plus modeste, le fondeur ne nous a laissé que ses initiales « C. V. ». Il n’est pour l’heure possible de mettre aucun nom sur son identité… La cloche, muette depuis des décennies et jadis utilisée pour le tocsin, elle a été électrifiée fin 2017. La première volée officielle eut lieu le jour de Pâques 2018. Désormais, elle chantera occasionnellement avec ses grandes sœurs pour les grandes occasions.

Nom Fondeur Diamètre (cm) Masse Note
1 Marie Louise Beauquis fr. 107,5 950 Fa3
2 Françoise Caroline Beauquis fr. 105 570 Sol3
3 Fabienne Claude C.V. 63,5 140 Ré4
Les trois cloches. Au premier plan, le battant neuf de la cloche de 1677

Tout d’abord, quelques vues diverses et variées… 

…avant quelques détails des deux grandes cloches Beauquis…

…et enfin la cloche de 1677.

Les cloches, avant les travaux de 2017. (photo de mai 2013)

Un grand merci à Mme Thérèse Baud, maire, pour son aimable autorisation et son accueil, ainsi qu’à son premier adjoint, M. Bourgeois, et le sacristain. Je remercie Me Pascal Krafft, campanologue à Ferrette (68) pour l’aide apportée sur la petite cloche, et Matthias Walter, campanologue à Berne (CH-BE) pour les mesures des cloches.

Sources & liens :

Mairie Orcier
Wikipédia d’Orcier
Relevés personnels
Eglise Saint-Jacques sur Wikipédia

 

Magland – Eglise Saint-Maurice

Magland est une commune savoyarde se trouvant à l’entrée de la partie haute de la vallée de l’Arve. Son territoire s’étend sur deux massifs bien distincts : les Aravis (rive gauche de l’Arve) avec notamment la pointe d’Areu (2’478 mètres) et le massif du Giffre (rive droite) avec le sommet du Petit Colonné (2’600 mètres). C’est d’ailleurs dans ce massif qu’un hameau de Magland est réputé de tout bon amateur de ski : Flaine. Ce dernier, crée à partir de 1968, fait partie d’un grand domaine skiable : le Grand Massif. Mais la commune de Magland n’a pas toujours vécu grâce aux sports d’hiver. Il faut reconnaître que le bassin clusien, dont Magland fait partie intégrante, est réputée pour l’horlogerie ainsi que pour le décolletage depuis plus d’un siècle. Les fins gourmets n’oublieront pas de citer les fameux saucissons, au caractère singulier grâce à leur assaisonnement unique.

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La paroisse de Magland est très ancienne, en témoigne son vocable : saint Maurice. Ce saint particulièrement vénéré depuis plus de 1’500 ans est aussi le saint patron de la Savoie. En 1365, Magland fait l’objet d’une visite pastorale de l’évêque. C’est à cette période que sont d’ailleurs édifiés les différentes maisons forte de Magland, territoire ô combien stratégique car passage obligé vers le pays du Mont-Blanc. De l’édifice primitif, il n’existe plus aucunes informations car il a subi de nombreuses transformations au fil du temps. On sait simplement qu’une nouvelle église est consacrée en 1694 par Mgr Jean d’Arenthon d’Alex, évêque de Genève. Il était rapporté que l’ancienne, trop petite, ne permettait pas de rassembler toute la paroisse. A l’époque, le sanctuaire contenait six chapelles ! Ce même édifice a été agrandi entre 1836 et 1839 et son orientation a été modifiée de 180°. Ces travaux n’ont pourtant pas fait l’unanimité de tout le monde à l’époque. C’est le 12 juillet 1844 seulement que Mgr Rendu, évêque d’Annecy, consacre l’édifice agrandi et embelli dans le style néoclassique. En témoignent la façade de l’église et ses pilastres caractéristiques. Cette dernière se retrouve aujourd’hui dans l’ombre car l’édifice a été à nouveau tourné lors d’une grande restauration en 1979, lui redonnant ainsi l’orientation du premier édifice religieux. C’est pour cela que les chapelles latérales sont près de l’entrée, qui se fait par l’ancien chœur. La sacristie a été aménagée dans l’ancien narthex, derrière le maître-autel, déplacé pour l’occasion.

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L’église de Magland est forte d’un patrimoine campanaire conséquent : 13 cloches. 12 d’entre elles se serrent dans la tour principale et une dernière se situe dans le clocheton dominant l’ancien porche.  Aujourd’hui inutilisée, cette petite cloche est hélas inaccessible. C’est grâce à la réfection de la toiture que le curé, eu la chance de l’approcher et de lire une date : 1589. De quoi justifier le titre de « monument historique » en 1943. Ce petit clocheton coiffé d’un dôme en oignon sur un sanctuaire néoclassique peut surprendre. Il rappelle volontiers des constructions similaires sur les églises de Combloux et Saint-Gervais, sans oublier de nombreuses chapelles, toutes édifiées dans le style baroque. Le clocher, résolument plus classique, abrite une sonnerie plutôt imposante pour la région : la grosse cloche affiche à elle seule un poids de deux tonnes ! Livrée en 1900 avec sa petite sœur, elles ont été réalisées par les frères Paccard, maintes fois présentés ici. Les inscriptions nous indiquent qu’elles ont été bénies par le curé de l’époque, le 18 octobre. La grosse cloche affiche des finitions plutôt baroques, avec sur le bas de sa robe les médaillons des saints majeurs de la chrétienté. Sa petite sœur affiche quant à elle des décors néo-gothiques. Le beffroi date lui aussi de 1900. Il a été réalisé par les frères Ciclet. A l’étage en dessous, sur un beffroi métallique, une troisième cloche porte la date de 1956. Celle-ci nous indique qu’il s’agit d’une refonte, sans nous donner plus d’informations. Près d’elle, neuf cloches brillent encore. Elles ont été ajoutées en 2000 par la municipalité. Chaque cloche porte un segment de phrase qui raconte leur histoire : « J’ai vu l’aube de ce XXIème siècle – et je verrai son crépuscule – ainsi je témoignerai – de ce que vous avez fait – de votre temps – carillon offert par – la municipalité de Magland – pour l’entrée – dans le troisième millénaire ». Ce carillon est utilisé pour quelques ritournelles occasionnelles ainsi que pour les baptêmes et mariages.

Nom Fondeur Année Diamètre (cm) Masse (kg) Note
1 Joséphine Thérèse G&F Paccard 1900 150,3 2’076

Do 3

2

Jeanne Françoise G&F Paccard 1900 119,5 ~1’000 Mi 3
3 Marie Augusta Paccard 1956 101 ~620

Sol 3

4

Inconnu Inconnu 1589 Inconnu Inconnu

inconnu

Carillon : 9 cloches Paccard, 2000 – Tessiture : Do5 diatonique Do6 +Sib6 – Masse totale : 343 kg.

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Mes remerciements à : 
MM. René Puchot et Johann Ravailler, ancien et actuel maires, pour leurs aimables autorisations.
M. Jérôme Ferrand, responsable des bâtiments, pour l’ouverture de l’église et du clocher.
Le personnel de la mairie de Magland pour la mise à disposition de l’ouvrage « Le Patrimoine Religieux de Magland » édité par la commune.
Mon ami Claude-Michaël Mevs « Quasimodo » pour son aide à la réalisation de ce reportage.

Sources & Liens :
Mairie de Magland
« Le Patrimoine Religieux de Magland » disponible en mairie
« Paccard, un nom qui sonne », Pierre Paccard, 2024
Fonds privés
Clichés et relevé personnels

Combloux – Eglise Saint Nicolas

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L’église Saint Nicolas de Combloux a été bâtie entre 1702 et 1704. Elle remplace un ancien édifice du XVe siècle. Il ne reste aujourd’hui de ce bâtiment primitif que les contreforts intégrés au chœur. Pendant la Révolution Française, le clocher a été détruit. Rebâti par les paroissiens en 1828 sur les plans de Claude François Amoudruz, architecte de Samoëns (74), il est réputé pour être le plus beau bulbe baroque de la région, voire de toute la France. Il fait la fierté du village et a fait l’objet d’un classement Monument Historique en 1971. Il sera restauré 4 années plus tard. L’église a fait l’objet de grandes modifications lors des restaurations de 1925 et en 1979.

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Cloche 1 « Claudine » – Gautier Louis Fils en 1815 – 1,18m de diamètre – 1’000kg – Fa3 -8

+ AYANT SEULE ECHAPPE AUX MAINS DES BOURREAUX . IE SUCCOMBE SOUS LES COUPS DES MARTEAUX MAIS GRACES A LA PROVIDENCE IE RENAIT+

+ DE MES PROPRES CENDRES MR CLAUDE TROMBERT RECTEUR . DON PAR MILLION CLE ATE CES BOTTOLLIER CURTET IRD CDE BRONDEX AIME GERFAUX+

+ HR FR ME RAMUS FS MR FLANRINS . IE M’APPELLE CLAUDINE . MON PARRAIN EST MR CDE MARIN BONNEROY HR ROYAL SIR DE LA VILLE DE SALLANCH+

+ ES . ET DE LA CNE DE COMBLOUX MME IEANNETTE CLAUDINE DUSUA SON EPOUSE MARRAINE+

+LOUIS GAUTIER FILS MTE FONDEUR DE BRIANCON MA FONDUE EN 1815+

Cloche 2 – Louis Fils Gautier en 1815 – 1,02m de diamètre – 700kg – Sol3 -3

+IL NEN EST PAS AINSI DE VOS CLOCHES EXILLES QUI PAR NOUS ONT ETE A GRANDS FRAIS REMPLACEES . JOSEPH MARIE PELL+

+OUX PARRAIN DEMOISELLE MARIE FRANCOISE VIOLLAT MARRAINE+

+GAUTIER FECIT 1815+

Cloche 3 « Marie Alexandrine » –  G&F Paccard en 1903 – 0,92m de diamètre – 475kg – La3 -8

PAROISSE DE COMBLOUX SOUVENIR DE LA MISSION DE L ANNEE 1902

PRECHEE PAR LES R R . P P FAVRAT ALPHONSE BRACHET ET GICUET

L ABBEE F.B. PERISSIN ETANT CURE ET VIELLARD ALEXANDRE MAIRE

PARRAIN MABBOUX JOACHIM MARRAINE VIELLARD ALEXANDRINE NEE REVENAZ

JE M APPELLE MARIE ALEXANDRINE

+PRINCIPAUX SOUSCRIPTEURS BLANCHARD M. FRCS BRONDEX CLEMENT BRONDEX DAMIEN BRONDEX M. AUGUSTE DUCREY ARTHUR JH DUCREY JEAN LIS GORGES LOUISE MARIN EMILE MILLION JOSEPH MILLION PHILOMENE+

+PERE MILLION FERD MILLION ISIDORE MILLION J SERAPHIN MILLION JOSEPH FEU PIERRE MILLION MELANIE CNE PAGET JH NICOLAS PAGET JN PIERRE PERINET PAUL PERRIN JH NICOLAS SOQUET PROSPER VIELLARD FRANCOIS FD+

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1903

Cloche 4 attribuée à Gautier. Elle pèse autour de 100 kilos (poids estimé). 

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Hum

Fa 2 +4

Sol 2 +7

La 2 -7

Fondamentale

Fa 3 +1

Sol 3 -5

La 3 -6

Tierce

La Bémol 3 -4

Si Bémol 3 -2

Do 4 -7

Quinte

Do 4 +15

Ré 4 -8

Mi 4 -2

Note au Coup

Fa 3 -8

Sol 3 -3

La 3 -8

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Remerciements à la Mairie de Combloux, M. Collot pour les autorisations. Merci à M. Ducrey pour nous avoir ouvert la porte du clocher. Amitiés à Mike « Quasimodo », Guilhem, organiste à Yverdon et Anthony, organiste à Megève, également présents pour cette étape de la journée du 5 mars.

Reignier-Esery – Eglise Saint Jean-Baptiste (Esery)

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Bien que le nom d’Esery prit naissance à l’époque Romaine, une vie religieuse est mentionnée en l’an 1000. Ce sont des moines clunisiens du prieuré de Saint Victor à Genève qui occupent les lieux. En 1153, on apprend par une bulle du pape Eugène III qu’il s’agit désormais d’une paroisse. L’édifice sera remanié et prendra sa forme actuelle peu après la Révolution, avec son clocher sarde à bulbe et les quelques décors typiques de l’époque.

http://www.reignier-esery.com/Decouvrir/Un-peu-d-histoire/Esery

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En 1838, une cloche a été ramenée d’Esserts-Salève. D’un poids de 924 kilos, elle était signée Jean Baptiste Pitton à Carouge en 1801. Son transport a été l’objet de contestations des paroissiens. En 1855 elle a été refondue chez les frères Paccard de Quintal et alourdie de quelques kilos.

Cloche 1 – Frères Paccard de Quintal en 1855 – 972 kilos – Fa3 -2

Cloche 2 – Jean Daniel Dreffet, Genève en 1804 – 342 kilos – Si Bémol 3 +2

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Merci à Michel de Magny pour l’accès au clocher.

Machilly – Eglise Saint Martin

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Très peu de récits nous sont contés sur l’histoire de la commune et de l’église de Machilly. Il y a des siècles à présent, l’église paroissiale de Machilly n’était qu’une simple chapelle. Cette dernière est aujourd’hui intégrée à la modeste église et forme le bas côté droit (opposé à la tour du clocher). La tour des cloches est très simple et couronnée d’une petite flèche. L’église est fièrement accolée aux Voirons, montagne surplombant le Lac Léman.

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 Le clocher de l’église est doté de 6 cloches. Deux sonnent à la volée, et elles sont accompagnées de 4 cloches pour le carillon.

Cloche 1 – Fonderie Beauquis de Quintal en 1858 – 650 kg – 1m de diamètre – Sol3 +5

+VERSET SERIPTURAIRE P.S. 18 IN OMNEN TERRAM EXIMIT SONUS ET IN FINES ORBIS TERRAEVERBA EORUM+

+PARRAIN PIERRE FRANCOIS DUTIL SECRETAIRE COMMUNAL+

+MARRAINE JEANNETTE BARBERAZ SON EPOUSE+

+R JEAN CLAUDE CART RECTEUR+

+ JACQUES BIOLLEY SYNDIC+

+ JEAN PIERRE DUTIL A MOACHON JEAN CONSEILLERS DELEGUES+

+FONDERIE DE QUINTAL PRES ANNECY BEAUQUIS FRERES 1858+

Cloche 2 – Frères Bulliod de Carouge (CH) en 1842 – 350 kg – 0,82m de diamètre – Si3 -4

LAUDATE DOMINUM IN CYMBALIS BENE

SONANTIBUS I BIOLLEY SYNDICO EY P DELEAVAL

EIUS SPOUSA PATRONIS

J C CART PAROCHO

COMMUNE DE MACHILLY 1842

BULLIOD

FRERES FONDEURS

A

CAROUGE

P1050142

P1050175 P1050143 P1050124

P1050173 P1050132

Analyse Sonore des cloches « de volée » (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Hum

Sol 2 -14

Si 2 -13

Fondamentale

Sol 3 -17

Si 3 -2

Tierce

Si Bémol 3 +3

Ré 4 -2

Quinte

Ré 4 +8

Fa Dièse 4 -13

Note au Coup

Sol 3 +5

Si 3 -4

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Le carillon est composée de 4 cloches (Do, Fa, Sol, La5). Les cloches ont été fondues en 1996 par la fonderie Paccard. Elles ponctuent par le carillon de « Westminster » les heures et les offices.

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Mes remerciements à M. le Maire et M. Lionnet pour les autorisations, l’accès au clocher et les sonneries spéciales.

Saint Cergues – Eglise Saint Cyr

P1020827       Le nom de Saint Cergues nous vient de Saint Cyr (ou encore Cyrique) martyr au IVe siècle. Le nom Cergues n’est qu’une simple dérivation en patois savoyard (comme Saint Georges pour la commune de Saint Jeoire en Faucigny). La commune fut également citée comme une dépendance de l’Abbaye d’Aulps, qui régna entre le Xe siècle et la révolution Française. Historiquement, il y avait trois paroisses : St Cergues, mais aussi les actuels hameaux de Boringes et Genevray. Au XVIe siècle, les Bernois regroupèrent ces trois entité en une, non sans avoir pillé les trois églises. Un seul lieu de culte fut reconstruit, celui de Saint Cergues. Il fut utilisé jusqu’en 1865 pour être reconstruit sur le même emplacement. L’actuel édifice est de style néo-gothique, bâti entre 1870 et 1872. La façade ainsi que le clocher ont étés restaurés il y a quelques années.

 Jeanne Marie – Les Fils de J.-D. Dreffet de Genève en 1811 – 1050kg – 1,2m de d. – Fa3 -1

FRERES DREFFET FONDEVRS A GENEVE

MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA COMMUNE

DE ST CERGUE

CLAUDE MARIE BAUD MAIRE

FRANÇOIS D’ARTHAZ ADJOINT

PIERRE LOUIS BOSSON PROCUREUR ET CAISSIER DES

REVENUS DE LA FABRIQUE CIVILE

HENRY D’ARTHAZ

PIERRE FRANÇOIS COLOMB – HENRY GAILLARD

JOSEPH MOLLAZ – FRANÇOIS BAUD – JOSEPH GOREL

BAPTISTE DIGONAT – JACQUES GOBEL – PIERRE JANIN

SAINT CYRE               PATRON PRIEZ

NOTRE ILLUSTRE   POUR NOUS

S.TE MARIE MERE DE DIEU TOUS LES ANGES SAINTS

ET SAINTES DU PARADIS PRIEZ POUR NOUS

JE PRIS NAISSANCE L’AN 1811

A L’USAGE ET AUX FRAIS DE LA PAROISSE DE SAINT-

-CERGUE AU PIED DU MONT VOIRON CY-DEVANT PROVINCE

DU CHABLAIS

PIE VII SOUVERAIN PONTIFE

SOUS LE REGNE DE NAPOLEON Ier

EMPEREUR DES FRANÇAIS ET

ROI D’ITALIE

MON NOM EST JEANNE-MARIE

MON PARRAIN MON-RECTEUR SOIT MON

PASTEUR ACTUEL RD SR JEAN-PIERRE MOUCHET

MA MARRAINE DAME ANNE MARIE GIROD

EPOUSE DU SR CLAUDE MARIE BAUD MAIRE

CROIX PRETTEUSE NOTRE UNIQUE

VOUS ETES ESPERANCE

Marie Claudine – G&F Paccard à Annecy le Vx en 1871 – 550kg – 0,97m – La Bémol 3 -3

+LAUDO DEUM VERUM POPULUM VOCO CONGREGO CLERUM DEFUNCTOS PLORO FUGO FULMINA FESTA DECORO+

+JE SUIS NEE L AN 1871 SOUS LE PONTIFICAT DE PIE IX LE GRAND+

+MON PATRON EST ST CYR – MON CURE PISSART NICOLAS+

+DUBOULOZ FRANCOIS PRESIDENT DU CONSEIL DE FABRIQUE CARRIER ALEXIS TRESORIER LACORBIERE FRANCOIS CARRIER FELIX FROLLIET FRANCOIS+

+MON PARRAIN FALLEVOZ CLAUDE MARIE MA MARRAINE MULLAT MARIE SON EPOUSE M ONT DONNE LES NOMS DE MARIE CLAUDINE+

M M MOUCHET JOSEPH MAIRE

FALLEVOZ CLAUDE MARIE ADJOINT

BOSSON JEAN MARIE

CARRIER ALEXIS

DUPERRIER GEORGES

BAUD MARIE

FROLLIET FRANCOIS

REGARD AMEDEE

CONGET CLAUDE

CHEVALIER JOSEPH

JANIN EMANUEL

BARBAZ JEAN MARIE

CONSEILLERS

PACCARD FRERES FONDEURS A ANNECY LE VIEUX 1871

P1050028

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Note au Coup

Fa 3 -1

La Bémol 3 -3

Hum

Fa 2 -9

La Bémol 2 -9

Fondamentale

Fa 3 +12

La Bémol 3 +5

Tierce

La Bémol 3 +2

Si 3 -2

Quinte

Do 4 +6

Mi Bémol 4 -4

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P1050031

P1050022

 Mes remerciements à M. Gabriel Doublet, maire, pour les autorisations. Remerciements à Jean Viguier, sacristain, pour l’accès au clocher et les sonneries des cloches.

Draillant – Eglise Saint Pierre

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L’église de Draillant telle que nous la connaissons aujourd’hui est composée d’une nef néo-classique du XIXe siècle accolée à un clocher roman du XIIe siècle. Celui ci marque le trait d’union entre les deux églises, à savoir la primitive et l’actuelle. Le contraste entre le côté mystérieux de cette tour carrée et la peinture blanche de l’église est clair et n’est pas désagréable à l’œil. Une crypte est également sous le chœur, malgré son entrée murée dans les années 1980, un projet de réhabilitation est néanmoins à l’étude.

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 Dissimulées derrière les baies romanes du clocher, deux cloches rythment la vie de la commune.

1 – Louis Gautier de Briançon en 1827 – 750 kilos – 1,07m – Fa Dièse 3 +3

+MR. DEPIERRE FRANCOIS FEU BALTAZARD NEGOCIANT NE A LUBERSE POCHE DOMICILIE+

+A LAUZANNE PARRAIN . MME NOBLE DE NUOD DE MEUIGNY MARIE MAGDELEINE EPOUSE DU+

+DIT MR DEPIERRE MARRAINE. MR LE CURÉ BLANC JOSEPH FEU JEAN – CONSEIL VERBOUD BERNARD+

+SINDIC DUCREZ CLAUDE MARIE MARMOUEX JOSEPH ET LAPERROUZAZ GASPARD CONSEILLERS+

GAUTIER MA FAIT A LA VILLE DE L’HOPITAL EN 1827

STE VIERGE MARIE PRIEZ POUR NOUS

2 – Baudy de Marseille en 1830 – 400 kilos – 0,92m – La Dièse 3 -6

+1830 PARRAIN Mr CHRISTIN PIERRE CURE DE LA PAROISSE MARRAINE RUPTIER JACQUELINE+

+SINDIC Mer VERBOU BERNARD DE DRAILLANT VICESINDIC LAPERROUZAZ GASPARD CONSEILLER MARMOUEX JOSEPH DUCRET FRANÇOIS+

+BAUDY MTE FONDEUR A PERJUSSY+

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Le fondeur Baudy de Marseille nous a laissé dans sa région peu de cloches, mais je n’ai pas encore trouvé la raison de son voyage vers la Savoie au début du XIXe siècle. Je sais qu’il s’est établi, comme en témoigne la signature, à Pers-Jussy (Persjussy). La cloche reflète l’iconographie de sa région, puisque nous sommes habitués à avoir des fleurs sur les cloches, pour le côté campagnard de la notre. Baudy a, en revanche, posé comme décoration « profane » de coquillages.

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Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Note au Coup

Fa dièse 3 +3

La 3 +10

Hum

Fa dièse 2 -12

La 2 +17

Fondamentale

Fa dièse 3 -2

La 3 -4

Tierce

La 3 +6

Do 4 +8

Quinte

Do dièse 4 +11

Mi 4 + 22

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Mes remerciements à M. Le Maire pour l’accès au clocher ainsi que les sonneries spéciales.

Genève – Eglise Saint Germain

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Se dressant avec la cathédrale réformée Saint Pierre au sommet de la cité genevoise, l’église Saint Germain est un témoin clé de l’histoire genevoise, et demeure l’un des lieux de cultes les plus anciens de Genève. De style gothique tardif, le bâtiment date du XVe siècle. Après la Réforme son affectation fut profane, et ne servit qu’en commerce. Au début du XIXe siècle elle a été protestante et remplaça la cathédrale quelques années, avant de retourner entre les mains des catholiques. Le clocher en pierre massif reste sobre. Il est percé par des baies munies d’abats-son aux deux derniers étages, et couronné d’un fier toit à quatre pans. Au début du XXe siècle le clocher est victime d’un incendie, en 1908 l’église rouvre ses portes après restauration.

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Le clocher de l’église abrite aujourd’hui une sonnerie de dimensions modestes. Ce sont deux cloches des fondeurs Revillard qui sonnaient du clocher de l’église (1726 et 1765) jusqu’au début du XXe siècle ou elles furent fondue dans l’incendie du clocher de l’église. Il fallut donc placer une cloche dans la tour. Elle a été acheté à une tour d’horloge dans la ville, ce qui explique qu’elle n’a pas de couronne. Elle fut équipée pour sonner en volée. En 2008, pour les cent ans de cette restauration, deux cloches ont été coulées par la fonderie annecienne Paccard.

1 – Fonderie Paccard d’Annecy en 2008 – 260 kilos – Do4 +4

2 – Jean-Louis Revillard, Genève en 1764 – 120 kilos – Mi4 +8

3 – Fonderie Paccard d’Annecy en 2008- 70kg – Sol4 +5

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La plus petite des cloches ne dépasse pas le quintal.

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Un grand merci à Nicolas Dériaz, organiste, pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales. Amitiés à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » également de la partie.