Chêne-Bougeries – Temple Protestant

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C’est au XVIIIe siècle que remontent les origines de l’actuel temple de Chêne-Bougeries. En l’an 1754, un traité est signé entre Charles Emmanuel, Duc de Savoie, et Genève. Il est convenu que la frontière entre les deux terres soit déplacée, l’ancien temple se trouvant côté savoyard. Les plans furent dessinés par Jean-Louis Calandrini, mathématicien et l’édifice fut dressé en moins de deux ans. Au printemps 1758 on ramena la cloche de l’ancien temple condamné, ce qui marqua véritablement la fin de l’édification du temple.

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Dans l’édifice disposé en hémicycle, on peut constater que chaque banc possède une plaque dans laquelle est gravé un nom. Des notables, ou grandes familles de la paroisse avaient leur banc lors du culte, en reconnaissance des dons à la construction du temple. Un peu plus haut, sur la tribune, se dressent de très belles orgues, dotées de trois claviers.

P1040108 Le petit clocheton dominant la façade a eu l’honneur de supporter plusieurs cloches, en plus des trois actuelles. En 1739, une cloche fut coulée par Samuel Maritz pour l’ancien temple, avant d’être déplacée et a également sonné les cultes de l’actuel édifice. En 1843, des archives témoignent également une cloche Keller qui disparut sans doute lors du renouvellement de la sonnerie. Les trois cloches ont été fondues par Hermann Ruetschi à Aarau, pour un poids total de 815 kilos. Autrefois équipées en lancé-franc, elles sont maintenant installées en rétrolancé, pour des raisons de stabilité du clocher. Le travail fut confié à l’entreprise fribourgeoise Mécatal. Le campaniste en a profité pour restaurer le mouvement d’horloge, même si il n’est plus utilisé.

La grande cloche – Si3 -5

La deuxième cloche – Ré#4 -8

La petite cloche – Fa#4 +/-0

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La cloche de l’ancien temple, qui fut utilisée jusqu’en 1899.

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Mes remerciements à Nicolas Dériaz pour l’accès au clocher et les sonneries spéciales.

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LIENS :

http://mecatal.ch/page/20/

http://www.zedden.ch/photos/?galerie=070801_cloches_chene

Beaufort – Chapelle Sainte Marie-Madeleine (Roselend)

P1030076 Il est fini, le temps ou Roselend fut un alpage constitué de champs agricoles et de chalets campagnards. Le vallon prit un grand virage dans les années 1950. Au début, on évoquait l’idée d’un barrage, mais les années passent, et le projet devint concret. Entre 1955 et 1962, ce sont près de 2000 ouvriers qui se surpassent pour édifier les 942’368 mètres cubes de béton qui constituent aujourd’hui le barrage de Roselend. L’étendue d’eau représente près de 185 000 000 mètres cubes d’eau, pour une surface de 320 hectares. Il ne reste plus grand chose au fond du lac, puisque une quinzaine d’alpages sur la cinquantaine que constitue ce vallon furent engloutis, et la chapelle, dédiée à Sainte Marie Madeleine, fut déplacée et reconstruite, pour dominer le lac. P1020976 P1030056 L’historique de la chapelle est tout aussi mouvementé que ce vallon. On parle d’un lieu de culte en ces lieux dès le XIIIe siècle, du moins on évoque un édifice dédié à Sainte Marie-Madeleine, il se peut que ce soit celle-ci… Des sources plus précises évoquent qu’une cloche y a été placée en 1608, et que des donations y ont été faites au cours du XVIIIe siècle. En 1794 elle accueille 4 prêtes exilés durant la Révolution Française, dont un futur archevêque de Chambéry, Mgr Antoine Martinet. Ils y donneront une messe. En 1960 elle fut engloutie par les eaux du barrage, mais fut reconstruite dans un style plus moderne, tout en gardant le côté roman qu’elle avait à l’origine. P1030940 Les deux cloches furent sauvées, et sonnent encore dans le clocher mur, même si l’histoire pour l’une d’entre elle s’arrête dans les années 1980, elle fut volée et on ne l’a jamais retrouvée. En 2011, le barrage fêta ses 50 ans. Le conseil général évoqua l’idée de couler une cloche, pour remplacer l’ancienne, qui avait laissé une fenêtre vide. L’idée séduit EDF qui offrit la coulée sur site, réalisée par la fonderie Paccard. La cloche fut fondue devant les Beaufortains au chef-lieu, et fut démoulée le lendemain matin, devant la chapelle, puis fut bénie par Mgr Ballot, archevêque de Chambéry, avant enfin d’être placée dans le clocher.

1 – – Jean Baptiste Pitton en 1804 – 150 kilos – Mi Bémol 4 -1   

2 – Augustine – Fonderie Paccard, 2011 – 85 kilos – Sol 4 -0    P1030065 Les deux cloches, fièrement installées dans leur clocher mur.             

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Un grand merci à la mairie de Beaufort, et à Armand Joguet, pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné dans ce beau vallon. Mention spéciale à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » présent lors de cette étape, pour sa journée d’anniversaire. Mention spéciale à Matthias Walter, campanologue suisse, également de la partie, ainsi qu’à Philippe « Ashitaka13400 » pour avoir superposé les deux vidéos tournées simultanément.

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Beaufort – Eglise Saint Jean-Baptiste (Arêches)

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Arêches est aujourd’hui le deuxième bourg qui constitue la ville appelée officieusement « Beaufort sur Doron », capitale du célèbre fromage savoyard. Mais il y a des siècles, voire même des décennies, Arêches fut une paroisse indépendante, avec son église et ses chapelles, tout comme l’actuel bourg principal, Beaufort.

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L’actuelle église Saint Jean-Baptiste, édifiée sur un plan basilical voit sa construction débuter peu après la Révolution Française, fin XVIIIe siècle. Bien que le gros oeuvre soit terminé en 1829, il faut encore orner l’édifice de son décor baroque provenant d’Italie. Cette opération prend encore quelques années. Le visiteur est marqué par l’accueil chaleureux de l’église, et ses yeux sont tout de suite attirés dans chaque recoin, si majestueux les uns que les autres.  

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La sonnerie d’Arêches représente trois des sept générations de la fonderie Paccard. La plus ancienne cloche est datée de 1714, et fut refondue en 1886, elle a été achetée à la paroisse du Villard en 1827. La troisième cloche de l’église, a été coulée en 1809. Elle prit le chemin de la fonderie en 1950 pour revenir, en plus d’être brillante, avec un son cristallin. Malgré ces refontes, la musicalité de la sonnerie se forma en 1841 grâce à l’ajout de deux cloches, la 1 et la 4. Les quatre cloches égrènent joyeusement le motif du Salve Regina.

1 – Germaine Marie Ange – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 113cm – 880kg – Fa3 +5

+JE M’APPELLE GERMAINE MARIE ANGE PARRAIN GERMAIN GACHET MARRAINE MARIE-ANGE MONOT SON EPOUSE+

+QUE LA PROVIDENCE ME CONSERVE ET PAR MON SON LE FRUIT DE LA TERRE+

+VOCEM DIHIT DEDIT OBLTIO FIDELIS MAXIME AMEDE VIBERT JEAN BAPTISTE VIALLET CLAUDE ANTOINE PERRIE CONSEILLERS+

+RD MARTIN CURE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD FONDEURS 1841+

2 – Marie Josephine Ambroisine – G&F Paccard, Annecy le Vx, 1886 – 96cm – 400kg – La3 -1 

+PAROISSE ST JEAN-BAPTISTE D’ARECHES+

+J’AI ETE FONDUE EN 1714 REFONDUE ET AUGMENTEE EN 1886+

+GRACE A LA GENEROSITEE DES HABITANTS D ARECHES RESIDANT AU PAYS ET A L’ETRANGER+

+JE SUIS DEDIEE AU SACRE-COEUR DE JESUS+

+JE M’APPELLE MARIE JOSEPHINE AMBROISINE+

+J’AI POUR PARRAIN MARIE-AMBROISE BOCHET+

+J’AI POUR MARRAINE MARIE-JOSEPHTE DOIXO¨+

+A                                         CURE+

+GEORGES ET FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX Hte-SAVOIE 1886+

3 – Agathe Pierrette – Les Fils de G. Paccard, Annecy le Vx, 1950 – 76cm – 260kg – Do4 +/-0

AGATHE-PIERRETTE

PARRAIN : Mr PIERRE VIALLET, ADJOINT

MARRAINE : Mme AGATHE VIBERT, EPOUSE A. BLANC

FONDUE EN 1809

J’AI ETE REFONDUE EN l’ANNEE SAINTE 1950

A ANNECY-LE-VIEUX PRES D’ANNECY PAR LES FRERES PACCARD

MR VICTOR CHARVIN, CURE D’ARECHES

S. Exc. Mgr. JAUFFRES, EV. DE TARENTAISE

S.S. PIE XII, PAPE

OPUS JUSTITIAE PAX

4 – Andrée Anne Josephte – Frères Paccard, Quintal, 1841 – 63cm – 180kg – Ré4 +/-0

+JE M’APPELLE ANDREE ANNE JOSEPHTE+

+PARRAIN PIERRE ANDRE VIBERT DE BEAUFORT MARRAINE MERE JOSEPHTE BLANC+

+CURE RD MARTIN DU BOURG ST MAURICE+

+FAITE A QUINTAL PRES ANNECY PAR LES FRERES PACCARD 1841+

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La troisième cloche et sa teinte argentée, datée de 1950.

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Analyse Sonore (Dérivation en 1/16 de ½ ton) La3 = 435Hz

Harmonique

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Fa 3 + 5

La 3 – 1

Do 4 + 0

Ré 4 + 0

Hum

Fa 2 + 8

La 2 + 3

Do 3 + 1

Ré 3 + 13

Fondamentale

Fa 3 – 5

La 3 – 6

Do 4 + 0

Ré 4 – 13

Tierce

La Bémol 3 +2

Do 4 – 2

Mi Bémol 4 –1

Fa 4 – 0

Quinte

Do 4 + 11

Mi 4 + 5

Sol 4 + 12

La 4 + 11

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Mes remerciements à la mairie de Beaufort, ainsi qu’a Armand Joguet pour leur collaboration. Merci à Alain Maître, des services techniques, pour nous avoir accompagné. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches » invité à cette tournée surprise pour son anniversaire en ce 31 octobre 2013. Amitiés au campanologue Matthias Walter, également de la partie.

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Beaufort – Eglise Saint Maxime

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Beaufort est avant tout réputé pour son célèbre fromage homonyme, son joli bourg et son église est tout aussi agréable, davantage pour les yeux que pour la bouche. Le lieu de culte Beaufortin remonte au XIe siècle, même si l’édifice actuel, marquant par son imposante tour-clocher roman du XIIe siècle, fut construit entre le XIIIe et le XIXe siècle. Il exprime un style baroque typique pour la région.

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La première mention de cloches remonte au XVIIIe siècle. L’an 1703, un incendie ravage l’église, les cloches n’en sont hélas pas sorties saines et sauves. En 1793, les Révolutionnaires emportèrent les cloches et voulurent détruire la tour. Grâce aux habitants, seuls les murs et le bourdon de 69 Quintaux (estimé à plus de trois tonnes) sont restés. Malheureusement elle ne survécut pas très longtemps puisqu’elle a été refondue l’an 1840 par les frères Paccard, pour être divisée en deux cloches. En 1935 une nouvelle cloche se refuge dans le clocher tout en remplacement une cloche cassée et celle de la chapelle des Pénitents.

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1 – Jeanne-Louise – Frères Paccard, Quintal l’an 1840 – 151cm – 1’900 kilos – Ré Bémol 3 -8

+Rd JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC ET PARRAIN JEANNE LOUISE BESSON SON EPOUSE MARRAINE+

+SOUVENIR DE RECONNAISSANCE POUR MR LE CHANOINE GIRARD ARCHIDIACRE DE LA METROPOLE DE CHAMBERY+

+LIBRE DE TOUT IMPOT TOUJOURS AVEC HONNEUR+

TU NOUS ANNONCERAS LA JOIE OU LA

DOULEUR JE DOIS MON EXISTENCE AINSI

QUE MA SOEUR AUX DEBRIS D’UNE AUTRE

DE 69 QUINTAUX CASSEE EN LA SONNANT

FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY PAR

LES FRERES PACCARD AN 1840

CAROLO ALBERTTO REGNANTE

JE PESE 40 QUINTAUX

2 – Marie-Jacqueline – Frères Paccard en 1840 – 131cm – 1’400 kilos – Mi Bémol 3 -6 

+RD JOSEPH MARIE NOIR CURE+

+JEAN MARIE MICHEL BLANC TRESORIER DES PAUVRES PARRAIN MARIE JACQUELINE FAVRE SON EPOUSE MARRAINE+

+MARIE AMBROISE BLANC NOTAIRE SYNDIC+

+POUR BEAUCOUP DE BESOINS MON SON EST NECCESAIRE MAIS TOUJOURS GRATUIT ET JAMAIS TRIBUTAIRE FONDUE A QUINTAL PRES D’ANNECY AN 1840 PAR LES+

+FRERES PACCARD JE PESE 28 QUINTAUX CAROLO ALBERTTO REGNANTE+

3 – Marie-Victoire – Fondue par André Chevalier, Lyon en 1840 – 108cm – 750 kilos – Fa 3 -3

+ST MAXIME EVEQUE ET PATRON DE LA PAROISSE DE BEAUFORT+

+PARRAIN CIRILE FRIZON MARRAINE MARIE CHRLOTTE Ve FRIZON NEE BLANC+

+JE DOIS MA NAISSANCE AUX TEMPS MALHEUREUX JADIS ET AUX SOINS DE MR CHARLES+

+LARMAS CURE ET A MR J E VERPIS SINDIC ET A MM BOUCHAGE MAXIME BOUCHARGE CHARLES+

+JH ANTE DUC ACCOLET DUCIS ELOI CONSEILLERS ET LOUIS HEURY SECRETAIRE ET NOTAIRE+

+ET A LEURS SURVEILLANCE ET AUX DONS GENEREUX DES BEAUFORTEUX BEAUFORTENS+

CHEVALIER FONDEUR A LYON EN 1825

4 – Marie-Jeanne – Les Fils de G. Paccard en 1935 – 97cm – 635 kilos – La Bémol 3 -7

JE M’APPELLE MARIE-JEANNE

JE SUIS SORTIE DES ATELIERS DE MRS PACCARD A ANNECY

ET J’AI ETE PLACEE PEU APRES (1935)

DANS LE CLOCHER DE L’EGLISE SAINT MAXIME DE BEAUFORT-SUR-DORON

ABBEE COLLAT, CURE – ADRIEN PLASSARD, VICAIRE

PARRAIN : JEAN MAXIME VIALLET, DU PRAZ

MARRAINE : MARIE VERPIE, VEUVE FRANÇOIS PERRIER

CETTE CLOCHE A ETE OFFERTE PAR LA MUNICIPALITE DE BEAUFORT

PAR DELIBERATION DU 10 MARS 1935

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La petite cloche, refondue l’année 1935

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Analyse Sonore (dérivation en 1/16e de ½ ton) La3 = 435 Hz

Harmoniques

Cloche 1

Cloche 2

Cloche 3

Cloche 4

Note au coup

Ré Bémol 3 – 8

Mi Bémol 3 – 6

Fa 3 – 3

La Bémol 3 – 6

Hum

Ré Bémol 2 – 4

Mi Bémol 2 – 1

Fa 2 – 1

La Bémol 2 – 7

Fondamentale

Ré Bémol 3 – 14

Mi Bémol 3 – 13

Fa 3 – 2

La Bémol 3 – 6

Tierce

Mi 3 – 7

Sol Bémol 3 – 6

La Bémol 3 – 4

Si 3 – 5

Quinte

La Bémol 3 – 4

Si Bémol 3 – 1

Do 4 – 8

Mi Bémol 4 +/- 0

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Un grand merci à la mairie de Beaufort, Armand Joguet ainsi qu’a Alain Maître, des services techniques, pour l’accès au clocher ainsi que pour les sonneries spéciales. Mention à Mike « Quasimodo Sonneur de Cloches », invité de la journée ainsi qu’a Matthias Walter, campanologue à Berne, également présent.

Les Gets – Eglise de la Nativité de Marie

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La première mention de la commune des Gets apparaît au XIIè siècle, il s’agissait uniquement d’une paroisse sous la tutelle de l’Abbaye d’Aulps. L’église se situait à hameau de l’actuel lieu-dit « Moudon ». En 1507 une église fut construite à la place de l’actuelle, on n’en sait malheureusement pas plus sur celle ci. Enfin, en 1875, on bâtit cette église néo-romane, elle forme une croix latine et possède une tour-clocher ornée d’une flèche.

Quelques années après la construction de la première église des Gets, en 1507, on y ajoute une cloche de 1855 kilos, en 1578, une cloche nommée « Barbe » prit place dans le clocher, elle a été refondue en 1725. En 1845, les frères Claude & Jean Pierre Paccard coulèrent deux cloches, qui furent, elles aussi, refondue lors de la restauration de l’église.

Cloche 1 : Jeanne-Marie – Georges & Francisque Paccard – 28/01 1892 – 1,5m – 2’078 kg – Do3 -1

JEANNE-MARIE

PARRAIN DUCRETTET MARIE DE LA CULAZ

MARRAINE DUCRETTET JEANNE MARIE DE LA CULAZ

Mr BRON JEAN-JOSEPH CURE DES GETS NE A DOMANCY

GEORGES & FRANCISQUE PACCARD FONDEURS A ANNECY-LE-VIEUX 1892

Cloche 2 : Marie Josephine – Jean Baptiste Durand, Nicolas Boulanger – 1725 – 1,18m – 1’000 kg- Fa3 -2

Ste VIERGE PRIEZ POVR NOVS

PIERRE FRANCOIS GVEBEY CVRE DES GETS L’AN 1578

+JE FVS NOMMEE BARBE ET L’AN 1725 NOMMEE SVIS MARIE JOSEPHINE PAR R.D.S JOSEPH TROSSET VICAIRE ET PAR MARIE DVCRETTET FEMME DV Sr ANDRE GVEBEY+

JEAN B. DVRAND et BOVLANGER M’ONT FAITE

Cloche 3 : Saint François de Sales – Alfred Paccard – 1958 – 1m – 620 kg – Sol3 -5

« SAINT FRANÇOIS DE SALES, PRIEZ POUR NOUS »

FONDUE A QUINTAL EN 1845

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS.

PARRAINS : Rd JACQUES ANTHONIOZ, R.P. ORCIER.

MARRAINE : JEANNE ANTHONIOZ DES LONGUES PAUSES

« CHANTEZ AU SEIGNEUR UN CHANT NOUVEAU » (Ps. 97)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. GRESBON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : RAYMOND BAUD, PRETRE

MARRAINE : JEANNE PERNOLLET, EPOUSE EUGENE DELAVAY

Cloche 4 : Saint Louis de Gonzague – Alfred Paccard – 1958 – 0,9m – 450 kilos – La3 -2

« St LOUIS DE GONZAGUE, PRIEZ POUR NOUS »

Rd JACQUES QUART, RECTEUR DE LA PAROISSE DES GETS

PARRAIN : Rd J.B. COPPEL, VICAIRE A ABONDANCE

MARRAINE : NICOLARDE COPPEL

FONDUE A QUINTAL EN 1845

« QUE VOTRE OREILLE SE FASSE ATTENTIVE AU CRI DE MA PRIERE » (Ps. 129)

REFONDUE A ANNECY-LE-VIEUX EN 1958

ANNEE DE LA RESTAURATION DE L’EGLISE

SOUS LA MUNICIPALITE DE MARIUS BAUD, MAIRE

S.S. JEAN XXIII, PAPE

S. Exc. Mgr. A. CRESBRON, EVEQUE D’ANNECY

Rd CHARLES PHILIPPE, CURE, LES GETS

PARRAIN : EMILE ANTHONIOZ, CURE DE JUVIGNY

MARRAINE : IDA GRANGE, EPOUSE ALFRED ANTHONIOZ

CLOCHE 3 (7)

Le « Panis Angelicus », la note et le numéro de série sur la cloche n°3.

CLOCHE 4 (2) CLOCHE 3 (3) CLOCHE 3 (2)

CLOCHE 2 (4) CLOCHE 2 (3) CLOCHE 1 (7)

CLOCHE 1 (5) CLOCHE 1 (13)

Mes remerciements à la Mairie des Gets, M. Decorvan, M. Antoine, son employé Arnaud!

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Ceyzériat – Eglise Saint Laurent

P1020718Petite ville de 2’700 habitants situé non loin de Bourg en Bresse, Ceyzériat a su converser l’apparence d’un charmant village. Un calme reposant semble entourer l’église, qui a vu sa construction débuter en 1417. Il se peut que l’église ait été remaniée au XIXè siècle, puisque d’inspiration néo-gothique. Les quatre vitraux du chœur, quant a eux, datent du XIVè siècle et ont retrouvés leur place il y a quelques décennies.

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Le charmant clocher au sommet octogonal est l’un des rares « clochers tors » en France. Bâti en 1818, il l’a été volontairement par le charpentier. Néanmoins, la flèche fut solidifiée ultérieurement pour éviter une plus grande torsion. L’accès aux cloches se fait au moyen d’un escalier en colimaçon, attenant au clocher et dissimulé dans la nef. Enfin un simple escalier interne nous permet d’être au sommet de la tour-clocher.

Cloche 1 « Gabrielle Antoine Blanche Hélène » : « G. Paccard & ses Fils » en 1913 – 1050 kilos – Mi3 +1

Cloche 2 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 750 kilos – Fa#3 – 5

Cloche 3 : Louis Frèrejean à Lyon en 1819 – 550 kilos Sol#3 – 7

Cloche 4 : Inconnu en 1723 – 80 kilos – Ré#4 + 1

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La plus petite cloche, et son profil de braillard.

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Un grand merci à M. Le Maire, M. le curé pour les sonneries spéciales. Ainsi qu’a M. Henaff pour l’accès au clocher.

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Bourg en Bresse – Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation

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Cela fait cinq siècles que la co-cathédrale gothique de Bourg trône au milieu de la ville. Bâtie dès 1505, les travaux ne s’achèveront qu’en 1696, date à laquelle on pose le coq sur la tour-clocher. A l’intérieur de l’édifice se dresse une imposante nef à plan basilical, mêlant les arts gothique et néo-gothique. A la base, cet édifice fut cathédrale du diocèse de Bourg (1515-1534) mais elle devint par la suite collégiale. De ce collège de chanoines, restent encore les magnifiques stalles (1530) dans le fond du chœur. Aujourd’hui elle est cathédrale du diocèse de l’Ain avec la cathédrale de Belley.

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La première mention de cloches remonte à 1696, trois cloches sont hissées dans la tour-clocher. Un siècle plus tard, la Révolution Française fit abattre le clocher et les cloches furent fondues en canons. En 1855 un nouveau clocher est érigé et nous noterons l’installation de neuf cloches, fondues un an plus tôt par Gédéon Morel, maître fondeur à Lyon pour huit d’entre elles. La neuvième provient de Bourg, fondeur par Jérôme Bernard en 1824, nous n’avons aucune connaissance de cette cloche avant son installation en compagnie des cloches MOREL. Le bourdon est arrivé à Bourg le 25 mai 1855 à quinze heures, il fut précédé par 4 chevaux et suivi par un cortège de curieux et paroissiens venus découvrir leur bourdon. En 1910, le clocher fut reconstruit. A cette occasion, en 1911, 14 cloches fut fondues par Georges Paccard et ses Fils arrivent à Bourg pour compléter le carillon commencé par le fondeur Lyonnais, il est actionné lors des Angelus par un cylindre ROYAL EIJSBOUTS (Pays Bas) amené cette même année.

Lab2 – Réb3 – Mib3 – Fa3 – Solb3 – Lab3

Si3 chromatique Ré#7 (17 cloches)

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P1020625 P1020608 P1020606 P1020589 P1020566 P1020554 P1020553 P1020533 P1020529

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Mes sincères remerciements à Monsieur le curé ainsi qu’a Julien Chauvau, organiste et trésorier de la paroisse, pour l’accès au clocher ainsi que les sonneries spéciales.

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Bonne sur Menoge – Chapelle Saint Eusèbe (Loëx)

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Construite au XIIe siècle par les Barons d’Yvoire, la chapelle de Loëx a connu des jours heureux, mais elle a surtout été victime de l’instabilité Savoyarde. A l’emplacement du simple porche que nous connaissons aujourd’hui, se dressait jadis un clocher. La chapelle fut restaurée en 1962 grâce à un mécène. Nous noterons un rafraîchissement de la peinture, ainsi que l’arrivée de nouveaux vitraux contemporains.

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Dans l’ancien clocher se cachaient deux cloches, qui ont survécu à la destruction du clocher en 1589 par les Bernois. L’Architecte CHENEVAL a été amené à dessiner les plans de la nouvelle tour-clocher de la chapelle, le projet n’a jamais vu le jour. A la Révolution, la grande cloche quitta Loëx, pour ne jamais revenir. La petite, elle, devait rester dans le but de sonner le tocsin. En 1795 la commune n’a récupérée qu’une cloche fêlée ainsi que deux morceaux de bonze représentant une masse de 195 kilos. La cloche se situe dans les combles, au dessus de l’entrée de la chapelle. Elle pèse une cinquantaine de kilos pour chanter un La Bémol 4 et porte la date de 1574. On peut également y lire :

LAVDATE DOMINVM OMNES GENTES LAVDATE EV MONEL

POPVLI LAN MIL VCLXXIIII

La cloche a été classée Monument-Historique à titre objet en 1942.

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Mes remerciements à la communauté paroissiale de Loëx pour l’accueil et pour l’accès au « clocher » !

Marcellaz en Faucigny – Eglise Saint Maurice

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Deux Marcellaz, deux églises Saint Maurice, ce n’est pas dans l’originalité que ces deux commune se protègent au moyen de Saints Patrons. A Marcellaz, dans la province du Faucigny, c’est une charmante petite église qui nous ouvre ses portes. Construite entre 1851 et 1854, elle remplace une église plus petite, donc la sacristie actuelle devrait correspondre au chœur de celle-ci, selon la mappe sarde (plan de la commune).


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L’histoire des cloches de l’église de Marcellaz remonte en 1775. La paroisse fit l’achat d’une cloche de 150 kilos, fondue à Genève. A la Révolution, elle fut cachée non loin de l’église, au lieu-dit « Près Baillard ». Précisons qu’elle n’a jamais retrouvé place dans le clocher de Marcellaz.

En 1798, la paroisse retournait à Genève pour couler une cloche. Elle sera fondue par Jean Daniel Dreffet. Elle est dédiée à St Maurice. En 1915 la paroisse fit l’acquisition de 2 nouvelles cloches, fondues aux établissements PACCARD d’Annecy le Vieux, pesant respectivement 110 et 70 kilos. Entre 1920 et 1925, le curé de la paroisse l’Abbé Peillex offrit six nouvelles cloches et permettent la création d’un ensemble campanaire formant une octave complète ainsi qu’une quarte en grave (la cloche Dreffet).

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La paroisse a vu trois carillonneurs : l’Abbé Peillex, qui transmis l’art du carillon à Jean Chapuis. Depuis 1992, date de l’électrification des cloches. C’est Bernard Chapuis, fils de Jean, maire de la commune, qui endosse le rôle de carillonneur depuis la sacristie. Il fait résonner les cloches lors des fêtes ainsi qu’aux offices religieux.

Tessiture : Si3 Mi4 diatonique Mi5

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Source : Le Petit Colporteur n°1 – Laurent MONTFORT

Photos des cloches : commune de Marcellaz

( photos de l’église et conférence : Quasimodo Sonneur de Cloches )

Mes remerciements vont à M. Chapuis, maire de la commune, pour m’avoir permis de jouer le carillon, Roger DESBIOLLES, pour l’organisation de cette conférence campanaire.

Feigères – Eglise Saint-Lazare

Sur les hauteurs de Saint-Julien-en-Genevois, offrant un panorama agréable sur le lac Léman et le Salève, la commune de Feigères se dessine sur un plateau mis en valeur de part et d’autre du chef-lieu par le Grand Nant et par l’Aire qui ont creusé des petits vallons au fil du temps. Au Moyen-Âge, la paroisse dépend des comtes de Genève. Les chartreux de Pomier y percevaient aussi la dîme. En 1401, elle passe sous domination savoyarde avec la prise du comté de Genève par Amédée VIII. Au XVIIIe siècle, Feigères fait partie intégrante du baillage de Termier avec les localités alentours et ce jusqu’à la Révolution française. La population de ce charmant village a atteint un pic d’un millier d’habitants au milieu du XIXe siècle avant de décroitre lentement jusqu’aux années 1960. Depuis, la commune alors réduite à 400 âmes a quadruplé son volume, tutoyant même les 2’000 personnes aujourd’hui !

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Citée en 1302 déjà comme donation à l’abbaye Saint-Victor de Genève, l’église de Feigères fut reconstruite intégralement en 1846-1847 suivant le plan d’une croix grecque. Elle fut ensuite consacrée en 1852. Au début du siècle, l’église menaçait ruine et le curé Naz en dressait de nombreuses critiques : elle était trop sombre, trop petite, le plafond trop bas, la toiture abîmée et laissait l’eau s’infiltrer dans l’édifice… Et le clocher, un petit mur en façade avec deux baies pour les deux cloches, menaçait ruine à chaque volée ! C’est en 1835 que le conseil municipal s’intéresse à sa reconstruction, soit 12 ans avant les travaux effectifs ! L’édifice sera alors orienté différent : le clocher qui servait d’entrée dans le monument finira alors collé contre le chœur. Seule la base de ce dernier fut conservé, avec notamment l’ancien porche qui demeure encore aujourd’hui. Sa disposition historique de clocher mur sera revue avec la construction d’une nouvelle tour carré coiffée d’un lanternon dans l’esprit des églises de la région. A l’intérieur de l’édifice, une sobriété est aujourd’hui bien présente. Jusqu’aux années 1970, c’était un majestueux retable néoclassique entouré de stalles ouvragées qui accueillaient le fidèle ! Malheureusement, le Concile Vatican II eut raison de cette décoration sans doute jugée « ostentatoire » par les ouailles de l’époque. Les retables latéraux, dédiés à la Vierge et saint Joseph, ont eux aussi disparu.

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En 1805, deux cloches sont coulées par Jean-Baptiste Pitton de Carouge. Destinées à garnir les deux fenêtres du clocher mur, elles pèsent trois et cinq quintaux de Genève (soit environ 165 et 275 kilos). Outre les parrains et marraines respectifs, elles arboraient aussi les noms des autorités : le maire Antoine Puget et le curé Claude Dromp. Ces deux cloches seront ensuite transférées dans le nouveau clocher, cette fois ci dissimulées derrière les abat-sons. En 1950, la sonnerie Pitton est remplacée par une sonnerie Paccard flambant neuve et beaucoup plus imposante ! La plus grosse cloche dépasse la tonne et la plus petite est légèrement plus lourde que la grande cloche Pitton ! Sur la grosse cloche, nommée Jeanne d’Arc, se trouvent l’intégralité du conseil municipal de Feigères. Se trouvent aussi les noms du pape, de l’évêque et du curé de l’époque. Elle est dédiée aux saintes Jeanne d’Arc et Jeanne de France. La cloche moyenne, nommée Françoise-Chantal, est à la gloire de saint François de Sales et de Notre Dame de la Salette. La plus petite cloche, enfin, Marie Thérèse, prie pour les saintes Thérèse et Maria Goretti. Chaque cloche porte une maxime : la grande invite ses ouailles à entendre son appel tandis que la moyenne chante les louanges du Seigneur et de Notre Dame. La plus petite, enfin, rappelle aux fidèles le commandement du Seigneur « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Nom Diamètre (cm) Masse (kg)

Note

1

Jeanne d’Arc 120,2 ~1’150 Mi 3
2 Françoise Chantal 101  ~620

Sol 3

3

Marie Thérèse 80 ~325 Si 3

Fonderie Paccard – 1950

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Mes remerciements à :
M. Gérard Messerli, sacristain, pour l’ouverture du clocher et les sonneries spéciales.
M. Michel Brand, ancien élu d’Archamps, pour l’organisation du rendez-vous.

Sources & Liens :
Feigères, Abel Jacquet, 1941
Relevé d’Auguste Cahorn, 1888 – Archives diocésaines d’Annecy
Relevé personnel
Fonds privés
La Salévienne