L’église de Notre-Dame de Bellecombe est un monument curieux. Agrandie entre 1876 et 1886, ses éléments architecturaux ont été conservés. Cette petite église de village à la silhouette si singulière reprend les formes de sa prédécesseur du XIVe siècle.
Consacrée en 1881, l’église de la Moussière fait face à l’autre église de Saint Jean D’Aulps, au Plan d’Avoz. Cette église est bâtie dans un style néo-gothique avec les pierres de l’ancienne Abbaye d’Aulps. Restaurée par les habitants du hameau, c’est aujourd’hui eux qui en ont la propriété. En plus des offices, de nombreux concerts y sont organisés lors de la période estivale.
Cloche 1 « Hippolyte Eulalie » : Les Fils de G. Paccard, 1915 – 141cm – 1’800 kilos – Do Dièse 3
Cloche 2 « Françoise Adelaide » : Les fils de G. Paccard, 1915 – 84cm – 350 kilos – La Dièse 3
Cloche 3 « Marie Andrée » : Les Fils de G. Paccard, 1915 – 68,7cm – 250 kilos – Do Dièse 4
Merci à messieurs Jean-Michel Wach et Jean-Marie Premat, ainsi qu’au sacristain présent, pour la montée au clocher, les volées spéciales, et leur gentillesse!
L’église de Montriond est bâtie dans l’art baroque. Cet édifice remonte tout de même au XVIe siècle. En 1535, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Grâce, St Barbe, St Roch et Ste Atanasie est édifiée au même emplacement. En 1723, cette chapelle est prolongée et devient église. Le chœur est réemployé dans le lieu de culte actuel. Au lendemain du Concordat, en 1802, la flèche est détruite pour laisser place au clocher porche actuel, dans le but d’ajouter une tribune et d’agrandir le sanctuaire. La tour-clocher est rehaussée en 1816, et le bulbe ajouté en 1818. Ce n’est pas un bulbe traditionnel, comme son voisin de Morzine: il représente la couronne des Ducs de Savoie, ce qui le rend unique en France. Le clocher sera restauré en 1872 puis en 1969. Parmi le mobilier remarquable de l’édifice, on peut citer les retables baroques et surtout la statue de Notre-Dame de Grâce, datée du XIVe siècle. Volée en 1970, elle est retrouvée en 2007 en Belgique et ramenée à Montriond.
Le clocher abrite quatre cloches. Il est possible de les entendre à toute volée lors des funérailles, car la tradition savoyarde est de réserver la grande volée pour les cérémonies funèbres. Nous apprenons qu’en 1746, la grande cloche, qui pesait entre 800 et 900 kilos, est refondue par Jean-Claude Livremont, fils de maître Charles, bourgeois d’Evian et de Pontarlier. En 1787, le clocher était doté de trois cloches. Si deux d’entre elles furent cassées en 1794, il semble que seule la grosse cloche n’ait pas bougé. En effet, nous apprenons qu’en 1801, une seule cloche sonnait pour une sépulture. C’est ce jour qu’un son de cloche se fit à nouveau entendre, sonnant le glas de la période révolutionnaire. En 1816, les villageois se procurent 4 cloches fabriquées par Antoine Paccard et son fils, installés à Quintal. La plus grande, « Marie », pesait 1’900 kilos et sonnait le Do (Ut grave). La deuxième, « Saint François de Sales », pesait environ une tonne et sonnait le Mi. La troisième, « Saint Joseph », pesait 550 kilos et sonnait le Sol. Enfin, la plus petite, « Sainte Marie », pesait un peu plus de 200 kilos et sonnait le Do aigu (Ut aigu, dixit les archives).1881, les quatre cloches sont renvoyées au creuset d’Annecy le Vieux. Elle reviendront quelques jours avant la bénédiction, le 12 mai 1881, mais plus petites. Pour exemple, la grosse cloche, qui pesait près de deux tonnes, a perdu environ 600 kilos. 15 prêtres étaient présents pour bénir les nouvelles cloches. Le curé Floret offrit 24 litres de vin blanc aux vaillants ouvriers qui ont descendu les cloches, et 30 litres à ceux qui les ont remontées, de même qu’un repas chez Antoine Lanvers et Hyacinthe Lavanchy.
Vue générale, au premier plan, la cloche numéro 3.
Mes remerciements à M. Claude Bergoend, conseiller municipal, pour son aimable autorisation. Mention à MM. Jean-Marie Premat & Jean-Michel Wach, passionnés d’histoire pour leurs intéressantes anecdotes. Enfin, remerciements à Mike « Quasimodo« , Philippe « Ashitaka13400 » et Jean-Marcel pour leur collaboration et les moments d’amitié.
La commune d’Habère-Poche voit le jour à l’époque de la Révolution Française. Ce village, installé au fond de la Vallée Verte creusée par la Menoge a été pourvu d’une église consacrée en 1840 seulement. En effet, c’est à cette date qu’Habère-Poche sest séparé définitivement d’Habère-Lullin, car les paroisses étaient encore liées et dépendantes jusqu’à la Révolution à la grande abbaye de Saint Jean d’Aulps. L’église, dédiée à Saint François de Sales, est bâtie dans un style néoclassique. Le clocher, adossé au chœur, culmine aux alentours de quarante mètres. Un orgue est installé dans le chœur de l’église. Il est composé de deux claviers, d’un pédalier et de treize jeux.
Cloche 1 « St François de Sales » : Frères Paccard, 1842 – 1’900 kg – Do3 +6 Cloche 2 « Vierge Marie » : Frères Paccard, 1845 – 1’050 kg – Mi3 +1 Cloche 3 « Immaculée Conception » : Frères Paccard, 1856 – 535 kg – Sol Dièse 3 -2
La plus grande et la plus ancienne posent côte à côte.
Un grand merci à M. Le Maire pour son aimable autorisation ainsi qu’à Edwin G.-P. pour sa disponibilité. Remerciements également à Mme Ducrot et à M. Place, sacristains, pour leur aimable accord.
Toujours occupée, l’Abbaye de Saint-Maurice fête ses 1’500 ans. Il y a moins de deux millénaires, Saint Maurice et ses compagnons sont sépulturés en ces lieux. Peu avant la fondation de cette puissante abbaye, l’Evêque de Sion Saint Théodule dépose les reliques du saint au pied de cette falaise. Le 22 septembre 515, un ordre religieux y est implanté. L’abbatiale, reconstruite au gré des éboulements, reçoit pèlerins et chanoines à chaque office. La fête de la Saint Maurice accueille paroissiens de tout horizons. Le président de la Confédération Helvétique prononce un discours au terme de la procession clôturant la grande messe.
Charmant bourg que celui de Lutry, au bord du lac, encerclé par les vignes et le Lac. Si le bourg, avec ses 1’500 habitants, est moyenâgeux, la partie « haute », forte de 7’500 âmes, est récente. Le temple réformé était, autrefois, un prieuré clunisien. PLUS SUR LES CLOCHES
Mes remerciements a Messieurs Perret et Guillard, pour la visite de Lutry, Monsieur le Syndic (le maire) pour l’accueil, et particulièrement Monsieur Bastian pour la belle conférence sur la migration des Savoyards en pays Lavaux. Superbe journée.
Construite entre 1852 et 1893, sur les plans de Léon Vaudoyer, la cathédrale de Marseille déploie, comme sa sœur [Notre Dame de la Garde] un style néo-romano-byzantin. Bien qu’en façade, on admire 2 tours identiques, une grande coupole haute de 70m attire le regard. A côté de ce nouvel édifice, nous pouvons encore contempler les restes de la cathédrale »mineure » détruite par un incendie début XIXème. Elle abrite en crypte les tombeaux des évêques (dont 1 Savoyard) et en particulier celui de Mgr. De Mazenod.
Autrefois rattachée à Saint Jean d’Aulps, la paroisse de Morzine surprenait par son autonomie grâce à son appartenance à la Confrérie du Saint Esprit. La première chapelle est édifiée en 1498, et un curé s’y installe quatre ans plus tard. La paroisse ne peut s’émanciper qu’après le passage de Saint François de Sales, qui constate la grande distance à parcourir pour se rendre à St Jean d’Aulps. En 1690, la chapelle, devenue trop petite, est remplacée par une église sous le vocable de Ste Marie Madeleine. Lors de travaux en 1734, elle devient une des premières églises à recevoir un toit en ardoise. Une ardoisière se trouvait justement sur le territoire paroissial. Le clocher est ajouté en 1749. Il est aujourd’hui flanqué d’une nouvelle église bâtie entre 1803 et 1805.
En 1804, trois cloches, généreusement financées par deux paroissiens, sont fondues pour la nouvelle église. Quelques années après, ces villageois n’ayant toujours pas été remboursés, cassent les cloches pour en revendre le bronze. En 1816, Jean-Baptiste Pitton, maître fondeur à Carouge, coule 5 nouvelles cloches sur la place publique. Fêlée, la cloche numéro 4 est refondue à Annecy le Vieux en 1939
C’est entre la cathédrale et le lac que s’élève le temple de la Madeleine. Une multitudes d’édifices religieux se sont élevés, les uns après les autres, sur ce même emplacement. L’actuel bâtiment date du XVe siècle. Il a été entièrement restauré au XVIIe siècle. Depuis plus de 50 ans, il est occupé par la paroisse suisse allemande
Placée sous le patronage de Saint François de Sales, évêque de Genève, l’église de Chêne-Bourg a été bâtie au début du XXe siècle et s’inspire des édifices romains, tout en y intégrant l’art moderne. Son orgue et sa tour-clocher datent tout deux de 1930.
Cloche 1 : Les fils de G. Paccard ,19.. – 1’050 kilos – Mi 3
Cloche 2 : Dreffet fils ,1808 (ou) 1824 – 850 kilos – Fa Dièse 3